1 commentaire

JUSQU’EN ENFER

Un film de Sam Raimi.
Avec Alison Lohman, Justin Long, Jessica Lucas, Dileep Rao, Lorna Raver, David
Paymer, Adriana Barraza, Fernanda Romero, Reggie Lee, Alex Veadov, Bojana Novakovic,
Bill E. Roger.
Durée : 1h39

Christine Brown est une gentille fille de la campagne, qui a réussi à la ville.
Elle file le parfait amour avec son petit ami Clay, un jeune professeur d’université, et
elle occupe un emploi intéressant dans une banque. Tout va donc pour le mieux,
jusqu’au jour où l’une de ses clientes, une vieille tsigane répondant au nom de
Madame Ganush, vient lui demander une extension de prêt.

Décidée à montrer à son patron qu’elle sait prendre des décisions difficiles et qu’elle mérite
donc un poste à responsabilités, Christine, malgré les supplications d’une Madame Ganush
agenouillée et au bord des larmes, ne se laisse pas attendrir et répond à la vieille dame par la
négative.

Humiliée, cette dernière profère une malédiction qui va transformer la vie de Christine en un
véritable enfer…

Sam Raimi revient à ses premières amours et force est de constater que c’est toujours aussi bon !

Après les blockbusters mondiaux Spider Man 1, 2 et 3, le réalisateur amoureux du cinéma de
genre s’offre une pause ou plutôt, un petit plaisir en retournant à ses premiers amours, à savoir
le cinéma horrifico-comique.

Le réalisateur des mythiques Evil Dead désirait, comme il le confesse, revenir à plus de simplicité
avant de se replonger corps et âmes dans le titanesque et encore mystérieux Spiderman
4.

Doté d’un modeste budget de 20 millions de dollars, Raimi ne se cache pas d’un vibrant, ou plutôt
tonitruant hommage au non moins célèbre « Rendez-Vous Avec La Peur » de Jacques Tourneur.

Dans son film, Raimi entremêle les genres tel un chef d’orchestre, nous causant tantôt une frousse
bleue consentie (en effet, comme à l’époque bénie des drive-in et autres cinémas de quartiers, on sait
que l’on va sursauter ou que le fantôme va surgir à cet instant précis, et pourtant ça fonctionne),
tantôt un fou rire communicatif.

Vous regarderez votre voisin si vous ne me croyez pas ! On oscille donc entre crise de rire, frissons,
excitation, tout comme le film vacille tel un funambule qui ne chutera jamais, entre hommages aux
grands classiques de la Universal et autres Hammer, scènes d’affrontements absolument inoubliables,
mise en place millimétrée du suspense, ou scène de franche poilade.

Raimi est sans nul doute un orfèvre en la matière. D’aucuns le taxent de laxisme ou de facilité,
je préfère le considérer comme un geek qui a réussi, un amoureux du cinéma de genre qui
sait frapper là où il faut et avec la manière.

Malgré son cachet « à l’ancienne », le réalisateur d’Un Plan Simple, hurle une nouvelle fois
son amour pour ses personnages, pour le mélange des genres, pour un cinéma jouissif.

Bien qu’on puisse ne pas adhérer au cachet pseudo réaliste : « fait divers authentique », à un
rythme parfois inégal, des personnages caricaturaux ou une réalisation récitant tous les poncifs
du genre, on ne peut en revanche qu’être fascinés par tant de justesse dans l’interprétation des
personnages, par une photo magistrale, des effets spéciaux du maître Nicotero une nouvelles fois
impeccables ou encore la bande-originale signée Cristopher Young, tout bonnement indispensable
(quel crève-coeur que de se dire que celle-ci ne sortira pas) !

En bref, plaisir coupable ou pas, on ne peut de toute façon, en ces temps de crise économique,
résister à un bon vieux crachat à la tête des banquiers !

Allez Sam, Drag Me To Hell !

Publicités

Un commentaire sur “JUSQU’EN ENFER

  1. Très bon article à propos d’un très bon film.

    Même si l’intrigue de ce dernier peut être considérée comme prévisible concernant les vingt dernières minutes, le rendu final n’en reste pas moins excellent.

    Le savais-tu ? Le terme « Lamia » est erroné. Lamia désigne en effet une reine de Libye qui fendait le ventre des femmes enceintes pour dévorer leurs enfants. Elle a donné son nom aux « Lamies », qui, à tort, sont justement nommés Lamia. Cela désigne des démons avec aux pieds des têtes de dragon. Ces démons étaient justement des charognards se nourrissant des morts pour n’en laisser que les os. Leur sifflement était celui d’un serpent d’ailleurs.
    Ce mythe a été repris par les tribus migrantes de Lybie pour évoluer ver le Lamia présenté dans le film, à savoir celui à tête de chèvre et à corps de serpent (ou inversement selon les légendes).

    Enfin bref, pour en revenir au sujet, très joli coup de plume sur un sujet passionnant 😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :