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Les rôles d’une vie

19 jan 2011 Par Jonathan Deladerriere


 

 

 

 

 

 

 

Les rôles d’une vie : quand la catharsis prend le dessus

Auréolés de gloire puis retournés à l’anonymat, nombre d’acteurs connurent le succès sans parvenir à se relever d’un tel engouement. Peut être cela arrivera-t-il à Daniel Radcliffe et son personnage d’Harry Potter ? Petit florilège d’interprètes sacrifiés sur l’autel d’un hôte trop encombrant…

Richard Beymer : La légende de l’ouest

Malgré des rôles pour d’aussi grands noms que Blake Edwards, Henry Hathaway ou Vittorio de Sica, Richard Beymer, né en 1938, incarne à jamais Tony, l’amoureux de Maria (Natalie Wood) dans le West side story de Robert Wise. Fils d’imprimeur installé à Hollywood, il apparaît dès 11 ans dans le téléfilm Sandy Dreams.  Puis, en dépit des 11 oscars reçus par le film, il reçoit de sévères critiques : maladroit, mièvre, peu convaincant… Il participera à certaines œuvres phares comme Le jour le plus long ou l’extraordinaire série Twin Peaks. En dépit d’interprétations de qualités, le parcours de l’acteur finit pourtant  par se dissoudre et s’échoue dans son Iowa natal, plus précisément à Fairview. Il y exposera des photographies prises sur la série Twin Peaks, et  publiera son premier roman, monument d’humilité : Qu’est-il arrivé à Richard Beymer ?, oeuvre policière en partie autobiographique qu’il tentera de vendre avec ces paroles énigmatiques : « je ne suis pas celui que vous pensez… »

Doublé par Jimmy Briant pour le chant dans le film de Robert Wise, sa grande taille et une certaine gaucherie ont, pour certains, éclipsé son charme et sa présence. De plus, les relations peu amicales qu’il entretenait avec sa partenaire ne lui permirent pas de donner la pleine mesure de son talent. Pourtant, l’homme semble lui-même assez fier de sa prestation. Au sujet du chef d’œuvre aux 10 oscars, et ravi de son interprétation, il s’exclamera, voyant le film pour la première fois : « J’étais happé par mon propre monde de rêve… ». On comprend mieux l’agacement de l’actrice…

Paul Hogan : l’ombre et la proie

« Connu » pour des apparitions dans des spots publicitaires au début des années 80, le succès de Paul Hogan était loin d’être gravé dans le marbre. Après avoir vanté les mérites de la bière Foster ou des cigarettes Winfield, il décide de financer et de co-écrire Crocodile Dundee en 1986. Le succès est planétaire. Deux ans plus tard, le chasseur du bush remet le couvert. Les spectateurs sont là, mais les critiques sont désastreuses. Les expériences Almost an Angel en 90 ou Lighting Jack en 94 seront des flops retentissants. La tentative de come-back en 2001 avec un Crocodile Dundee 3 subira le même sort.

Actuellement, Hogan est scénariste-producteur. Il s’est toutefois plus illustré pour ses tentatives d’échapper aux impôts Australiens que pour ses talents touchant au septième art…

Marié à sa partenaire dans le film qui l’a rendu célèbre, Hogan reçu même un Golden Globe pour le rôle. Ce personnage, qui marqua le destin de l’acteur, Paul Hogan l’a modelé. Auteur du scénario pour lequel il fut nominé à l’oscar, inoubliable couteau à la main, Hogan confesse la baisse de régime de sa carrière par une certaine paresse. Laissons donc la parole au célèbre visage froissé :« J’aime faire partie de l’industrie du divertissement mais j’avoue être plus paresseux que n’importe qui dans celle-ci.(…) Quand j’ai fait Crocodile Dundee, cela a tellement bien marché que les gens pensaient que je jouais mon propre rôle… J’ai décidé de garder mon propre rythme, la vie était devenu facile, c’est pourquoi je n’ai fait que 5 films en 10 ans. » Un regard plein de lucidité d’un acteur qui a décidé de ne pas trop se dévoiler.

Bruce Campbell : Ash à la main

Catalogué acteur de série B à vie, ami depuis le secondaire avec le réalisateur  Sam Raimi, Campbell est, depuis 1981, assimilé au personnage de Ash dans l’excellent Evil Dead. Anti-héros culte, il réitère l’exploit avec les suites en 1987 et 1992. Il saura se montrer reconnaissant envers son public, avec ses nombreux projets suivants où le cinéma de genre occupe le paysage, les nombreuses conventions auxquelles il participe, ou lors de ses propres réalisations, notamment My name is Bruce. Avec cette tronche dessinée au burin, et ce brin d’arrogance et de folie, Ash reste pour tous LE botteur de culs par excellence.

Devenu icône du cinéma fantastique grâce à son pote d’enfance avec qui il bricolait des films en super 8,  adulé par des hordes de fans, Campbell cachetonne depuis ce rôle mythique et bouffe à tous les râteliers.  Ecrivain, réalisateur, acteur de série Z, caméos  à répétitions, la vie du grand Bruce ressemble à une suite d’hommages à son personnage de Ash. Maniac Cop, Fargo, X-Files, Spider-Man, le CV pourrait être impressionnant si ses apparitions dans de grosses productions ne se limitaient à un clin d’oeil de quelques secondes. Victime d’un personnage emblématique de la pop culture, Campbell semble voué aux sempiternelles références, et ce, malgré de multiples facettes.

Lassé que l’on ne parle que de son rôle de zigouilleur de morts-vivants, Campbell déclare au sujet d’un reboot de la franchise : « Je pense que nous allons faire un remake.  Mais ce sera une toute nouvelle histoire. Il n’y aura pas Ash. Cela traitera du nécronomicon, de son influence sur un nouveau groupe, dans une situation différente. » On sent que de l’autre coté de l’écran, le trip n’est pas toujours de mise.

Anthony Perkins : Ne te retourne pas

Le désistement de dernière minute de Dean Stockwell obligea Hitchcock à jeter dans l’arène, en 1960, l’inexpérimenté Anthony Perkins pour ce qui serait son premier et ultime grand rôle. Celui de Norman Bates dans Psychose. Récemment nominé aux oscars pour son interprétation dans Pretty Persuasion (1956), Perkins est talentueux. Peut être même le plus talentueux de cette liste. Tellement qu’après ça, les directeurs de casting ne purent le considérer autrement. Forcé à s’exiler en Europe pour y trouver du travail, il revint par intermittence à Bates et réalisa même en 1986 Psychose 3.

Marchant sur les traces d’un père lui aussi comédien (vu par exemple dans le Scarface d’Howard Hawks), et disparu lorsqu’il avait 5 ans, Perkins semble destiné à un brillant avenir. Après un bilan théâtral mitigé, il partage l’affiche avec Fred Astaire, Ava Gardner ou Gary Cooper. Quand, malgré un budget limité, Sir Alfred lui offre le rôle de sa vie, le destin de Perkins bascule. Ensuite, il ne joue que de petits rôles pour autant de grands réalisateurs (Chabrol, Huston, Lumet) qui ne parviennent pourtant pas à lui arracher cette étiquette. Emporté par le sida en 1992, la carrière de l’acteur ressemble à un immense gâchis. Le schizophrène le plus célèbre de l’histoire dira pourtant: « J’ai de l’affection pour Norman (…) Je préfère que les gens m’identifient par rapport à un rôle plutôt que de n’être qu’un visage sur un écran (…) Mon personnage évolue au fil des films (…), sa vie est une tragédie et on ne peut le guérir. La seule façon de l’aider serait de le tuer. » Un acteur assez intelligent pour reconnaître qu’il vaut parfois mieux être reconnu pour un grand rôle, qu’être un éternel second couteau !

Macauley Culkin : Kevin !

Catapulté star en 1992 à la sortie de Maman, j’ai raté l’avion, le destin de l’enfant roi d’Hollywood, ami de Michael Jackson, s’est vite assombri malgré une suite populaire au titre ultra original : Maman, j’ai encore raté l’avion. L’alcoolisme adolescent et la dépression auront raison, à l’instar d’Edward Furlong, de la carrière du bankable garnement. Une tentative de retour raté en 2003 avec Party Monster gravera définitivement le minois de Culkin sur le nom de Kevin McCallister, cauchemar inventif des cambrioleurs.

Le jeune prodige déclarait il y a peu : « Les gens continuent de me reconnaître dans la rue. Ils me disent soit : « Ou étiez vous ? » soit « Vous avez grandi ! »(…) Je n’ai pas besoin de l’attention des médias pour me sentir heureux ». Après une émancipation prononcée la faute à des parents avides, d’une consommation de drogues et d’anti-dépresseurs importante, son union avec l’actrice Mila Kunis semble avoir apaisé le comédien. On souhaite forcément aux autres têtes blondes de vivre leur évincement avec autant de recul. Ou d’hypocrisie…

Mark Hamill : Je serai son fils…

Quasi inconnu lorsque Georges Lucas le repère, Mark  Hamill doit représenter l’intelligence et l’intempérance du héros Luke Skywalker, fils de Dark Vador (oh merde le spoil !) pour La Guerre des étoiles. 1977 sera donc l’année de la consécration internationale pour Hamill qui, malgré ses deux reprises du rôle dans l’épisode V et VI, ne put jamais s’affranchir de son personnage. Suite à un accident survenu avant le tournage de L’Empire contre attaque, Hamill se blesse au visage. Victime d’une paralysie faciale, celle-ci laissera certaines cicatrices plus ou moins visibles…

Il tourna par la suite dans de minuscules productions oscillant entre le nanar insipide comme Mutronics, La Chute des aigles ou le passable comme Body bags. Après quelques participations pour le jeu vidéo, il s’est naturellement tourné vers le théâtre et erre de conventions en festivals pour qu’on lui répète sans cesse que sa vie se résume, pour la planète entière, à six minuscules heures cinématographiques.

Élevé entre le Japon et la Californie, Hamill étudie l’art dramatique et obtient quelques apparitions à la télévision. Lucas ne voulant que des acteurs inconnus pour incarner ses héros, il choisit le jeune Hamill, 25 ans, pour désormais passer à la postérité en tant que Luke Skywalker. Sa carrière sur grand écran bridé, Hamill se consacre au théâtre et au doublage de jeux vidéo. Il est aujourd’hui l’une des voix les plus recherchées et a récemment incarné le Joker dans l’excellent Batman Arkham Asylum.

Revenant sur l’aventure, celui-ci déclare : « j’ai adoré chaque minute de cette expérience mais c’est fini. De mon point de vue, c’est fini ». Hamill, au-delà de ses problèmes personnels, semble avoir mieux vécu l’après Star Wars qu’il ne semblait de prime abord. Réussir à faire son deuil, se réinventer, explorer de nouveaux horizons tout en restant, aux yeux du monde, un jeune Jedi en devenir… Un homme qui semble s’être réalisé après avoir frôlé le coté obscur.

Linda Blair : L’exorcisme manqué.

A la sortie du chef d’œuvre de William Fridekin L’Exorciste en 1974, Linda Blair n’a que quatorze ans. Nominée aux oscars pour son inoubliable interprétation de Regan, jeune fille possédée par le malin lui-même, la partition de l’actrice, plus de 30 ans après, continue à toujours autant foutre les jetons. Arrêtée pour possession de cocaïne l’année de la sortie de L’Exorciste 2, ces accusations auront raison de sa carrière. Peinant à retrouver des rôles de qualité, elle enchaîne les DTV et apparaît même topless en 1983 dans Les anges du mal (Chained heat). Elle achève sa piteuse aventure cinématographique avec une apparition clin d’œil dans la version parodique de L’Exorciste pour le récemment disparu Leslie Nielsen.

22 janvier 1959, dans le Missouri. C’est à cette date que naît celle qui terrorisera une génération entière de spectateurs 14 ans plus tard. Choisi parmi plus de 600 candidates pour tourner aux cotés de pointures comme Ellen Burstyn ou Max Von Sydow, la jeune Linda parcourt les plateaux depuis ses 5 ans. Ce rôle pourtant, la jeune actrice ne semble pas assez forte pour le supporter. Elle recevra de nombreuses menaces de mort et la police emménagera chez elle plus de 6 mois durant. Elle déclarera à propos de son expérience : « Je voulais jouer une princesse. Je voulais jouer dans les films Disney. Je voulais jouer dans Lassie. Je ne voulais pas jouer un monstre ».  Pour la suite du classique de l’épouvante et après avoir refusé le scénario, Linda Blair confesse : « Après cinq réécritures, ce n’était plus du tout la même chose. C’est l’une des plus grandes déceptions de ma carrière ». Un triste épilogue pour une jeune surdoué de la comédie totalement inoubliable.

Tom Hulce : l’unique partition

L’acteur serait-il comme son personnage, c’est à dire hors norme, immature et dépassé par son talent ? Concurrent de Salieri, compositeur oublié (pourtant professeur de Beethoven, Liszt, Schubert…et possible assassin du prodige viennois), incarné par le non moins excellent F Murray Abraham, Wolfgang Amadeus Mozart, interprété ici à la perfection (du moins on l‘imagine) est un personnage complexe et rarissime dans une carrière.

Auréolé d’un succès critique planétaire, lauréat de huit oscars, Amadeus, le chef d’œuvre de grandiloquence de Milos Forman laisse pantois d’admiration et dispute le génie et le dépassement d’un simple biopic, au Casanova de Fellini. Inconnu lors de son audition, l’acteur se laisse littéralement bouffer par le rôle et lui adjoint un rire inimitable. F Murray Abraham à qui Hulce donne la réplique recevra l’Oscar du meilleur acteur, sonnant peut être, le glas de la carrière du jeune prodige.

Né le 6 decembre 1953, le jeune Hulce ne rêve que de chanson. Son changement de timbre à l’adolescence le fera bifurquer vers la comédie. Débutant au théâtre puis à la télévision sans trop de succès, l’apogée de sa carrière arrive lorsqu’il est préféré à David Bowie et Mikhail Baryshnikov pour incarner Amadeus. Malheureusement, il restera dans l’ombre de son personnage, puisque malgré plusieurs nominations, deux Golden Gobes et un Emmy, il se contentera de quelques apparitions au théâtre ou au cinéma et au doublage de dessins animés. Il est aujourd’hui un producteur de théâtre à succès, notamment à Broadway, et se définit comme « un acteur ouvertement gay qui a pourtant arrêté de tourner il y a 10 ans ». Il n’est pas marié et n’a pas d’enfants. Une reconversion professionnelle au diapason.

Johnny Weissmuller : une plongée vers les abîmes

Acteur austro-hongrois naturalisé Américain, Péter János Weissmüller falsifie des documents d’identité pour pouvoir participer aux Jeux Olympiques. Champion de natation, titulaire de 5 médailles olympiques, Weissmuller est le premier nageur à passer sous la barre de la minute au 100 mètres nage libre en 1922. Jusqu’à sa retraite sportive, celui-ci ne perdra jamais une course ! Dès 1929, il intéresse les studios et interprétera Tarzan, d’après le héros d’Edgar Rice Burroughs, dans une douzaine de longs métrages. Il réitéra cette particularité en incarnant le personnage Jungle Jim dans 13 téléfilms. Pour tous il reste Tarzan, l’homme singe, accompagné de son fidèle singe Cheetah dès le second métrage.

L’homme qui nageait le crawl la tête hors de l’eau, et dont le célèbre cri n’est autre que le mariage de celui de plusieurs animaux, incarnera donc durant près de 20 ans l’homme singe. Il semble pourtant que la magnifique Maureen O’Sullivan, décédée en 1998 ne succombait guère à ses charmes (Cheetah sentait, d’après la belle, meilleur que notre sauveur), et ne lui permit non plus de couler des jours heureux. Malgré une fortune convenable, Weissmuller se ruina en pensions alimentaires versées à ses ex-épouses et finit même, au crépuscule de sa vie, par vendre des piscines !

Leonard Nimoy : Une gueule pour l’éternité

Leonard Nimoy est l’acteur américain qui a joué le rôle légendaire de M. Spock dans la série originale Star Trek. Il tourna également dans le six premiers films et double son personnage dans la série animé. Il fit enfin une apparition dans la version récente de J J Abrams. De parents immigrés ukrainiens, Nimoy traîne ses guêtres sur les bancs des écoles de théâtres de Boston. Il part à l’adolescence vers l’eldorado californien et apparaît dans des séries B telle que Zombies of the Stratosphere. Après une courte carrière militaire dans l’US Navy, Nimoy tourne dans de prestigieuses séries comme Perry Mason, General Hospital ou La quatrième dimension. Il décroche en 1966 le rôle du célèbre officier et gagne le respect de millions de fans. A l’arrêt de la série en 1969, Nimoy décroche un rôle récurrent dans la série Mission impossible et trouve également sur son chemin le lieutenant Columbo. Malgré une fin de carrière plus prestigieuse que les autres nominés de ce dossier, il revient régulièrement à celui-ci pour une apparition en guest-star, un doublage ou une convention. Il publiera également un ouvrage intitulé Je ne suis pas Spock.

Né le 26 mars 1931 à Boston dans le Massachusetts, l’acteur-réalisateur-chanteur-photographe, est, et restera dans les mémoires le seul survivant du premier pilote de Star Trek, The Cage : Spock. Le rôle au départ attribué à un Martin Landau alors indisponible, est donc attribué à un acteur devant être grand et mince, et jouant avec une froide logique. Doubleur lui aussi pour le jeu vidéo, réalisateur de plusieurs épisodes de séries et de films de la célèbre franchise, scénariste… La palette de talents de l’homme semble exponentielle.

Pourtant, il semble que l’acteur, malgré ses déclarations, soit plus attaché au scientifique mi homme mi vulcain qu’il n’y parait. Ainsi, malgré le succès commercial du film de Wise il se déclare : « déçu des conditions de tournage et de la qualité du film ». Il y reviendra pourtant pour le second opus quand le nouveau réalisateur lui proposera de tuer définitivement le personnage ! Regrettant sa décision, il ressuscite Spock dans le troisième opus qu’il réalisera. Un disque avec le capitaine Kirk plus tard (!), Nimoy vient d’annoncer sa retraite à la fin de seconde saison de Fringe. Sur son caméo pour le récent Star Trek il cite : «  Depuis douze ans je ne jouais plus, je suppose que j’étais séduisible. Mais puisque J.J.Abrams a relancé la saga Star Trek, j’ai eu le sentiment de lui devoir quelque chose. Et je suis content de l’avoir fait, parce qu’il m’avait promis une bonne histoire, et c’en était une. » Enfin il raconte au Toronto Sun quant à son retrait de la vie publique : « cela fait soixante ans que c’est mon métier. J’aime l’idée de me retirer sur une note positive (ndlr : Fringe). J’ai passé un super, super moment ». Nous aussi monsieur Nimoy, nous aussi.

Linda Hamilton : she won’t be back…

Né en 1956 à Salisbury, dans le Maryland, Linda Hamilton est célèbre pour ses interprétations de Sarah Connor dans les deux premiers Terminator, en 1984 et 1991. Divorcé de James Cameron en 1999, l’actrice n’a jamais réellement pu se relever de ce culte personnage de femme forte. Apeurée et perdue dans le premier volet, survivante déterminée aux aptitudes physiques impressionnantes dans le second, au cinéma comme à la ville, l’actrice semble posséder une volonté sans bornes. Pourtant, elle ne souhaite pas profiter de son succès et alterne les choix calamiteux (Le pic de Dante) et les téléfilms mélodramatiques larmoyants. Malgré de nombreuses nominations et récompenses pour son début de carrière, Linda Hamilton semble se concentrer davantage sur des valeurs plus simples, comme la famille, le travail ou la santé. Bipolaire médicamentée, alcoolique et ancienne droguée, divorcée deux fois, l’actrice semble aujourd’hui avoir trouvé l’apaisement grâce aux siens et à un style de vie loin des paillettes Hollywoodiennes.

Alors qu’elle rêvait plus de devenir archéologue ou pompier, la jeune Linda écume pourtant les planches dès son plus jeune age. Elle raconte ainsi ses premiers souvenirs de comédienne notamment dans l’adaptation de La belle au bois dormant : « Ma mère prit quelques faux bijoux d’un de ses costumes et fit une couronne pour moi. Je me suis trouvée. Je n’oublierai jamais la joie ressentie à cet instant (…) J’ai découvert ma passion pour jouer à ce moment-là. ». Après son diplôme, elle rejoint une troupe, puis reçoit à New York, l’enseignement de Nicholas Ray. En 1984, Cameron la choisit pour y interpréter cette serveuse au destin tragique.

En 1990, elle reprends son rôle : « J’ai travaillé avec un coach, six jours par semaine : aérobic, jogging, trampoline mais surtout du bodybuilding ». L’actrice est plus crédible que jamais. Pour cela, elle s’entraîne au maniement des armes, aux arts martiaux et à la discipline mentale avec un commando israélien ! On est loin de la belle au bois dormant…

Le film, multi oscarisé fut l’évènement de l’année au box office. L’actrice décide alors de mettre sa carrière entre parenthèse : « Si je l’avais vraiment voulu, j’aurais pu prendre des rôles similaires. Je ne le voulais pas ; après les gens ne vous reconnaissent seulement comme celui qui a gagné la célébrité avec… ». La suite de sa carrière est donc anecdotique entre téléfilms ou la participation en tant que voix off pour le quatrième volet de la saga. Elle semble toutefois être la plus épanouie aujourd’hui, appuyée et entourée par l’église et une famille qu’elle garde à distance d’Hollywood, illustrant à merveille le propos de son personnage : « Pas de destin mais ce que nous faisons ».

Bonus Dossier : Ursula Andress, le chant d’une sirène

Née en Suisse, l’actrice connaît des débuts discrets notamment à la télévision italienne. Elle passe pourtant à la postérité en un seul plan. La belle sort de l’eau en bikini blanc dans le premier James Bond dans lequel elle incarne Honey Rider. Fantasme immédiat, incarnation de la sensualité même, la jeune actrice fait de l’effet partout sur la planète. Un Golden Globe en poche, l’actrice sera pour l’éternité LA James Bond Girl par excellence. Malgré des partenaires prestigieux lui donnant la réplique : Sinatra, Elvis, Delon, Mifune, Welles, la naïade aux cheveux d’or n’est que le faire valoir de ces messieurs. La fin de son parcours oscillera entre piètres œuvres érotiques et comédie potache avec Bud Spencer ou Aldo Maccione.

Venue au monde le 19 mars 1936 à Berne, elle éclot donc aux yeux du globe dans le désormais célèbre James Bond 007 contre Dr. No. Mais malgré ce statut de sex-symbol, l’actrice alterne films d’aventures, comédies exotiques ou westerns sans grand intérêt. Elle se confond à la fin des années 80 dans de pseudo bandes érotiques totalement oubliées. Revenant sur ses années de gloire, elle confesse : « Je ne pouvais vivre de cette manière. Le studio voulait faire de moi quelqu‘un que je ne suis pas. J’ai donc décidé de me rebeller. C’est alors qu’ils m’ont mise dehors »

Compagne d’acteurs prestigieux (James Dean, Belmondo), Ursula Andress restera le fantasme absolu, cette blonde sexy sortant de l’eau et devant, forcément, clôturer ce dossier.

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