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Pirates des caraibes 4 : retour sur la saga !

Pirates des Caraïbes 4 : La Fontaine de jouvence

À l’occasion de la sortie le 11 mai du quatrième volet de la saga inspirée de l’attraction made in Disney, la rédaction d’Ecran Large vous a concocté un dossier spécial borgnes, mains crochues et jambes de bois. A l’abordage !

Des origines aux films, un but similaire : le divertissement !

Blockbuster décalé à l’ambiance unique : bienvenue à bord, vous êtes dans Pirates des Caraïbes !

A l’origine de la fameuse (et très rentable) saga, l’une des attractions les plus célèbres et populaires des parcs à thèmes Disney. La dernière également que Walt Disney lui-même supervisa.

Squelettes de pilleurs de trésors, ambiance d’un autre temps où se mêlent  boucaniers ivres et bagarreurs, duellistes à l’épée, l’attraction alterne sensations fortes à bord d’un navire précipité au milieu des « rapides » (pour les plus petits), et reconstitution féérique. Ouverte en 1992 en ce qui concerne la France pour le parc Disneyland Paris, celle-ci s’inspire d’un fort délabré d’une ile de Port-au-Prince. Moite, sombre, sous les lumières irrégulières des lanternes, l’accès à la poudrière est assez fabuleux. Mais si vous souhaitez en savoir plus, il faudra vous acquitter du billet d’entrée !

L’heure est à la considération de l’objet filmique unique qu’est devenue la trilogie.

Pour le célèbre producteur  Jerry Bruckheimer le choix du réalisateur Gore Verbinski était une évidence : « Le projet Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl était parfait pour Gore parce qu’il valorise son humour et son grand sens de la narration. Il est aussi familier des effets visuels. Quelle que soit la contrainte technique, il ne perd jamais son histoire de vue. C’est un conteur avant tout. Il était comme un gamin avec ce projet, très pro dans le travail et complètement surexcité. »

Avant de considérer plus précisément les longs métrages, jetons toutefois  un œil sur le folklore de la saga.

Mythologique et référentiel : l’univers n’a qu’un œil !

Les paroles de Gore Verbinski parlent d’elles-mêmes quant à l’intérêt qu’il porte au film de pirates : « La piraterie est un monde de liberté, de grands espaces et de mystères. Les sentiments y sont exacerbés, rebelles. Les pirates sont apparus à une époque d’oppression, où l’on pouvait être pendu pour le vol d’un simple morceau de pain. Dans ces conditions, qu’avaient-ils à perdre ? Pour moi, ce film parle de hors-la-loi qui ont un code d’honneur, d’hommes libres qui n’obéissent qu’à leur conscience et à aucun autre pouvoir. Aucun des personnages n’a voulu devenir pirate, la vie a fait d’eux ce qu’ils sont. Pour mener leur existence et obtenir ce qu’ils veulent, ils ont choisi un autre chemin ».

Mais qu’en est-il des créatures « imaginées » par les scénaristes et peuplant les champs de batailles de cette superproduction?

La malédiction de l’or de Cortès fait office de schème pour la saga. D’après cette légende, quiconque volerait l’or deviendrait une créature errant pour l’éternité entre la vie et la mort. Au clair de lune, celles-ci laisseraient ensuite paraître leur vrai visage : des corps en lambeaux suintant la putréfaction.

Cortès est donc la caution historique de la célèbre trilogie. Conquistador  espagnol ayant envahi le Mexique, voleur des richesses aztèques, le point de départ des métrages se situe donc en ce bas monde. Ce gimmick deviendra ensuite leitmotiv puisque de nombreux éléments fantastiques familiers feront régulièrement leur apparition.

Quant à la mythologie présente dans les premiers opus, le scénariste Ted Elliott précise : « Il existe énormément d’histoires surnaturelles liées à la mer et personne ne les avait jamais reliées à un grand film de pirates ou à un film de cape et d’épée. Nous y faisions allusion dans le premier film, par une réplique dans laquelle Will parle de se retrouver dans les griffes de Davy Jones. Dans Pirates des Caraïbes, Le Secret du Coffre Maudit, nous avons décidé d’explorer ce Davy Jones, de découvrir qui il est. Nous avons aussi intégré une autre légende des mers très connue, celle du vaisseau fantôme, le Hollandais Volant, et nous avons combiné les deux. »

Ainsi on se remémore après coup que l’expression : « être envoyé dans la cave de Davy Jones » est employée sans que les spectateurs ne sachent l’incidence que le personnage aura par la suite ! Expression employée par ailleurs pour désigner les navigateurs accidentés rejoignant les fonds marins…

Autre figure chimérique à la tête de pieuvre et à la barbe « tentaculaire », Davy Jones fait également référence au mythique Cthulhu inventée par l’écrivain H.P Lovecraft. Un personnage mutant dont la chair s’acclimate petit à petit à son environnement…

Le Hollandais Volant : navire fantôme parcourant les sept mers pour l’éternité, sorti  lui de l’imagination de Frederick Marryat, est un autre personnage issu du folklore fantastique. Enfin, l’autre gros client demeure le célèbre Kraken.

Monstre marin souvent décrit comme une pieuvre géante terrorisant les navires au large des  côtes norvégiennes, modernisé par le poète Alfred Tennyson, le Kraken aura influencé Jules Verne et ses 20 000 lieues sous les mers autant que Tolkien pour sa créature rôdant dans les mines de la Moria.

Nous pourrions tout autant  évoquer la Marque Noire apparaissant sur la paume de la main de Jack Sparrow, les clins d’œil à l’attraction originale, ou à la saga Star Wars (le rapport au père, le trio, la dette etc.) mais l’heure est à la plongée dans un océan peuplé de vils et borgnes mutins !

Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl

Dans la mer des Caraïbes, au XVIIe siècle, Jack Sparrow, flibustier gentleman, voit sa vie idyllique basculer le jour où son ennemi, le perfide capitaine Hector Barbossa, lui vole son bateau, le Black Pearl, puis attaque la ville de Port Royal, enlevant au passage la très belle fille du gouverneur, Elizabeth Swann. L’ami d’enfance de celle-ci, Will Turner, se joint à Jack pour se lancer aux trousses du capitaine. Mais Will ignore qu’une malédiction frappe Barbossa et ses pirates. Lorsque la lune brille, ils se transforment en squelettes vivants. Leur terrible sort ne prendra fin que le jour où le fabuleux trésor qu’ils ont amassé sera restitué…

Budgété à 140 millions de dollars et paru dans l’hexagone le 13 aout 2003, le film de Gore Verbinski renoue avec l’aventure avec un grand A des films de capes et d’épées d’antan.

Pour son œuvre, le metteur en scène réunit ici un casting de choix : Geoffrey Rush, Orlando Bloom (alors auréolé du succès de la trilogie du Seigneur des anneaux et son rôle de Legolas), la magnifique Keira Knightley et surtout Johnny Depp dans un rôle désormais culte et totalement en roue libre : celui du capitaine Jack Sparrow. Génération différente, entre  jeunes premiers et acteurs expérimentés, ce melting-pot de comédiens semble être salutaire. Ne peut-on d’ailleurs y voir une certaine parenté avec le choix fait par Peter Jackson pour sa magnifique trilogie ? Assurément.

Un metteur en scène qui souhaitait d’ailleurs apporter authenticité et véracité à son œuvre :

«Je ne voulais pas qu’ils ressemblent à ce qui a déjà été vu », explique Gore Verbinski. « Pas de crochet à la place d’une main, pas de bandeau sur l’œil, ni de maillot rayé. A l’époque, les gens ne vivaient pas vieux. Les bateaux coulaient, il n’y avait quasiment pas de médecine ni d’hygiène personnelle. C’était assez répugnant ! Nous ne voulions pas de pirate d’opérette avec des dents bien blanches. Nous les avons d’ailleurs bien servis à ce niveau ! »

De pirates justement parlons-en ! S’inspirant de son héros maquillé, le guitariste légendaire des Rolling Stones : Keith Richards, l’acteur fétiche de Tim Burton cabotine comme jamais entre un maniérisme homosexuel surjoué, des répliques cultes et un coté mi- couard, mi séducteur parfois insupportable… une vraie curiosité !

Au sujet des exécutifs Disney s’inquiétant de l’orientation sexuelle du héros incarné par Johnny Depp, celui-ci déclare : « (…) Je recevais des appels des pontes de chez Disney qui me demandaient « Qu’est-ce qu’i ne va pas chez lui ? Est-il un peu simplet ? Est-il saoul ? Est-il gay ? » Je lui ai répondu « Mais ne saviez-vous pas que tous mes personnages étaient gay ? Ça l’a vraiment rendue nerveuse. »

Chasse au trésor, médaillon mystérieux, vaisseau fantôme, légendes aztèques, le film cite également  tous les poncifs du genre mais l’équipage du Black Pearl séduit d’emblée les spectateurs. Comme explicité plus haut, le public se prend d’amitié pour cet environnement connu mais aussi fantasmé de tous.

La fille du gouverneur incarnée par la jolie Keira Knightley vivra-t-elle une belle histoire d’amour avec un Will Turner sauvé des eaux ? Jack empêchera-t-il le capitaine Barbossa de récupérer le Black Pearl ? Thématiques simples, empathie immédiate pour des personnages dessinés en douceur et paysage de rêves… La production met le paquet et ça marche !

Porté par le score du compositeur attitré de la quadrilogie : Hans Zimmer, le film et ses 2h23 rapporte près de 650 millions de dollars au box-office mondial ! 6 mois de tournage rentabilisés donc  pour ce qui n’était que le début d’une longue aventure…

Les 3,9 millions de spectateurs des salles obscures de l’hexagone ne sont en effet pas dus au hasard.

L’une des principales raisons reste assurément la prestation désormais culte de Johnny Depp. Voilà ce que raconte l’intéressé lorsqu’on lui demande comment il a abordé ce rôle de pirate décalé : « En me posant des questions. Qu’est-ce qui fait un pirate ? Le meurtre, le vol, les piastres d’or ? Ou la légende qui le précède ? Il me semble que lorsqu’un navire touchait au port, la moitié du boulot était accomplie puisque les habitants crevaient de peur ou se pâmaient d’excitation. Cela m’a rappelé celle qui entoure aujourd’hui l’arrivée d’un groupe de rock’n’roll en ville. Les pirates étaient les rock-stars du XVIIIe siècle. Pour camper Jack Sparrow, j’ai donc tout naturellement songé à Keith Richards. À son élégance, sa sagesse, son détachement. À sa façon de se foutre de tout sans s’en foutre vraiment. Je me suis aussi inspiré de Shane MacGowan, des Pogues, ou de l’attitude de Muhammad Ali sur le ring. J’ai lu une encyclopédie de la piraterie. Et beaucoup rêvé sur l’horizon, cette ligne intangible que les pirates passaient leur existence à poursuivre en vain. »

Enfin, accordons au blockbuster des moyens assez estomaquants : des décors s’étalant sur près de 60 kilomètres de long (véridique !), 300 personnes à transporter par bateau au quotidien, l’historien Peter twist et ses conseils sur le style et les coutumes de cette seconde moitié de millénaire, des animaux turbulents (perroquet, singe…) et même un incendie causant près de 350 000 dollars de dégâts, le film lui-même fut donc sans nul doute une sacrée aventure !

Mais autant ce premier opus parait ainsi se suffire à lui-même et atteindre ses objectifs, autant le  second semblera, avec ses multiples création de personnages ou son scénario  plus confus, rendre les spectateurs dubitatifs… Corsaires, ramez ! Ramez !

Pirates des Caraïbes : Le Secret du Coffre Maudit

Le capitaine Jack Sparrow doit s’acquitter d’une dette de sang auprès du légendaire Davy Jones.
Treize ans auparavant, Jack signait un pacte avec Davy Jones, le maître des sept mers, dont l’esprit maléfique n’a d’égal que son apparence tentaculaire. En échange de son âme, ce dernier lui promettait le commandement du mythique Black Pearl…
Aujourd’hui, Jones vient donc récupérer sa dette. Mais donner son âme à Jones est sans issue, il n’y a pas de rédemption possible, c’est devenir comme tous les membres de son équipage maudit, un fantôme au physique aussi repoussant que terrifiant. Pour éviter ce sort funeste auquel Jack ne tient pas vraiment, il n’a qu’une solution : retrouver le Coffre du Mort où est caché le coeur de Davy Jones…

Malheureusement pour Jack, ce coffre sera récupéré par Lord Beckett de la compagnie anglaise des indes qui l’utilise pour contraindre Davey à exterminer les pirates ! Nous nous arrêterons au niveau des révélations afin de ne pas spoiler ceux qui d’aventures n’auraient pas encore  gouté à l’eau salée des sept mers…  Sachez toutefois qu’il est vivement recommandé de regarder les épisodes 2 et 3 à la suite si vous voulez y piger quelque chose !

La saga passe ici un cap dans la démesure et la grandiloquence. Gore Verbinski rempile, le cœur du casting originel également, mais le budget passe à 225 millions de dollars ! Tournant alternativement l’épisode 2 et 3 (devenu trilogie suite à l’engouement des spectateurs), le réalisateur et son équipe passent à la vitesse supérieure. Donnons donc la parole aux comédiens en première ligne…

Interrogé sur l’intérêt de rempiler pour ce même rôle, la belle Keira déclare :

« C’était génial ! Je n’avais encore jamais eu à rejouer le même personnage. En fait cela a été un peu difficile d’assurer la continuité entre les deux. J’ai eu de la chance car Gore, le réalisateur, voulait qu’elle évolue. Dans le premier volet, elle représente vraiment la demoiselle en détresse, prude et très propre sur elle. Je ne sais pas si cela aurait été intéressant de continuer sur cette voie. Nous avons décidé cette fois-ci de la rendre un peu plus sombre, un peu plus » grunge ‘’ ».

Alors peut-on donner raison à la belle sur le potentiel de ce second volet ?

Nouveau venu dans l’univers, l’excellent acteur  Stellan Skarsgard confie lui, plus tempéré avant de reprendre le cours de sa promo : « C’était un tournage très long. Nous étions censés faire deux films en un an, ça a pris deux ans.(…)Gore Verbinski est un excellent réalisateur et lorsque vous tournez avec lui vous avez l’impression de tourner un film indépendant. Avec une aussi grosse production, je m’attendais à ce que l’ambiance soit très différente des films indépendants dans lesquels j’ai joué. Mais ce n’était pas le cas. Autour de la caméra régnait vraiment une atmosphère très intime. Gore Verbinski ne s’intéresse pas seulement aux aspects techniques, il travaille aussi beaucoup avec les comédiens. C’est une des raisons qui font que j’ai voulu travailler avec lui.».

Méchant de l’histoire l’acteur Bill Nighy prend lui les traits d’un Davy Jones qu’il veut humaniser malgré son aspect repoussant de créature marine : « Davy Jones est un être profondément blessé et solitaire. (…) Jouer un personnage qui est physiquement modifié et enrichi informatiquement par la suite demande de faire appel à son imagination, mais après tout, c’est la base du métier de comédien ! Evidemment, ce n’est pas tous les jours qu’on joue un personnage qui a des tentacules qui lui sortent du menton…».

Paru le 7 juillet 2006 aux Etats-Unis et un mois plus tard dans l’hexagone, le tournage du film s’étale de mars à septembre 2005. Attention les yeux : le second volet rapporte plus d’un milliard de dollars de recettes mondiales et dépasse les 6 millions et demi d’entrées en France !

Ajoutez à cela 4 nominations aux Oscars et vous obtiendrez un film qui en offre toujours plus, quitte  à tomber dans la surenchère… Surenchère non seulement en termes de recettes mais aussi d’infrastructures !

Voyez-plutôt : le navire de Davy Jones fut en effet construit par une équipe de 400 personnes, 8000 costumes utilisés (pour les épisodes 2 et 3), 300 épées, 500 tonneaux  uniquement fabriquées pour le film ; le tournage de ce second opus ressemble à une véritable épopée !

On sait en effet par exemple que 141 km de cordes furent utilisées pour le gréement des bateaux, les accessoires etc, que la cantine servit plus de 200 000 repas, ou que 539 km de pellicule furent utilisées ! Un film record.

Un élément semble toutefois évoluer de façon encore plus significative…

Lorsqu’on évoque le personnage du capitaine Sparrow à Johnny Depp, se rapprochant dangereusement du poivrot et s’éloignant du flamboyant héros qu’il semblait incarner, l’intéressé préfère évoquer sa rencontre avec le maitre d’armes d’Errol Flynn, symbole de l’élégance du film de capes et d’épées : « Merveilleux homme. 81 ans. Une allure folle. Mille fois plus gracieux que moi. Il connaît la saveur du vieil Hollywood. Il n’y a plus aujourd’hui d’Errol Flynn. ».

Il reconnaîtra pourtant quant au personnage de plus en plus intriguant de Jack Sparrow : « Est-il dingue ? Saoul ? Stone ? Gay ? Selon moi, il est surtout A… Amoral. Asexué. Son image, le mythe qu’il trimballe, lui tient lieu d’appétit sexuel. Il en jouit intensément. » .

Malgré tout le capitaine semble définitivement entré dans le cœur des spectateurs et ce, à la grande surprise de son interprète.

«J’ai été complètement dépassé par la manière dont le capitaine Jack Sparrow s’est installé dans le cœur des gens. Je suis toujours sous le choc ! On m’a offert la possibilité de faire quelque chose de ce personnage à ma manière ; j’avais des idées précises sur qui il était et ce à quoi il devait ressembler. Beaucoup de gens m’ont pris pour un dingue à l’époque… Pourtant j’étais décidé à y aller à fond, et c’est comme ça que j’ai réellement trouvé le personnage. J’ai essayé de faire en sorte que le capitaine Jack plaise aussi bien aux jeunes enfants qu’aux adultes les plus endurcis intellectuellement ! »

Pirates des Caraïbes : Jusqu’au bout du monde

L’âge d’or de la piraterie touche à sa fin. Même le terrifiant Vaisseau Fantôme et son capitaine maudit, Davy Jones servent à présent Lord Cutler Beckett et la Compagnie anglaise des Indes Orientales. L’invincible Hollandais Volant écume désormais les sept mers, massacrant sans pitié pirates de tous bords et sabordant leurs navires. Will Turner, Elizabeth Swann et le capitaine Barbossa n’ont qu’une seule chance de résister à Beckett et son armada destructrice : ils doivent rassembler les Neuf Seigneurs de la Cour des Frères, mais l’un des membres les plus éminents, le capitaine Jack Sparrow, manque à l’appel et pour cause : il est mort !

Après l’affrontement du Kraken à la fin d’un second volet plutôt confus, la belle Elizabeth, Will Turner et le capitaine Barbossa sont de retour dans un troisième opus censé « clôturer » la trilogie. Mais nos héros n’ont cette fois qu’une seule alternative : voguer vers le royaume des morts pour y récupérer le capitaine Jack Sparrow !

Les scénaristes, plus impliqués que jamais et conscients de l’attente des adorateurs de la saga, déclarent à la sortie du troisième opus : « Nous voulions que les trois films constituent un tout homogène, tout en ayant chacun leur identité et leurs enjeux. Le plus important était de satisfaire le public et de répondre aux attentes des spectateurs ».

A Terry Rossio de rajouter :  » Jusqu’au bout du monde évoque la nature profonde des êtres et la lutte pour la liberté. Pour nous, tous les films de pirates parlent de morale et d’ambiguïté. Même la personne la plus vertueuse peut se retrouver pirate, et entrer en résistance n’est pas forcément un signe de malhonnêteté. Du point de vue de chaque personnage, c’est une transformation qu’il faut savoir assumer. C’est aussi une nouvelle vie qui n’est pas toujours confortable et qui oblige à faire de vrais choix. Sous cet angle, tous les personnages du film traversent un moment difficile à un moment ou un autre de l’histoire. « 

Calypso la déesse de la mer, Sao Feng l’écumeur des mers chinoises ou un affrontement épique en plein milieu d’une tempête : le bestiaire et les moyens mis en œuvre sont  eux aussi inédits et plus conséquents que jamais !

300 millions de dollars de budget. Cette fois Gore Verbinski est à la tête d’un très gros poisson qu’il lâche sur les écrans le 23 mai 2007. 169 minutes de grand spectacle  que verront 5,7 millions de français et rapportant plus de 960 millions de dollars !

Casting identique, recettes éprouvées, la tambouille est connue mais la saveur plait. Une odeur de déjà vu forcément compréhensible lorsqu’on connaît les liens unissant les épisodes 2 et 3.

Pour cet ultime retour sur le rôle de Will Turner, Orlando Bloom confie, un peu trop enthousiaste : « C’était génial. Ce qui est fabuleux quand on est acteur est de travailler sur un film, un projet susceptible de plaire. Et le succès fulgurant du premier fut quelque chose de très excitant. (…) On ne pouvait pas faire un film qui ne serait pas encore meilleur ».

Et lorsqu’on lui demande si le rôle fut exigeant ou en réalité, plutôt fun à interpréter, voici la réponse de l’intéressé : « C’est très amusant.(…)Mais cela demande quand même beaucoup de travail.(…) la scène de la roue du moulin est très spectaculaire mais elle a été très dure à tourner. Techniquement mais aussi physiquement. Mais cela vaut vraiment le coup quand on voit le film ». Un rôle qu’il abandonnera pourtant après ce troisième opus…

Un caméo d’un Keith Richards, de l’aveu même de Bill Nighy, « chancelant », un tournage chaotique contrarié par 3 ouragans, le casting d’un perroquet, dixit la production «  devant posséder une vraie présence » (?!) : voilà un film peuplé de personnages et d’anecdotes… aussi étranges que le film lui-même !

Celui-ci bat pourtant le record de salles aux États-Unis avec 4362 copies, et se paie le luxe de devancer Spiderman 3. Le réalisateur du Cercle est plus que jamais la poule aux œufs d’or d’Hollywood. Les personnages, eux, évoluent, et leur nombrilisme avec…

Johnny Depp incarne un capitaine plus déjanté que jamais, halluciné et prêt à tous les excès pour parvenir à ses fins. Orlando Bloom est un Will Turner devenu pirate, traitre à la morale douteuse et la magnifique Keira Knightley : femme de tête désormais affirmée. Jouant de ses charmes, la belle ne se doute en effet pas un instant de l’incroyable destin qui l’attend…

Davy Jones quant à lui nous révèlera un passé douloureux, tandis que  Chow Yun-Fat, pour sa première apparition, jouera un capitaine Sao Feng savoureux.

Nouveau venu dans l’univers, le comédien détient ici la carte menant au nouveau monde… Son seul but : sauver jack pour mieux le tuer ! Une nouveauté bienvenue qui marquera pourtant le début du déclin pour la carrière de l’acteur… Celui-ci, distant, s’explique quant à sa composition : » Dans ce monde de pirates, la trahison était une chose tout à fait naturelle. Sao Feng est un pirate un peu spécial, pour lui tout est une question de business et il n’y a ni bien ni mal dans la piraterie. Ce n’est ni un héros ni un monstre. D’une certaine façon, c’est d’ailleurs ce qu’étaient tous les pirates. « 

Toutefois, devant tel succès, pas surprenant de voir aujourd’hui se profiler une nouvelle trilogie.

Jerry Bruckheimer, producteur heureux, confie pourtant sa surprise :  » Un tel succès est finalement assez effrayant. On ne réalise jamais vraiment. Lorsque nous avions initié le projet, personne ne pouvait prévoir qu’un film de pirates inspiré par une attraction allait rencontrer un tel écho dans le public. Pour le second film, c’était tout aussi surprenant car dans le métier, tout le monde sait qu’une suite fait toujours 20 à 30% de moins que le premier film. Mais non, Le Secret du Coffre Maudit a fait presque le double de La Malédiction du Black Pearl». Et le troisième opus presque autant que le second !

Mike Stenson, producteur exécutif confie lui, conscient de la gratitude qu’il doit aux fans : «  Nous voulions remercier les fans en leur offrant une histoire qui soit un combat épique entre la liberté et le conformisme. La question fondamentale du film est : Pourquoi aimons-nous tant les pirates ? Beaucoup d’entre nous voulaient devenir des pirates quand ils étaient jeunes. Nos aventures imaginaires s’accompagnaient de rêves de liberté. En grandissant, nous avons dû faire des compromis et accepter de vivre en conformité avec le monde. Mais une part de pirate est restée vivante en chacun de nous, c’est pour cela qu’autant de gens se précipitent au cinéma pour explorer cette part cachée et plus flamboyante d’eux-mêmes pendant deux bonnes heures. C’est ce que les gens adorent dans ces films. »

Celui qui devait se prénommer La Colère de Calypso annonçait donc, en réalité,l’arrivée imminente d’un quatrième opus.

Pirates des Caraïbes 4 : La Fontaine de jouvence  

Dans cette histoire pleine d’action, où vérité, trahison, jeunesse éternelle et mort forment un cocktail explosif, le capitaine Jack Sparrow retrouve une femme qu’il a connue autrefois (Penélope Cruz). Leurs liens sont-ils faits d’amour ou cette femme n’est-elle qu’une aventurière sans scrupules qui cherche à l’utiliser pour découvrir la légendaire Fontaine de Jouvence ? Lorsqu’elle l’oblige à embarquer à bord du Queen Anne’s Revenge, le bateau du terrible pirate Barbe-Noire (Ian McShane), Jack ne sait plus ce qu’il doit craindre le plus : le redoutable maître du bateau ou cette femme surgie de son passé…

Lorsqu’on demande au coscénariste Terry Rossio s’il compte s’inspirer du roman de Tim Powers publié en 1987, celui-ci donne des explications on ne peut plus limpides : « Nous voulions une histoire sur Barbe Noire et la Fontaine de Jouvence et Tim Powers a justement écrit un livre sur Barbe Noire et la Fontaine de Jouvence… pour pouvoir rédiger ce scénario, il nous faut ce livre. C’est brillant et Tim Powers est un excellent écrivain et de surcroît c’est un très bon titre. Cela nous permet de tirer des éléments de cet univers. »

A n’en pas douter, ce quatrième volet sera de nouveau un succès considérable : public, autant que financier. Portée par un casting toujours aussi exceptionnel, appuyé cette fois par l’excellent Ian « Deadwood »McShane, la nouvelle production de tonton Bruckheimer promet humour et aventure.

En effet, le film de Rob Marshall sera cette fois proposé en Disney Digital 3D. Activité rêvée pour les centres de vacances de cet été, la rencontre de Barbe noire et de la sublime Penelope Cruz risque de marquer au fer rouge les premiers émois cinéphiliques de nos bambins !

Premier long métrage à avoir été filmé avec des caméras RED 3D, Pirates des Caraïbes, quatrième du nom,  verra par ailleurs poindre certains nouveaux personnages.

L’énigmatique Angelica par exemple (Penelope Cruz, enceinte durant le tournage et qui retrouve son partenaire de l’excellent Blow), la sirène jouée par la française Astrid Bergès-Frisbey,  ou le redoutable Barbe noire interprété par Ian McShane feront cette fois partie de la traversée. Ce dernier indique d’ailleurs quant à sa participation : « Barbe Noire était probablement le pirate le plus infâme qui ait jamais vécu. Les histoires sur lui abondent, et qu’elles soient vraies ou non, elles font partie de la mythologie des pirates ».

Budgétée à environ 200 millions de dollars (toujours dans le giron des grosses productions mais dont les prétentions ont été revues à la baisse, après les 300 millions du troisième opus), la production semble être revenue à la raison. On est ainsi passé de 142 à 90 jours de tournage, de 2000 à 1300 effets spéciaux, et à des scènes maritimes très onéreuses moins nombreuses.

Parole de Jerry, l’heure est au  serrage de ceinture : « La chose la plus difficile est de devoir prendre des décisions douloureuses qui touchent certaines scènes divertissantes. »

Inutile de trembler, le divertissement sera tout de même au rendez-vous. Keith Richards fera son caméo réglementaire en Capitaine Teague, et le tournage sur cinq iles, de Porto Rico à l’Angleterre, offrira son lot d’images d’Epinal.

D’Angleterre dont on nous rabat d’ailleurs les oreilles avec le mariage de…vous savez-qui, il en est justement question puisque plusieurs séquences du film furent tournées au Old Royal Naval Collège de Greenwich.

Il semble cependant que le film sera tout sauf guindé puisque les producteurs ont dans l’idée une relecture « passéiste » du fameux buddy-movie tant apprécié outre-Atlantique. Une sorte d’Arme fatale chez les pirates en quelque sorte, car ici, Jack Sparrow et Barbossa devrait faire équipe afin d’anéantir une mystérieuse force surnaturelle…

Exit donc Gore Verbinski , libre de voguer à d’autres projets (et c’est tant mieux  car son récent Rango est une vraie réussite),  tout comme Keira Knightley et Orlando Bloom. Place à Rob Marshall, réalisateur de Mémoires d’une Geisha ou Chicago,  et le toujours convaincant Ian McShane.

Espérons simplement que le métrage ne se limitera pas à une suite de scènes mises bout à bout, sans queues ni têtes, destinées à attirer le chaland par leurs débauches de prouesses visuelles…

Gageons également  que les caraïbes sauront convaincre, une nouvelle fois, les générations sur le point de se rendre dans les salles obscures, tant ces iles peuvent être sacrément séduisantes. Preuve en est cette citation issue de La Malédiction du Black Pearl et dont la répartie du capitaine Sparrow nous laisse espérer le meilleur :

-« Vous avez passé trois jours sur cette plage à boire du rhum ?! »
-«  Bienvenue aux Caraïbes mon ange ! ». Amen.

Avant de fermer définitivement le livre de la saga jusqu’à sa parution sur grand écran, tachons enfin de mettre un peu d’ordre dans toutes les infos et intox entourant le film…

Nous lui souhaitons toutefois bonne chance pour sa présentation à Cannes, bon vent à tous,  et maintenant, souquez vers les sirènes moussaillons, souquez !

Pirates des caraïbes 4 :

Les fausses rumeurs :

Non, Burton n’a jamais été envisagé pour réaliser le film.
De la même manière, Megan Fox n’a pas non plus envouté les producteurs pour jouer dans le film…
Ni Sacha Baron Cohen, ni Russell Brand ne joueront le frère du capitaine.
Monica Cruz n’a jamais doublé sa sœur (dixit Johnny Depp) !
Päs de chorégraphie prévue pour le film du réalisateur de Nine et Chicago !

Les vraies rumeurs :

Les producteurs ont en effet préféré Hawaii aux Caraïbes…
La boussole et le Black Pearl reviennent au cœur de l’intrigue !
L’entame du film est la course-poursuite la plus chère de l’histoire du cinéma !
La faute au producteur : oui, Penelope Cruz est bien la fille de barbe-Noire…
Barbe Noire a vraiment existé : pirate anglais répondant au nom d’Edward Teach du XVIIIème siècle.
Depp a négocié le plus gros cachet de l’histoire du cinéma : 55,6 millions de dollars…

Bonus dossier : Les meilleurs films de pirates

La Belle espionne de Raoul Walsh en 1953
Les Contrebandiers de Moonfleet de Fritz Lang en 1955
Les Révoltés du Bounty de Lewis Milestone en 1961
Sandokan : Le Tigre de Bornéo d’Umberto Lenzi en 1964
Le Fantôme de Barbe-Noire de Robert Stevensopn en 1968
L’Ile au trésor de John Hough en 1973
Fog de John Carpenter en 1979
Les Goonies de Richard Donner en 1985
Hook de Steven Spielberg en 1991
Docteur Wong et les pirates de Tsui hark en 1994
Le Château dans le ciel d’Hayao Miyazaki en 1986
Master and commander de Peter Weir en 2003
Pirates de Roman Polanski en 1986

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