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Tueurs à gages au cinéma : dans la ligne de mire

Tueurs à gages au cinéma : nettoyeurs à pas de loup

A l’occasion de la sortie du film Hanna pourtant maintes fois repoussée,  focus sur la figure fantasmée des cinéphiles : le tueur à gages. Toutefois, dans un exposé forcément non exhaustif, nous ne naviguerons pas dans l’histoire chronologique de son illustration sur grand écran, mais par les profils qu’il adopte : exécutant au service de l’état, homme de main, spécialiste des contrats professionnels, assassin romantique etc. Silencieux et lunette en place, les tueurs à gages au cinéma : headshot !

Tueurs à gages : chimère ou menace tapie dans l’ombre ?

Agents des services de renseignements, cambrioleurs, passeurs, trafiquants, la liste est longue des meurtriers attirés par l’appât du gain. D’après les informations dont nous disposons, forcément peu nombreuses, le FBI et le London Metropolitan Police enquêteraient sur une centaine d’assassinats attribués aux tueurs à gages, dont les contrats oscilleraient entre quelques centaines de billets verts et jusqu’ à plusieurs dizaines de milliers de dollars. Du mari assassinant sa femme pour toucher l’argent de l’assurance-vie (ou l’inverse !) à affrontement entre gangs, les visages de l’assassin sont par définition multiples et souvent méconnus.

En complément d’activités criminelles plus ou moins variées, la Russie fait office d’Eldorado dans l’imaginaire collectif en matière de bandes organisées et de « services » proposés par diverses organisations mafieuses. Dans les années 90, période faste et lucrative pour les « contrats », on estimait le nombre d’actes attribués aux tueurs  à environ un millier par an.

Organisé, efficace, silencieux, l’image d’Epinal de l’impitoyable agent du Mossad ou de l’élégant  et imperturbable exécuteur américain trouve donc sans doute son origine dans certains faits plus ou moins avérés. Certains attribuent par exemple à ces premiers l’assassinat récent du membre du Hamas : Mahmoud al-Mabhouh. Des secrets de polichinelle qui trouveront donc leur exaltation et leur illustration la plus romancée non loin des salles obscures.

L’assassin au service l’état : entre empathie et condamnation

L’une des figures les plus célèbres restera dans l’imaginaire collectif l’agent au service de la couronne possédant le « permis de tuer ». Bien qu’assez différent dans la symbolique de l’imagerie commune du tueur à gage (implicitement criminel donc), l’assassin au service de l’état incarné avec élégance et jamais égalé par Sean Connery, ou plus récemment par Daniel Craig, reste une figure incontournable du genre. Plus pragmatiquement, on songe également à l’incroyable « requin », ennemi juré de James Bond pourvu d’une mâchoire d’acier.  Tueur aux motivations opposées, celui-ci apparait dans les adaptations cinématographiques de L’Espion qui m’aimait et Moonraker. Inoubliable Richard Kiel

Narcissiste, hautain, séducteur et loyal envers la reine, le personnage de James Bond est donc un passage obligé si l’on considère le genre. On saluera également (ou pas selon l’affect)  le virage des dernières adaptations qui, une fois n’est pas coutume, ne dédouanent pas le célèbre agent de toute critique en personnifiant le danger sous les oripeaux d’une menace planétaire.

Autre figure de proue d’un serviteur de l’état ici devenu électron libre et menacé par ses anciens employeurs : Matt Damon dans la trilogie Jason Bourne.  La Mémoire dans la peau, La Mort dans la peau  et La Vengeance dans la peau nous donnent en effet l’occasion de rencontrer un nouvel et impitoyable exécutant devenu amnésique et retrouvant, face au danger, ses extraordinaires réflexes et facultés d’analyses. Tueur d’élite à la précision chirurgicale, emballé par un récit mêlant habilement action éprouvante, drame romantique, et théorie du complot, ce personnage complexe hanté par ses vieux démons reste un modèle d’écriture.

Evoquons à présent la répétitive figure de ces assassins professionnels, parfois vieillissants, souvent réticents, devant réaliser un dernier coup. Une sorte de baroud d’honneur au crépuscule de leur carrière à l’image par exemple de Clint Eastwood dans le film : La Sanction.

Tueur à gages professionnels : une balle dans la tête !

Autre exemple de personnage habitué des salles obscures donc, le tueur à gages froid et sanguinaire.

Magnifié par Alain Delon dans Le Samouraï (nous y reviendrons ensuite), ou de façon plus anecdotique par Bruce Willis dans  Le Chacal, ce tueur solitaire à l’élégance et au charisme manifeste fait souvent office de démonstration maniérée de savoir-faire.

Brutal comme Charles Bronson dans Le Flingueur  (aka The Mechanic) et son ahurissante séquence d’ouverture (quinze minutes de préparation dans un mutisme total), le comédien trouve ici l’un de ses meilleurs rôles, alliant un certain déchainement de fureur destructrice à une réflexion inattendue dans ce type de métrage. Concentration, précision, et doigté, du grand art ! Bronson réitèrera d’ailleurs l’exploit avec La Cité de la violence où entre autres, une longue scène d’assassinat se trouve sublimée par la musique d’Ennio Morricone.

Difficile de citer toutes les interprétations mythiques de l’assassin, un ouvrage y serait nécessaire.

Nous évoquerons toutefois l’immense Max Von Sydow dans Les Trois jours du Condor, à l’élégance et au calme désormais éternels (il peint des soldats de plomb), ou le non moins talentueux Michael Caine dans le génial Get Carter, (si vous n’avez jamais vu ce bijou, ruez-vous dessus !) en tueur sadique ne connaissant pas la repentance. Le film de Mike Hodges sera d’ailleurs remaké par Stephen T.Kay dans un film ultra référencé fort dispensable. Malgré une photo plutôt efficace et l’interprétation correcte de Sylvester Stallone, l’idée de placer l’action en Californie dessert énormément un film au trop illustre ainé.

Stallone, que l’on se doit également de citer pour son rôle dans Assassins de Richard Donner. Il y campe un tueur professionnel, solitaire face à un jeune « débutant » souhaitant prendre la place de numéro 1, et profiter d’un dernier contrat problématique. Rien de très original donc, malgré une première moitié assez réussie s’étiolant dans une humanisation trop rapide de notre bourrin préféré.

Impossible de passer à côté de l’adaptation décevante du jeu vidéo Hitman porté par un pourtant talentueux Timothy Olyphant (Deadwood) en agent 47. Xavier gens rate le coche et déçoit de nombreux fans.

Deux des plus grands tueurs du grand écran resteront à coup sûr l’impressionnant  Javier Bardem dans No Country for old men des frères Coen et sa méthode… originale,  et le favori de l’auteur de ces lignes : Forest Whitaker dans le méditatif et ultra-maitrisé Ghost dog : La Voie du samouraï. Sorti dans l’hexagone le 06 octobre 1999 et porté par une extraordinaire bande son, le film de Jim Jarmush est autant une réflexion sur l’honneur qu’une démonstration de maestria narrative. Une bombe !

Autre étape forcée dans un dossier traitant des tueurs à gages au cinéma : l’aspect romantique de certaines caractérisations. Abimé par une existence trop contraignante, tourmenté par une conscience trop éprouvée, et volonté de se racheter avant d’expirer son dernier souffle, certaines images cinématographiques du genre s’esquissent parfois avec de gros sabots…

Dans Un Tueur pour cible du pourtant doué Antoine Fuqua : Training Day, malgré la présence de la jolie et disparue des écrans Mira Sorvino et du type à la gueule de l’emploi Chow Yun-Fat, le film manque énormément de subtilité pour emporter l’adhésion. Code d’honneur à bafouer, défense de l’innocent, rébellion contre le boss ou histoire d’amour téléphonée, le film ne dépasse pas son statut d’honnête divertissement.

Comédie noire  et tueurs à gages : une alchimie inattendue

Jolie trouvaille scénaristique, le saupoudrage de comédie à l’intérieur d’un genre autrefois ultra codifié (et très semblable aux « vigilantes ») est souvent, lorsqu’utilisé avec parcimonie, un mélange salvateur efficace. Délaissant les flingues, privilégiant la corde, le poison, et As du contre-emploi, le liquidateur dans la comédie noire déguise les meurtres en suicides et n’a pas forcément la trogne adéquate…

Instructeur d’un apprenti sous les traits de Jean Rochefort dans le film de Pierre Salvadori : Cible émouvante,  ou victime d’une vie personnelle compliquée dans Big Guns de Duccio Tessari avec Alain Delon en 1973, le tueur laisse parfois glisser son masque pour afficher une nature humaine cicatrisée.

Teinté d’humour distancié comme dans Mise à prix ou 8 têtes dans un sac avec le cabotin Joe Pesci, l’essai est parfois transformé grâce par exemple au réussi Confessions d’un homme dangereux du bon cinéaste qu’est George Clooney.

Atypique, l’acteur-réalisateur ne se facilite pas la tâche en adaptant les confessions de Chuck Barris. Animateur télé le jour et tueur pour la CIA la nuit tombée, le script signé Charlie Kaufmann offre un rôle de choix au toujours crédible Sam Rockwell. Bien que les dires de l’écrivain soient difficilement vérifiables, le personnage ambigu oscillant entre récits sexuels hilarants, show man, et faucheur d’âme, est vraiment unique. Casting impeccable, mise en scène élégante, on ne peut que trop vous conseiller cette vision peu banale de l’assassin.

Enfin, impossible de passer à côté de Bons Baisers de Bruges où Colin Farrell et Brendan Gleeson emportent immédiatement l’adhésion dans une ville qui n’a jamais été aussi belle.

Plus anecdotique, le bien nommé Tueurs à gages de George Armitage avec John Cusack et Minnie Driver, dresse un portrait sans fioriture d’un tueur face à ses anciens camarades de classe, et dont l’avenir semble incertain… Dispensable.

L’homme de main : bras vengeur ou tocard irrécupérable ?

Plus éprouvante, malmenée, et souvent parodiée : l’image de l’homme de main tient une place à part dans l’histoire du septième art.  Souvent ultra violent voir tortionnaire, manipulé, gauche et/ou idiot, focus sur quelques interprétations mythiques.

Si beaucoup se souviennent des inénarrables  Lefty du sublime Donnie Brasco ou de Lucca Brazi dans Le Parrain, deux autres illustrations particulièrement réussies viennent immédiatement à l’esprit.

Tout d’abord celle de Chris et Snoop dans la documentée et magnifiquement interprétée série The Wire.  Facétieux et monolithique pour lui, parlant un argot incompréhensible dans un corps d’adolescente pour elle, nos deux compères sont ce qui s’est fait de mieux à la télévision.

Enfin, la plus célébrée et parodiée restera la partition unique dirigée de main de maitre par Quentin Tarantino dans Pulp Fiction. Jules Winnfield et Vincent Vega, respectivement interprétés par Samuel L. Jackson et John Travolta œuvrant pour Marcellus Wallace, nous offrent un sommet de jeu alliant avec brio : retenue, vannes anthologiques, et gouaille inimitable. Palme d’or en 1994, le film est désormais devenu culte.

Tueurs perturbés ou fragiles : quand le vernis s’effrite

Dernière subtilité dans l’approche du personnage, il arrive que la folie ou le désespoir s’empare d’individus qu’une existence ultra-violente a brisé peu à peu. Henry Silva dans le film de Burt Reynolds : L’Anti-gang et le rôle de sa vie, ou Ben Kingsley dans le moins réussi You Kill me en tueur alcoolique, la figure chimérique et fantasmée est parfois victime de ce qui la rend justement attrayante.

Autres introspections réussies : La Mémoire du tueur et son traitement d’un passé violent dont les souvenirs et les actes de bravoure s’effacent peu à peu, ou, auparavant, l’excellent Pacte avec un tueur et un James Woods impérial pactisant avec le diable en vendant son histoire…

Qu’il soit totalement déjanté comme dans The Killer elite  de Sam Peckinpah (pattes d’éf, violence exacerbée et … ninjas !), en péril dans Killing angel, ou crédible et rattrapé par la malédiction familiale dans Little Odessa, le tueur à gage n’est jamais aussi passionnant que lorsqu’il se montre faillible.

Dépressif, sobre, et touchant sous les traits de William H. Macy dans Panic,  il explosera sous les traits de Tom Cruise dans Collatéral.

Réalisé par L’un des plus grands cinéastes en activité : Michael Mann,  cet amateur de jazz, sans crainte ni empathie, se veut en réalité tout sauf ce tueur sans âme qu’il semble incarner au premier visionnage.  Malgré une fin prévisible, cette réflexion sur l’humanité dans une ville théâtralisée reste l’une des plus belles réussites du genre.

Enfin, et avant de refermer ce dossier, petit détour vers le traitement du mythe chez nos amis asiatiques et bien entendu, dans nos vertes contrées.

L’Asie : un regard lucide et assumé

Dans le livret collector du DVD de Guns and talks, Julien Seveon, critique spécialiste du cinéma asiatique œuvrant notamment pour le magazine Mad Movies, offre une approche appétissante dans son ouvrage : « Histoires des tueurs à gages dans le cinéma asiatique« .

Fer de lance d’un cinéma engagé, âpre, et réaliste, le film de Jang Jin mêle avec brio drame, polar et comédie décomplexée. Étude originale sur une amitié mise à rude épreuve à l’intérieur d’un gang, ce ton décalé évite au film de se perdre parmi les innombrables métrages traitant des diverses branches de la mafia asiatique.

Naked Weapon  pour le moins réussi, Time and tide et la grâce de Wu Bai dans l’exécution de son modus operandi, il y a, comme partout, à boire et à manger dans le traitement de la criminalité chez nos amis hongkongais.

Citons également Crying Freeman réalisé par le français Christophe Gans (Silent Hill), A Bittersweet life qui, malgré un classicisme évident, se permet un certain lyrisme bienvenu, ou la série des Street fighter avec Sonny Chiba. Une œuvre ayant fortement influencé  Quentin Tarantino avec son personnage de ninja freelance, redoutable et enragé… Impossible ici de citer tous les visages de l’implacable assassin. Tachez tout de même de jeter un œil aux adaptations live du manga Golgo 13 de 1973 avec Ken Takakura, et en 1977 avec le précité Sonny Chiba.

Enfin, demeure le mètre étalon indétrônable :The Killer. Malgré un scénario  frôlant la mièvrerie, le film de John Woo est un indispensable pour tout cinéphile averti. Hero, Fulltime killer, Exilés, Election… L’assassin est partout en salle en Asie et demeurera assurément l’un des fers de lance de l’industrie du divertissement.

Le sniper sous la bannière tricolore

Impossible en effet de réaliser tel dossier sans évoquer les deux célèbres exemples français  que sont Nikita et une Anne Parillaud absolument parfaite dans le rôle, et le souvent cachetonnant Jean Reno qui trouve avec Léon son plus beau rôle. Aidé par des scénarios captivants, Luc Besson réalise deux des tueurs les plus définitifs du cinéma hexagonal.  Attention toutefois à ne pas oublier l’ancienne école !

Nous avons évoqué plus haut Le Samouraï de jean Pierre Melville sorti en 1967. Tout aussi mythique : Le Professionnel, incarné par un Belmondo au firmament en tueur d’état capturé et lâché par sa hiérarchie, n’a aujourd’hui rien perdu de sa force psychologique. Un destin tragique face à la raison d’état.  Ce même Belmondo brillera également dans L’Alpageur de Philippe Labro, lancé à la poursuite de l’ennemi public numéro 1 : l’épervier.

The Marseille contrat avec Anthony Quinn, Un Homme est mort et son duel inégal mais souvent intéressant entre Jean Louis Trintignant et Roy Scheider, ou L’ Emmerdeur d’Edouard Molinaro en 1973 avec Lino Ventura et Jacques Brel, ne sont que quelques bandes d’un genre souvent fantasmé dans l’hexagone. Pas forcément dans les us et coutumes de notre pays, l’imagerie du tueur à gages réussit donc finalement à accoucher de quelques coups de maîtres.

Plus récemment, nous citerons La Tueuse de Rodolphe Tissot, ou Requiem pour une tueuse de Jérôme Legris et son héroïne blonde platine glaçante au milieu d’une histoire de gros sous. Enfin et finalement peu connu : Le Choc de Robin Davis évoque avec intelligence l’idée de retraite chez les gangsters…

Pour le meilleur ou pour le pire : une balle dans le mille ?

Phone game et son pitch Hitchcockien, El Mariachi de Robert Rodriguez, ou L’Honneur des Prizzi de John Huston avec Nicholson en homme de main d’une famille mafieuse dans une satire teintée d’honneur sur fond de trahison, voilà quelques classiques à réviser.

Ajoutons à cela : The Matador avec Pierce Brosnan, l’acteur y traversant  un hall d’hôtel en slip et santiags, ou The Hit de Stephen Frears en 1984 qui, malgré un traitement peu conventionnel, échappe de peu à l’ennui grâce à une dernière partie salvatrice.

Autres illustres exemples : La Vierge des tueurs de Barbet Schroeder ou L’Ami américain méritent également le coup d’œil. Dans ce dernier, adapté d’un roman de Patricia Highsmith, Bruno Ganz, condamné, effectue lui un contrat afin de mettre sa famille à l’abri.

Nous achèverons ce tour d’horizon des pépites à ne pas manquer avec, sans doute, deux des plus belles épopées de cette figure fantasmée dans l’histoire du septième art. Les Tueurs de Siodmak d’après une nouvelle d’Ernest Hemingway, et sa relecture urbaine et nihiliste : A Bout portant de Don Siegel.

Il arrive malheureusement que la balle manque sa cible… Inutile en effet de  s’attarder sur les comédies poussives que sont par exemple Mon Voisin le tueur ou Le Mexicain. Même constat pour le récent  et très ennuyeux The American ou Silent Trigger avec Dolph Lundgren. Enfin, The Line, DTV au casting 4 étoiles (Danny Trejo, Ray Liotta, Andy Garcia…) et ses inserts risibles finira sans doute sa course au fond des bacs à soldes… La palme reviendra à l’indicible H.S avec Dieudonné…

Les projets à venir

Notez que le redevenu bankanble Mickey Rourke incarnera un tueur à gages opérant pour la mafia dans The Ice man. Frappé du sempiternel et rébarbatif sceau « inspiré d’une histoire vraie », le film racontera l’histoire de Richard Kuklinski, père de famille dans une banlieue paisible du New Jersey le jour, et assassin opérant la nuit tombée durant près de 40 ans !

Mort de cause naturelle en prison, celui-ci avoua pas moins de 200 homicides ! Frère d’un violeur-meurtrier connu des services de police, cette force de la nature : 1m95 pour 135 kg, n’en était pas moins cruel. Notre assassin filmait par exemple ses victimes alors que celles-ci se faisaient dévorer par des rats… Sympathique.

Quant à son surnom d’Ice Man, on vous laisse deviner l’endroit où il conservait ses victimes… Glaçant !

Catch .44 verra lui s’affronter Bruce Willis, la très jolie Kate Mara, ou le talentueux Forrest Whitaker. Pour sa première réalisation, Aaron Harvey fait s’entrecroiser les destins inhabituels de trois jeunes femmes côtoyant un parrain du crime organisé (Willis), ou un assassin notoire : Whitaker.

Une nouvelle fois, Sylvester Stallone revêtira les habits d’un tueur, contraint de faire équipe avec un jeune flic afin de démanteler un complot. Mis en scène par Wayne Kramer : Headshot sera sans nul doute proche du « buddy movie » si cher à nos voisins d’outre atlantique.  On attend toutefois un minimum de brutalité eu égard à un genre pas forcément porté sur l’humour.

Enfin, Jason Statham a repris il y a peu le rôle de Charles Bronson dans le remake de The Mechanic sorti en 1972. Quant à l’approche du rôle, celui -ci déclare : «C’est difficile avec un remake de ne pas tenter de répéter quelque chose et, en même temps, de vouloir rendre hommage à la première mouture» (…) «J’ai essayé de ne pas regarder le film et d’être ainsi influencé par la performance de Bronson. Comme j’avais vu le film il y a quelques années, ce n’était pas très frais dans ma mémoire, ce qui était probablement une bonne chose ». Dommage que le film se contente de recycler les thèmes de l’original en les appauvrissant systématiquement…

Figure transgressive aux mille visages, de la mine patibulaire venue du polar, à l’assassin chirurgical et silencieux, la figure du tueur à gages fait fantasmer l’industrie du cinéma depuis le Scarface d’Howard Hawks. Du film de mafieux, en passant par le western avec El Chuncho,  ou le chambara mercenaire avec les Baby Cart, le chemin semble tout tracé pour que son viseur nous garde en ligne de mire de nombreuses années durant.

D’Assassin(s) de Matthieu Kassovitz, en passant par Les Sentiers de la perdition de Sam Mendes, une certitude toutefois : une fascination souvent morbide pour une figure condamnable, drapé sous divers artifices scénaristiques destiné à rendre acceptable cette catharsis… Un coup d’œil dans le miroir semble donc nécessaire pour une société qui semble magnifier ses truands.

Bonus dossier : Les meilleurs tueurs de fiction

Dans les mangas, comics et bandes dessinées :

Bullseye dans Daredevil
Tao Pai Pai dans Dragon Ball
Golgo 13 dans le manga éponyme
Zabuza Momochi dans Naruto
Harry Henke dans Largo Winch
Ryo Saeba dans City Hunter

A la télévision :

Jessica Sanders dans Heroes
L’homme à la cigarette dans X-Files

 

Dans la littérature :

James Raven dans Tueurs à gages de Graham Greene
Urbain dans le Journal d’Hirondelle d’Amélie Nothomb
Solo dans le jeu de rôle Cyberpunk 2020 de William Gibson

Dans les Jeux vidéo :

47 dans la série Hitman
Rubi Malone dans Wet
Nina Williams dans la série Tekken
Altaïr et Ezio dans la série Assassin’s creed

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