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Gérardmer 2011 (avec la participation de Simon Riaux)

Gérardmer : jour 1

À une heure que la décence ne nous permet pas de révéler, blottis au coin d’un feu crépitant, accompagnés d’un breuvage maintes fois distillé, en compagnie de ces femmes lascives que seules les montagnes peuvent engendrer, Jonathan et Simon, fidèles émissaires d’Écran Large, s’apprêtent à vous conter une bien étrange histoire…

Le Saint-Graal (synonyme communément usité dans les milieux du cinéma pour désigner une accréditation) de tout fantasticophile en poche, force est de constater que le précieux sésame mérite sa réputation. Accueillis chaleureusement par l’autochtone, qui nous transporta de bonne grâce à l’arrière d’un carrosse sans sièges, nous nous vîmes débarquer dans nos pénates. Quelques huîtres chaudes et gorgées de vin salvatrices plus tard, les choses sérieuses commencèrent. Direction la cérémonie d’ouverture, entourés de cohortes de fanatiques avertis. Une fois dans le saint des saints, une vérité s’impose, à chaque festival son président : nous n’échangerions pas De Niro contre un Argento.

« Yé déclare lé dizouitième festival dou film fant’tastique de Gérardmer ouvert. » Dario a parlé. Le maître et ses jurés se présentent sobrement, place au premier film.

Si cette édition s’est donné comme objectif d’aller crescendo, force est de constater que Devil est la meilleure ouverture possible. Le film réalisé par John Erik Dowdle et produit par le sismographique Night M. Shyamalan nous a offert 80 minutes de pure consternation. Disons que pour nous faire croire au diable, il faudra plus que les atermoiements d’un mexicain replet. En effet, difficile d’éprouver la moindre empathie pour des personnages aussi transparents que caricaturaux. Porté par un score démagogique, qui s’évertue à souligner ce que le long-métrage expose sans une once de finesse, le film ne décolle pas et se complaît dans des clichés d’un autre âge. Prenant le spectateur pour un parfait idiot, celui-ci enchaîne maladresses, paresse et failles scénaristiques.

Qu’à cela ne tienne, un repas chaud et quelques chopines plus tard, il est temps pour nous de déchausser les après-ski et de se lancer à corps perdu dans des débats cinéphiliques embrumés, teintés de vapeurs éthyliques. Le festival ne fait que commencer, et nous réserve à coup sûr encore bien des surprises.

Gérardmer : jour 2

« Tu viens demain à 9h voir Ultimate Patrol avec moi ? » Quand votre rédacteur en chef vous demande ça à 3h du matin, inutile de préciser qu’il ne s’agit en aucun cas d’une question. C’est donc la bouche en coeur, les joues roses et le foi contrarié que Simon se rendit à la dite projection. Quand un film a un titre de figurine G.I Joe, c’est toujours mauvais signe. Ce vieil adage texan ne fut pas contredit en cette première matinée de festival. Ce qui donne en mini avis un truc comme ça : « Un autiste emmène des pieds nickelés à l’hygiène douteuse se faire zigouiller par des OVNIS indiens. Et soudainement, on comprend la déroute Américaine en Afghanistan. » (Simon Riaux).  « Un prototype de film qui n’en finit pas de devenir nul au fil des minutes. L’après Blair Witch, c’est plus que dur pour Myrick ! » (Laurent Pécha).

Heureusement, les salles obscures réservaient aux courageux rédacteurs d’Écran Large de bien meilleures surprises.

Jonathan, fraîchement sorti des bras de Morphée, rejoint son collègue éploré sur les coups de 11 heures, pour la projection attendue de Dream Home. Gérardmer leur réservait là son premier morceau de choix. Face à un public rapidement conquis, le long-métrage sera la première claque espérée par tous les fans de démastiquage inventif. Réalisation chirurgicale, mise à mort graphiques et jouissives et grand-huit de sensations fortes, le film se pose en challenger de taille. Porté par une actrice habitée, le film est une pure friandise déviante de cinéphile. Comme on vous l’explique dans notre critique détaillée. Nos courageux rédacteurs, affamés de cinéma mais bien trop humains, réalisèrent que leur hôte avait omis de leur fournir le secret du confort moderne : le papier toilette. Un comble pour une demeure située Rue de la Raye… Enfilant leurs moon-boots à deux mains, ceux-ci se dirigèrent fébrilement vers la supérette la plus proche. La bienséance ne nous permet pas de vous révéler comment ils fêtèrent le succès de l’entreprise.

Revenus à temps pour assister à la projection de En Quarantaine 2 (« En Quarantaine de quoi? » Comme dirait l’inestimable Laurent P.) l’improbable duo passa un agréable moment devant un bis totalement décomplexé. Tantôt furieux, souvent bourrin, toujours fun, le film du bien nommé John Pogue assume son statut d’infectés-pas-des-zombies-parce-qu’ils-courent-plus-vite la tête haute et tous boyaux dehors.

Leurs estomacs lestés de la dense nourriture vosgienne, les yeux exorbités et les pieds congelés, Jonathan et Simon continuèrent leur sacerdoce avec la séance de Mirages, de Talal Selhami. Honnête premier film franco-marocain à la direction d’acteurs solide, l’ensemble est hélas bien trop long et souffre d’une fin bâclée. Le long-métrage souffle le chaud et le froid, alterne moments de tension, séquences de cauchemars oppressantes et rêveries insipides. Cette soirée qui aurait pu s’achever sur cette note en demi-teinte fut bouleversée par l’arrivée de Julie, chauffeuse de son état. Toute l’équipe d’Écran Large se serra à s’en faire péter les artères pour tenir dans son frêle véhicule. Inutile de vous préciser que toute l’équipe est officiellement en chasse, emmenée par celui que les géromois appellent désormais Péchâ Del Diablo.

Alors que sonnent les deux heures du matin, les deux comparses s’apprêtent à dormir du sommeil du juste. A demain pour de nouvelles aventures.

Gérardmer : jour 3
« Bon, Jonathan, demain à 9h, tu vas voir The Dead Outside, un inédit vidéo ». Même rédac-chef, même remarque que la veille… Les yeux mis clos, à peine 4 heures de sommeil plus tard, direction donc Le Paradiso pour une nouvelle journée de plaisir cinéphilique! Enfin, plaisir , tout dépend du film…

Réalisé par la britannique Kerry Anne Mullaney, le métrage post-apocalyptique qui entame cette journée ne parvient malheureusement pas à réveiller les sens. N’ayant ni les moyens de Danny Boyle pour son 28 Jours Plus Tard, ni le talent de John Hillcoat (le magnifique La Route) pour ce qui est de poser une ambiance dramatique oppressante aux enjeux universels, le film ne convainc pas et peine à illustrer un propos qui le dépasse. Enième circonvolution de scénariste en mal d’inspiration, celui-ci se contente de réciter les poncifs du genre:  attaques surprises d’infectés (5 tout au plus pour tout le métrage), rencontre de sujets sains, étalonnage grisâtre de la photo, et récit dramatique des convergentes destinées. On passe.

11 heures : Simon et Jonathan, prêts à tous les sacrifices pour les lecteurs d’Ecran Large, continuent leur périple à travers les montagnes enneigées. Direction L’Espace-Lac pour la projection de Ne Nous Jugez pas, en compétition, 1er film du mexicain Jorge Michel Grau. Doté d’un pitch que Simon qualifiera d’alléchant (après la mort de son père, un jeune adolescent marginal se doit de subvenir aux besoins du foyer, en l’occurrence : rapporter de la chair humaine!), le film ne parvient malheureusement pas totalement à maitriser son sujet. Malgré un Scope plutôt soigné et une interprétation sans faille, les nombreuses baisses de rythme et les multiples zones d’ombres scénaristiques handicapent le métrage. On se pourlèchera pourtant des mises à mort traumatisantes et du ton décalé bienvenu.

Voir un film de Noël à Gérardmer, on se dit que c’est un peu comme faire goûter un steak tartare à une prof d’éducation civique végétarienne. Sauf que Rare Exports : a christmas tale n’est pas un conte classique. En suivant le Noël bien particulier d’un jeune scandinave qui va découvrir avec effroi Santa Claus n’a rien d’un affable vieillard, et que s’il aime les enfants, c’est cuits à point. Le film étonne de bout en bout et passe avec aisance de l’humour à l’effroi. Classé hors-compétition, le métrage aurait pu légitimement bousculer les challengers, et s’est taillé une place de choix dans le coeur grelottant des festivaliers.

Revenu d’une sieste salvatrice pour l’un d’entre eux (le mystère restera entier), les deux compères se dirigent en cette fin d’après-midi glacée à la séance de l’attendu Cold Prey 3.
Bien qu’hors compétition, la «saga» possède ses aficionados et il faut jouer des après-skis pour pouvoir assister au slasher venu du grand nord. Une fois encore, nos amis se décomposent devant une resucée du récent Vendredi 13, pourtant piètre maître-étalon. La réalisation est soignée, la première bobine fait illusion : c’est un fait. Mais une photo magnifique ne suffit pas et cette nouvelle mouture n’est qu’un prétexte à l’auto-citation. Script bancal, fin bâclée, personnages souffrant d’un manque de profondeur évident, la déception est de mise. Dommage pour une saga qui avait pourtant révélé le talent des norvégiens en matière de survival. Un constat s’impose : se procurer d’urgence de grands verres de vin chaud !

La dépendance alcoolique satisfaite, les deux émissaires font preuve eux aussi d’une grande originalité en… Ben en allant voir un film…C’est quand même pour ça qu’on se les gèle !

On arrive au plat de résistance avec le roi du bouche à oreille : The Troll Hunter. Déjà le titre donne la bave aux lèvres. Mis en scène par André Ovredal, le cinéaste nous conte l’histoire de jeunes étudiants partant à la recherche de mystérieux ragondins. Ah non, merde, trolls, je suis con, c’est dans le titre ! Et là, chers internautes adorés, on plonge tête la première dans cette péloche très bien troussée, de celles qui font leur renommées grâce aux festivals. Cédant pourtant à la mode un peu facile et assez agaçante du « documenteur », le capital sympathie est immédiat et le métrage, chose rare, s ‘améliore au fil des minutes. Les personnages sont attachants et le film, aux vues d’un sujet très casse-gueule, se veut humble et une pure déclaration d’amour au cinéma de genre. Bourré d’humour ( Vous pisserez littéralement sur vous lors de la scène de « l’affrontement en armure »!), celui-ci se permet même le luxe d’effets spéciaux très corrects et d’un final d’ampleur. Tout juste, mais vraiment pour pinailler, peut-on lui reprocher quelques minutes inutiles. La compétition aurait-elle trouvé son vainqueur ? Possible.

Nous n’étions en effet pas au bout de nos surprises et n’imaginions pas tel consternation devant l’involontairement risible Prowl. Hors compétition, le film de Patrik Syversen, auteur de Manhunt, réussit l’exploit d’être encore plus bidon que Devil !

Mis en scène avec les pieds, l’histoire se veut elle aussi particulièrement… Inventive ! Amber et ses amis tombent en panne et sont pris en stop par un méchant routier. Respect. Comme à l’habitude, les personnages taillés au cuter sont caricaturaux aux possibles, on n’éprouve d’ailleurs aucune empathie quant à leurs tragiques destins, et le festin ne fait malheureusement que commencer… De festin, justement il en sera question, mais nous nous en voudrions de vous dévoiler les aboutissants d’un tel chef d’oeuvre, que vous vous devez de déguster, entre potes accompagnés de quelques pizzas. Alors que toute la salle est déjà à terre, évanouie devant un tel manque de talent, nous tachons de conserver notre esprit d’analyse. Quid de ces acteurs tous plus mauvais les uns que les autres, quid d’une intrigue totalement abracadabrante ou d’un final affligeant. Prowl est donc, avec toute la retenue qui nous caractérise, une purge.

Difficilement debout après un tel bijou de septième art, nous achevons notre studieuse journée avec la bien nommée séance de minuit et la projection du dernier Éric Valette : Hybrid. Quand un calamar mutant prend l’apparence d’une voiture pour attaquer les malheureux employés d’un garage, la question n’est pas de savoir si le film est bon, mais s’il procure du plaisir. Et là, force est de constater que même si les fans d’Antonioni n’y trouveront peut-être pas leur compte, les autres devraient prendre leur pied comme rarement. Tout y est : morts cartoonesques, dialogues over the top, effets spéciaux à vous crever les yeux. Il se dégage de l’ensemble une atmosphère délirante et assumée de bisserie à la papa. Un régal que nous avons eu le privilège de déguster en 2D, et non dans l’abominable version convertie en troisième dimension.

A dans quelques heures pour de nouvelles aventures !

Gérardmer : jour 4

« Les flics viennent de nous arrêter. » Quand un rédacteur en chef vous envoie ce message sibyllin à une heure que les cadrans de montre n’indiquent même pas, plusieurs conclusions s’imposent. Premièrement, vous avez bien fait de ne pas choisir le même hôtel que lui et conséquemment de descendre plus tôt du taxi qui vous ramenait dans vos pénates. Deuxièmement, si une bavure malencontreuse arrivait, la promotion que vous attendiez depuis de longs mois pourrait bien se profiler beaucoup plus vite que prévu. Enfin, il est important de vous planquer et de cesser toute activité qui pourrait vous mettre en relation avec le sinistre individu appréhendé par la maréchaussée. En bref dormir.

Hélas, cet épisode digne d’un roman de James Ellroy trouva sa conclusion ce matin à 8h30 pétantes, lorsque Laurent Pécha (désormais surnommé le roi de l’évasion) apparut devant un Simon défraîchi. « Nan ils m’ont laissé partir. » Oublié les rêves de grandeur, place à The Hunters, d’un petit franchouillard, qui s’est lui-même renommé Chris Briant (prononcez Kouis Bwuayant). Attaquer une quatrième journée de festival alors que l’on n’a toujours pas totalisé une dizaine d’heures de sommeil avec un film pareil, on appelle ça un viol oculaire. Qu’un (très) long-métrage soit stupide, laid, sans queue ni tête, et très mal interprété, passe encore. Mais que des êtres humains puissent le visionner, c’est abominable. Chris Briant a tout simplement commis le premier péché cinématographique.

Heureusement, Gérardmer c’est aussi des claques monumentales, à l’image de celle administrée en fin de matinée par le long métrage de Kim Jeewoon : I Saw the devil. Véritable plongée dans les tréfonds d’une âme dérangée, le film narre dans la première bobine, une traque de tueur en série dans tout ce qu’elle a de plus classique. C’est peu à peu que le film prend son envol: tour à tour épopée vengeresse d’une violence inouïe autant que contamination psychologique d’un quidam désespéré se voulant bras armé de la justice, le film sombre peu à peu dans une ambiance malsaine et a le mérite de ne pas prendre le spectateur par la main. Le nouveau maitre-étalon asiatique d’un cinéma de genre de qualité enchaine donc les moments de bravoure visuels et une horreur frontale difficilement soutenable. Un pur bonheur de cinéphile que l’on ne peut que vous conseiller de voir lors de sa sortie dans l’hexagone, en juillet 2011. Au cinéma comme en politique, on n’est jamais à l’abri de tomber sur un escroc. Celui de cette édition 2011 n’est autre que Gustavo Hernàndez, auteur de Silent House. Vraie arnaque et fausse bonne idée, le concept du film tient en un plan (séquence), interminable, irrémédiablement moche et dont le chef op avait visiblement un paquet de RTT en retard. Mais l’étron qui fait déborder la cuvette n’est autre que le twist scandaleux qui clôt le projet. Être un réalisateur intelligent ne signifie pas prendre ses spectateurs pour des cons, et le brave Gustavo, que l’honnêteté intellectuelle n’étouffe pas, passe allégrement la ligne jaune. A éviter comme la peste un jour de départ en vacances.

Comme si cela ne suffisait pas, il souffle sur Gérardmer un vent Égyptien. En effet, alors que jusqu’à présent les autochtones nous laissaient tranquillement accéder aux séances en priorité, les dits indigènes nous huent désormais sitôt que nous occupons les places pour lesquelles ils ont payé. Au rythme où va le monde, il y a fort à craindre que les foules ne s’embrasent et ne nous attaquent directement. Quoi qu’il advienne, Écran Large tiendra bon, et relaiera l’information jusqu’à ce que les rebelles lui mettent le couteau sous la gorge. Et puis merde on a des invitations !

Petite péloche sans prétention, le film suivant : The Loved ones, est un pur bonheur pour tout amateur de gore qui tâche. Le premier long de Sean Byrne est en effet une vraie bouffée d’air salvatrice. Totalement décomplexée et ultra-bourrine, la bande la plus jouissive de cette 18ème édition conquit aussitôt une salle qui n’en demandait pas tant. Parfois hésitante mais toujours sincère, cette histoire de geôliers complètement allumés faisant vivre un calvaire sans commune mesure à un jeune paumé qui n’ en demandait pas tant, est un pur bonheur pour les zygomatiques. Drôle, trash, jusqu’au boutiste, cette fable désenchantée se transforme en survival hard boiled aussi vite que défilent sous nos yeux écarquillés les tortures les plus couillues. Un très bon moment donc, humble et entièrement assumé porté par une actrice habitée en prétendante siphonnée. Comme pour s’excuser des deux purges que nous subîmes ce matin, le festival fit miroiter devant nos yeux hagards l’un des meilleurs métrages du festival. Attention roulement de tambour, cris de joie et offrandes en perspectives, le film dont nous allons vous parler est Français. Et dieu sait s’il est rare par les temps qui court d’en croiser un qui ne souille pas les pupilles. Proie est une histoire de sangliers, pas moins ! En même temps, niveau requins et crocodiles, l’exception culturelle française ne peut rien pour nous. Voilà un film carré, doté d’une photographie de toute beauté, d’un casting solide, d’une mise en scène au poil (sic). On est emporté dès les premières images de cette histoire de sangliers mutants venus perturber une partie de chasse, la tension monte crescendo jusqu’à un final paroxystique. Les amis des bêtes en prendront pour leur grade. Une avant dernière journée en dents de scie donc, mais dont les hauts tutoyèrent les cimes. A demain pour une ultime journée vosgienne.

Gérardmer : le palmarès

L’équipe d’Ecran Large a réussi à accéder aux premiers rangs de la cérémonie de clôture du festival. Sans plus attendre, le palmarès :

Grand Prix :

Bedevilled de Jang Cheolsoo

Prix du jury ex-aequo :

Ne Nous jugez pas de Jorge Michel Grau

The Loved Ones de Sean Byrne

Prix de la critique :

J’ai rencontré le Diable de Kim Jeewoon

Prix du jury jeunes de la région Lorraine :

J’ai rencontré le Diable de Kim Jeewoon

Prix du jury Syfy :

The Loved ones de Sean Byrne

Grand prix du court-métrage :

Le Miroir de Sébastien Rossignol

Prix du meilleur inédit vidéo :

Triangle de Christopher Smith

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