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TERMINATOR RENAISSANCE


Un film de McG
Avec Christian Bale, Sam Worthington, Michael Ironside, Anton Yelchin, Bryce Dallas
Howard, Moon Bloodgood, Common, Jadagrace, Roland Kickinger, Helena Bonham
Carter, Chris Ashworth, Chris Browning, Jane Alexander.
Durée : 1h48

En 2018, la Terre est devenue un monde post-apocalyptique où la race humaine a
presque été entièrement exterminée par le super-ordinateur Skynet, à la tête de l’armée
des Terminators. John Connor, leader de la résistance, essaie de gérer celle-ci sur
l’ensemble du globe quand le mystérieux Marcus fait son apparition.

Ne sachant ce qu’il fait là, son dernier souvenir est d’avoir été dans le couloir de la mort et John doit
alors déterminer s’il a été envoyé du futur ou bien s’il a été sauvé du passé.

Cependant, alors que l’assaut final contre les hommes se prépare, John et Marcus sont entraînés
dans une odyssée qui les mènera jusqu’au coeur des machinations de Skynet, où ils
découvriront le terrible secret derrière l’annihilation de l’humanité…

Mythologie complexe et passionnante instaurée en 1984 par le mégalomaniaque mais
ô combien talentueux James Cameron, celle-ci est enfin de retour sur nos écrans pour
peut-être enfin combler les attentes désespérément piétinées par le troisième opus…

Il convient tout d’abord de recentrer « l’intérêt » du film et ses ambitions. Celui-ci ne
cherche aucunement à être une relecture de l’imaginaire collectif mais plutôt à poser
les bases d’une situation plausible, soutenant le propos imaginé par Cameron.

En cela, McG s’affranchit totalement de son prédécesseur (Terminator 3) et désintègre
instantanément celui-ci pour nous livrer enfin ces images fantasmées du futur
apocalyptique entrevu dans les films de Cameron…

Certains plans séquences sont de véritables morceaux de bravoure, démonstration
de savoir-faire hallucinante côtoyant parfois malheureusement une mise en scène
si médiocre qu’on croirait les effets spéciaux non finalisés.

Voici, à mon sens, l’une des graves erreurs de McG. Celui-ci désire
tellement s’affranchir de ses modèles, qu’une seule ambition transparaît à l’écran :
éblouir les spectateurs de sa mise en scène par des plans-séquences bien inutiles, ou
des scènes de poursuites bien trop longues.

Le film de McG, et c’est en cela qu’il est difficile d’en dire du mal, transpire l’honnêteté
mais le réalisateur ne doit pas en oublier ses bases pour autant.

Lorsque Scorsese ou Kubrick font montre de maestria, cela n’a
qu’un but : illustrer le propos ou plonger le spectateur dans un certain état psychologique.
Et c’est là toute la différence entre un Michael Mann et un Michael Bay… Ainsi
en voulant trop en faire, le film se perd dans une suite de scènes toutes plus spectaculaires
les unes que les autres sans nous faire oublier que le propos prophétisant de
Cameron mérite un bien meilleur traitement.

Pourtant, malgré cette surenchère visuelle qui laisse sur le carreau un scénario aux
abonnés absents, Terminator Renaissance foisonne de bonnes idées.
En commençant par un casting quatre étoiles : Helena Bonham Carter,
Michael Ironside (encore une fois sous-exploité…), Christian Bale, et la révélation
de l’année Sam Worthington (qui marquera les esprits dans le projet de vie de Cameron
: Avatar, qui n’est plus qu’à quelques mois de sa sortie !). Viennent ensuite un score
de Danny Elfman qui, bien qu’un peu trop discret et pas vraiment libéré de son illustre
ancêtre, fait tout de même du très bon boulot, des clins d’oeil à foison (le T-800 posant
le pied sur les marches en acier, la musique de Guns n’ Roses, l’incroyable apparition
de Schwarzy tout bonnement bluffante) ou la découverte de l’inhumanité chez un personnage
qui l’est peutêtre plus que certains des résistants, etc…

La tache était donc plus qu’ardue pour McG au vu des deux mastodontes auxquels
elle se réfère. Si celui-ci ne transforme pas l’essai, entièrement faute à un manque de
confiance qui le pousse à trop de grandiloquence, ou à un scénario bien trop quelconque,
il parvient tout de même à nous mettre en appétit à l’instar d’un Batman Begins
qui, bien qu’imparfait, était une belle introduction au chef-d’oeuvre de Christopher
Nolan.

Souhaitons à McG autant de réussite pour ce qui s’annonce comme la trilogie la
plus attendue depuis le Seigneur des Anneaux.
Critique humblement dédiées à Stan Winston.

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Un commentaire sur “TERMINATOR RENAISSANCE

  1. Un film ma fois pas trop mal qui, comme tu le dis, nous décalque les yeux avec une série d’effets spéciaux plutôt hallucinants.
    Néanmoins, le scénario est en effet un peu trop linéaire et l’introduction un peu trop longue du principal attrait de l’oeuvre (la notion d’humain machine) ne permet pas d’exploiter outre mesure le phénomène. Du coup, le film traine pendant sa première moitié et speed trop pour être correcte durant la seconde.

    Un chef d’oeuvre donc davantage visuel que scénaristique mais qui boucle assez bien le cycle de Cameron.

    Encore une fois, GG couz 😉

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