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Top 10 courses-poursuites au cinéma

À l’occasion des retrouvailles de Paul Walker et Vin Diesel pour Fast & Furious 5, retour sur les plus belles poursuites en bagnoles de l’histoire du septième art. La tôle froissée sur grand écran : top départ !

10. Le Marginal

Dans le film de 1983 de Jacques Deray, Jean-Paul Belmondo a, selon la légende, voulu rendre hommage au numéro 1 de ce classement, décédé trois ans plus tôt… Sous forme de références et de clins d’œil (pas de musique, véhicules semblables etc.), Bebel poursuit deux malfrats au volant de sa Ford Mustang Coupé Luxury de 1967, et nous gratifie (avec Peur sur la ville) de l’une des plus mémorables courses-poursuites de l’histoire du cinéma hexagonal. Traqués au volant de leur Plymouth Volare dans les rues de Paris, les brigands nous offrent ainsi un pur moment de bravoure cinématographique.

9. Ronin

Ancien pilote de course, John Frankenheimer nous gratifie en 1998, casting de qualité mis à part (Robert de Niro, Sean Bean etc.) d’un film qui ne laissera pas forcément un souvenir impérissable dans le souvenir des cinéphiles. Toutefois, une séquence reste en mémoire : celle d’un  » run « absolument incroyable sur le périphérique remonté… à l’envers ! L’auteur de Grand Prix maitrise en effet sa mise en scène de façon chirurgicale et nous fait vivre, dans rues de Paris et de Nice, un grand huit de sensations avec ces BMW lancées à une allure folle. On ne s’embrouillera pas l’esprit de considérations d’une géographie des lieux parfois …surprenante pour profiter d’un travail sans aucun effet spécial, tourné à l’ancienne, et en extérieur. Un réalisme brut qui décoiffe !

8. Driver

Sorti dans l’hexagone en 1978 et relativement méconnu : Driver du grand Walter Hill, nous donne à admirer l’affrontement inoubliable d’une Pontiac Trans Am de 1976 et d’un pickup Chevrolet Stepside de 1974 : duel éclairé aux lumières d’une ville endormie… Ici, l’inégale Isabelle Adjani joue avec le feu en tentant de voler… les braqueurs d’un casino ! Humble et décomplexé, cette poursuite est filmée dans les règles de l’art et la dextérité et les talents de conducteur du bandit imposent le respect. Un vrai bon  » popcorn-movie  » qui s’assume et s’apprécie comme tel.

7. Gone in 60 seconds

En Français La Grande casse, le film de 1974 de H.B Halicki se veut l’inspirateur du plus récent mais de sinistre mémoire, très peu fréquentable : 60 secondes chrono. Non seulement le film est une honnête série B de  » braquage « , mais il nous offre en plus une incroyable course-poursuite de près de 40 minutes ! Véritable déclaration d’amour au cinéma de genre et aux moteurs vrombissants, le film se targue également de réduire en miettes près d’une centaine de voiture en un peu plus d’une heure et demi, et ce, sans rajouts numériques ! Camaro 1967, Pontiac GTO, Dodge Charger, un vrai plaisir des yeux. Ruez-vous donc sur ce film si vous aimez les poursuites haletantes, et les belles mécaniques !

6. The Blues Brothers

Réalisé par le talentueux John Landis, The Blues Brothers fut longtemps considéré comme le plus gros carambolage filmé de l’histoire du cinéma. Pur délire visuel, le film lâche dans les rues de Chicago des acteurs tels Dan Akroyd et John Belushi totalement possédés ! Monument d’humour autant que tour de force technique, l’affrontement final de la poursuite du pont achève un spectateur totalement conquis par cet enchevêtrement d’une soixantaine de véhicules ! Spectaculaire et fun, un bijou décomplexé et jouissif !

5. Mad Max 2

Monument barbare, le film de George Miller est en plus d’une leçon de mise en scène immersive, un vrai moment inoubliable de cinéphilie. Exaltation de la violence, démesure et excitation rétinienne, la poursuite finale de ce chef d’oeuvre de 1982 enterre encore aujourd’hui nombre de ses pâles copies. Trois ans après le premier opus, cette suite, toujours filmé à ras de bitume, enfonce le clou et porte en étendard du cinéma de genre cet anti-héros qu’est le road-warrior. Un film clef dont les images de ces bad-guys patibulaires poursuivant notre protagoniste en camions ou en buggys restent longtemps imprimées dans la mémoire.

4. Boulevard de la mort

En 2007, Quentin Tarantino réalisait avec son pote geek Robert Rodriguez le diptyque Grindhouse, hommage aux séances des drivin’ des 70’s et de ses séries B décomplexées. Le segment de l’autodidacte préféré des 15/35 ans est cependant le moins réussi des deux. Bien qu’un peu trop bavard, le film provoque toutefois une certaine sympathie grâce à une course poursuite finale qui se fait attendre mais ne déçoit pas. Remake déguisé de Point limite zéro, ce final où Kurt Russel joue les croque-mitaines mécanique, affrontant une équipe de donzelles motivées toutes plus désirables les unes que les autres est un vrai moment de rock’n’roll cinématographique ! Sexy et jouissif, caricatural comme l’ont pu être certains  » vigilante-movies « de l’époque, le film n’en est pas moins une belle démonstration de savoir-faire technique (quelles cascades !)et de personnification de morceaux de ferrailles. Respect !

3. French Connection

Chef d’œuvre incontestable, French Connection met tout le monde d’accord lors de sa sortie en 1971. Réalisé par le maitre William Friedkin (L’Exorciste, Bug, Traqué), le film fait entrer, avec une certaine vague de cinéastes plus âpres et frontaux dans leur propos, le polar dans une nouvelle ère. Brutal et désenchanté, le film culmine lors d’une scène improbable : voiture contre métro ! Influençant nombre d’actioneers contemporains (la trilogie Jason Bourne par exemple), Friedkin signe avec cette scène et celle d’un autre de ses bijou : Police fédérale Los Angeles, deux leçons de mise en scène à la fois haletantes, maitrisées et intemporelles. Une ligne droite magnifiée pour une place sur le podium amplement méritée.

2. Duel

Avant qu’il ne devienne ce cinéaste adulé et respecté par tous, Steven Spielberg réalise tout simplement, avec son premier long métrage en 1971, une série B ébouriffante, et l’un des meilleurs longs métrages de l’histoire du cinéma de genre. Rien que ça. Le pitch est simplissime : un quidam dépressif est poursuivi, sans raison apparente, sur une route de Californie par un camion : personnification du mal et personnage à part entière. Un coup de maitre d’1h20 où un semi-remorque joue parfaitement le rôle du prédateur, inquiétant, et semblant être invincible. Tout simplement l’une des meilleures péloches du genre : de la narration à la mise en scène magnifiant des paysages désertiques étouffants. Un must !

1. Bullitt

Le cador c’est lui. Réalisé par Peter Yates en 1968, le film est pourtant loin, très loin des standards actuels de réalisation. Ici, ni montage cut, ni shaky cam frénétique. Le réalisateur soigne son bébé, et la fluidité de la mise en scène permet d’apprécier l’effort. Toutefois, la mythique Ford Mustang Fastback V8 390 GT du héros américain Steve McQueen (héros un peu déjanté annonçant la saga Arme Fatale et consorts), et l’architecture unique de San Francisco laissent un souvenir indélébile dans les mémoires de chaque spectateur. Lancé à la poursuite de la Dodge Charger V8 440 des deux tueurs, le cinéphile accède pour la première fois au cœur de l’action. Filmée de l’intérieur même des bolides, la séquence entre ainsi immédiatement au panthéon des scènes de poursuites motorisées. Le top, tout simplement.

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Un commentaire sur “Top 10 courses-poursuites au cinéma

  1. Rien sur T2 et T3 ? Et pourtant c’est au coeur des films (même si ça sert à rien) !

    Pour le reste je suis ok : Le Marginal , Bullit , French Connection : de la bagnole de légende, qu’on filme comme une belle actrice ou un bel acteur (d’où Tarantino qui mélangera les 2 )

    Mad Max 2 : « Monument barbare » , bien vu . poursuites d’autant plus importantes que le manquue d’essence est au coeur de l’intrigue.

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