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BERNIE

Albert Dupontel / France / 1996 / 1h30
Quand il quitte l’orphelinat, Bernie Noël est âgé de trente ans. Il n’a qu’un seul but : connaître ses origines. Commence alors un parcours semé d’embûches pour ce garçon névrosé et déconnecté du monde réel qui va semer le désordre partout où il passera.

Une comédie noire rapidement devenue culte.

Bernie, par Jonathan Deladerriere

Sorti sur les écrans français le 27 novembre 1996, l’ovni d’Albert Dupontel devient instantanément culte.

Mélange de genre, le premier film de cet amoureux du cinéma brasse toutes les influences et les délires de ce dernier.
Celui qui brûlait il y a peu les planches des théâtres par ces one man shows satiriques et à l’humour ravageur passe donc à la réalisation pour le plus grand plaisir de toute une génération qui reconnaît et aime dans ce film son côté décalé et inclassable.

L’histoire folle d’un enfant, peu épargné par l’existence, retrouvé dans une poubelle et qui décide un beau jour de s’en aller découvrir le monde à la recherche de ses parents.

A la fois tendre et totalement barré, émouvant et incroyablement drôle, Bernie cite a la fois les Monthy Pythons, Tex Avery ou Charlie Chaplin dans un déluge de situations improbables, grotesques mais ô combien hilarantes !

Difficile de résumer l’univers de Bernie tant le long métrage est un film à vivre, à rêver, à aimer.

La dualité de son (ses) personnage(s), l’univers unique que développera encore Dupontel dans ses longs métrages suivants (notamment le récent Le Vilain) font que Bernie provoque encore à quiconque se rappelant de l’expérience un rictus complice et un souvenir de franche poilade.

Véritable catharsis, on se prend à rire devant les humiliations, la violence de certains coups portés (la scène du fer à repasser !), ou les citations cultes qui font encore écho dans certains cerveaux contaminés par cette folie douce amère.

Succès populaire et critique, si l’on excepte nos amis journalistes bien pensants, ce personnage décalé pour qui l’on se prend d’affection, mélange du Benoît Poelvoorde de C’est Arrivé Près De Chez Vous et de grands personnages ayant fait les beaux jours du burlesque, nous fait, et c’est bien là l’essentiel, passer un très bon moment.

Même si le film n’est pas exempt de défauts, on préférera se souvenir d’un rythme effréné qui ne laisse pas le temps de reprendre son souffle, de ce coté provocateur qui bouillonne à chaque nouvelle réplique, ou d’un magnifique dernier morceau de Noir Desir.

Foin de longs discours, Dupontel à la fois scénariste, réalisateur et acteur nous emmène dans un trip sous acide totalement envoûtant et beaucoup plus complexe qu’il n’y parait.
Nommé aux césars ( !?), Bernie est à voir et à revoir pour ses différents niveaux de lectures : odyssée hilarante, succession de cascades et de gags, plongée au cœur d’une psyché malade ou éternelle recherche de l’amour, on remerciera simplement le réalisateur multi facettes pour cette bouffée de gaz hilarant dont les mots d’auteur aujourd’hui encore restent indélébiles : « Je m’appelle Bernie Noël, j’ai 29 ans, bientôt 32 ».

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