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Conan : le barbare aux mille visages

A l’occasion de la sortie du film de Marcus Nispel le 17 août prochain, la rédaction d’Excessif poursuit son tour d’horizon de l’univers du puissant cimmérien Conan, et vous propose aujourd’hui un panel forcément non exhaustif de ses diverses illustrations. Et comme vous allez le découvrir, ça foisonne !

Les origines littéraires
Personnage de fiction, le colosse barbare voit le jour en 1932 dans une nouvelle de l’écrivain Robert E Howard. Publiée dans le pulp Weird Tales (magazine pour lequel écrivit notamment le maitre du fantastique H. P Lovecraft), le récit, faisant suite aux aventures de : Kull, le roi barbare, s’inscrira dans l’émergence du genre littéraire qu’est aujourd’hui devenu  l’heroic-fantasy. Inscrites dans un passé mythique : l’Age hyborien, les aventures de Conan naviguent en des temps perdus, entre l’essor de certaines civilisations antiques et la chute fantasmée de l’Atlantide.

Venu d’une contrée obscure appelée Cimmérie (que l’écrivain lie à une région historique proche notamment de l’actuel Iran), le barbare se veut descendant des Gaëls irlandais. Influencé par l’auteur précité ou certaines de ses lectures mythologiques, l’écrivain entremêle avec talent : récits historiques fictifs (approximativement entre -14000 et la fin du paléolithique supérieur), explosion de violence destructrice, et souffle épique cathartique. Pour Patrice Louinet, dans son ouvrage : Hyborian Genesis : Part 1, The Coming of Conan the Cimmérian, l’intention d’Howard était de : « fusionner en un tout cohérent ses aspirations littéraires et les puissants éléments physiques et autobiographiques qui sous-tendent la création de Conan ».
Géographiquement complexe eu égard à de nombreuses parties du globe renommées par l’auteur, narré dans un désordre « cohérent », si l’on adopte le postulat du héros racontant ses exploits sous la plume de l’écrivain, les aventures de Conan le barbare connurent depuis une renommée grandissante.

Suicidé l’année suivant l’abandon du personnage après seulement trois ans d’écriture, Howard offrira au monde une vingtaine de nouvelles sur le cimmérien. Certaines devinrent des classiques, comme par exemple Au-delà de la Rivière Noire, Les Clous Rouges ou La Tour de l’Eléphant. Alternant avec brio légèreté stylistique et pessimisme grandissant (métaphore évidente de l’état dépressif de l’auteur), le créateur du barbare laisse échapper sa vision décadente et désenchantée d’une civilisation qu’il considère comme futile.

Réinterprétations et actualisation du mythe
Après la mort prématuré de l’écrivain, Lyon Sprague de Camp (1907-2000) : biographe, écrivain, et ami d’Isaac Asimov, réactualise le mythe, compile certaines nouvelles pour en faire des ouvrages, et réécrit même certaines d’entre elles ! Malheureusement, la multiplication de ceux-ci et l’émergence de leur aspect pastiche, font de l’ancien guerrier agile et déterminé : un indigent parodique… Cette situation mêlant influence howardienne,  héroïnes dévêtues, et perte de la superbe d’un homme autrefois sans concessions, vont pourtant faire exploser le guerrier sur la scène internationale… Entre brouillard d’éditeurs et mystères quant à l’originalité de certains manuscrits, le héros a depuis fait l’objet de nombre de transpositions, adaptations, et relectures… Nouvelles donc, mais aussi romans, et plus récemment bandes dessinées, ont donc largement rendu grâce au mythique barbare.

La puissance du dessin
Marvel Comics chez nos voisins d’outre atlantique, ou Bragelonne dans l’hexagone pour la publication des textes originaux, les sources pour découvrir les aventures de l’indestructible cimmérien sont donc aussi nombreuses que confuses… Concernant les BD, Marvel puis Dark Horse, publiées aux éditions Lug et Arédit/Artima dans notre beau pays, se font mètres-étalons de l’illustration crayonnée. Celles-ci parurent, à leurs débuts, dans de petits formats nommés « démons » : des comics en noir et blanc réservés aux adultes. Mais impossible ici de citer les innombrables apparitions du barbare dans le monde de la BD. Sachez toutefois qu’il fut publié, pour la première fois, par un Stan Lee pourtant réticent sous la plume du dessinateur britannique  Barry Windsor-Smith, puis, après une vingtaine d’épisodes flamboyants, par le désormais mythique John Buscema.
De la série principale : Conan The Barbarian, naitront The savage Sword of Conan (plus adulte et en noir et blanc), et King Conan  au titre suffisamment évocateur… La série originale, après 120 épisodes pour l’auteur Roy Thomas, ne survivra pas au départ du dessinateur culte lors du numéro 275. Ainsi, depuis 1997, plusieurs séries virent le jour… Conan The Barbarian chez Marvel en 3 épisodes, Conan chez Dark Horse depuis 2004, ou plusieurs one-shot, comme Conan and The Song of the Dead.


Pour y voir plus clair

Nous vous conseillons donc de vous procurer en premier lieu : les écrits originaux réédités à partir de 2007 sous la direction de Patrice Louinet. Puis, avant de passer aux différentes BD, d’étudier, par souci d’exhaustivité, l’anthologie chronologique en huit volumes de Lin Carter : plume inégale autoproclamé « collaborateur posthume »… Pour vous simplifier la tâche et savoir si la prémonition le faisant roi d’un grand royaume se révèlera exacte, sachez également  que les nouvelles sont parues en France, rééditées par J’ai Lu, avec des couvertures du célèbre dessinateur Franck Frazetta. Certains romans posthumes ensuite, augmentés des versions de L Sprague de Camp, ou adaptés par de nouveaux auteurs comme Conan le barbare d’après un scénario de John Milius et Oliver Stone en 1981, ou Conan le triomphant de Robert Jordan, méritent le coup d’œil. Vous pourrez enfin  achever votre expertise avec les anthologies « orientales », fantastiques, et les cycles de Solomon Kane ou Bran Mak Morn. Sorcellerie, adorateur du dieu serpent ou paternité ? Il vous incombe désormais de vous plonger dans ces pages pour en savoir plus !

Un barbare dans les salles obscures
Alors que les ouvrages ayant pour tronc commun (sic) le colosse barbare sont légion, il suffira d’un seul métrage pour faire entrer l’inoubliable guerrier au panthéon des figures héroïques du cinéma fantastique mondial : Conan le barbare de John Milius. Prévu comme une franchise à ses débuts, la saga Conan le barbare ne connaitra pourtant que deux illustrations officielles sur grand écran. Adaptation de plusieurs nouvelles de l’écrivain, la version écrite à quatre mains entre John Milius et Oliver Stone, demeure sans conteste l’une des plus grandes réussites des différentes visions des aventures épiques du cimmérien. Révélant aux yeux du monde la future star mondiale : Arnold Schwarzenegger (Terminator, Predator, Total recall), le film de John Milius parvint à merveille à donner vie au puissant guerrier.

Pas forcément la plus fidèle des visions si l’on considère les écrits d’Howard (le guerrier n’est pas une montagne bodybuildée de deux mètres, et doit plus sa musculature au maniement de l’épée allié à une certaine souplesse), l’interprétation monolithique et distanciée de l’acteur fait pourtant enter le personnage dans l’imaginaire collectif. Culturiste charismatique, l’Autrichien éveille l’intérêt d’Edward Pressman et Ed Summer qui, en le voyant dans le documentaire Pumping iron, détectent le potentiel de l’armoire normande. Après l’éviction d’un des scénaristes de la bande-dessinée, c’est donc au réalisateur de Wall Street ou U-Turn qu’échoit le script. Vision homérique d’une franchise à la James Bond, le jeune scénariste n’a malgré tout pas encore les épaules pour magnifier un tel projet. Après les refus de Ridley Scott ou Alan Parker, c’est donc, en parallèle à l’arrivée du célèbre producteur Dino de Laurentiis, aux mains du contesté réalisateur John Milius qu’est confié le film.

Réalisateur du long métrage : Le Lion et le vent, scénariste choc d’Apocalypse now ou Dirty Harry, le cinéaste, taxé de réactionnaire, abandonne pourtant son projet en cours : une histoire de trappeurs au 19e siècle. Il collaborera ainsi au scénario pour aboutir du chef d’œuvre que l’on connaît aujourd’hui. Travaillant avec Ron Cobb et William Stout pour le design (Alien), le cinéaste convoque des visions perses, mongoles, ou vikings de ce monde fantasmé. Y adjoignant certains influences bienvenues comme les films de sabres japonais, et notamment Les Sept samouraïs d’Akira Kurosawa pour les techniques de combat, le réalisateur explose les rétines en ce jour béni par Crom du 7 avril 1982. 129 minutes d’une épopée vengeresse unique, bercées par un onirisme envoutant.  L’on y croise ainsi certaines figures mythiques du septième art, comme James Earl Jones ou Max Von Sydow, certains parallèles plus ou moins évidents avec l’impitoyable stratège mongol : Genghis Khan, la véritable dépouille d’un vautour, ou encore  le serpent de la tour de Seth, automate hydraulique de quatre mètres de haut !
De ce conte macabre d’un enfant impuissant assistant au massacre de ses parents et, devenu esclave enchainé à la roue de la douleur, acquérant une musculature hors du commun pour gagner sa liberté : John Milius réalise sans doute l’un des plus grands films d’héroic-fantasy jamais vu au cinéma. Près de 30 ans après sa sortie, le film est en effet toujours aussi fascinant.  Porté par le souffle wagnérien d’une partition parfaite du regretté Basil Poledouris, de la voix caverneuse inoubliable de Thulsa Doom, ou d’une violence frontale assumée, le film est certes d’un nihilisme porté en étendard mais n’a depuis, connu aucune commune mesure en termes de flamboyance et de souffle épique. Un conte nietzschéen inoubliable et aux visionnages infinis…

Une suite indigeste
Inutile malheureusement de s’étendre plus que de raisons sur la seconde adaptation cinématographique des aventures de Conan. Alors que toute l’équipe : réalisateurs, scénaristes ou acteurs, souhaitent développer le personnage au cinéma, Arnold Schwarzenegger dévoile qu’il a, en réalité, signé un contrat l’engageant pour cinq films.
Malheureusement, ces bonnes intentions semblent s’être évanouies lorsque le 29 aout 1984, Richard Fleischer succède à John Milius.

Pourtant talentueux réalisateur de Vikings, Tora ! Tora ! Tora ! ou Soleil vert, le metteur en scène, il est vrai doté d’un budget 3 fois moins important que son prédécesseur, passe à la moulinette l’aspect lugubre et la caractérisation des personnages. Succession de gags balourds, le film narre désormais l’histoire d’un Conan garde du corps, escorte de la princesse Jehnna, chargée d’aller voler la corne du dieu Dagoth. Conan recevra ainsi en récompense le retour à la vie de sa bien-aimée Valéria.

Fétichiste, parodique, ou cabotin (voir la partition de l’insupportable Grace Jones), le film trahit un script pourtant plus proche des écrits dont il s’inspire que le premier opus. Exagérément kitsch, le traitement du propos vise à côté de la plaque.
Plus proche d’une série Z que d’une honnête et inspirée pellicule de genre, le film aligne les moments de déception comme une provocation involontaire (espérons-le !) aux aficionados du cimmérien. Teinté d’un érotisme homosexuel surprenant, et plus proche d’un énième Maciste fauché que du crépusculaire film de Milius, cette nouvelle adaptation fait peine à voir. Et ce ne sera malheureusement que le début de la descente aux enfers…

Quand l’inspiration fait défaut
En effet, bien que celle-ci ne porte pas l’appellation du puissant barbare, la dernière apparition en date d’Arnold Schwarzenegger portant le pagne lorgne ainsi énormément du côté des deux précédentes adaptations. Pourtant, à l’origine, Kalidor : la légende du talisman, se voulait une vision nouvelle d’un autre fameux personnage de Robert E Howard : Red Sonja. Le titre ayant été modifié par des distributeurs français peu scrupuleux, ceux-ci préférèrent sortir le film en axant la publicité sur le personnage joué par Schwarzy…
Car malgré la qualité plus que discutable de Conan le desctructeur, celui-ci connut un relatif succès commercial. On retrouve donc le sempiternel colosse autrichien, un an après sa dernière apparition, dans un film une nouvelle fois très décevant…Valeureux combattant, celui-ci fait ici équipe avec Red Sonja, une guerrière souhaitant venger la mort de ses parents, tués par la reine Gedren… Peu inspirée, force est de constater que malgré ses bonnes intentions, et la sculpturale Brigitte Nielsen,  cette fable bien trop primaire ne reste pas en mémoire très  longtemps. Reste à attendre avec fébrilité la prochaine relecture avec Rose McGowan…
Enfin impossible de ne pas citer en 1997 : Kull, le conquérant de John Nicolella, avec Kevin Sorbo. Plus qu’une pâle copie, le film possède aujourd’hui une réputation de nanar culte !

Quand la télévision fait les yeux doux au cimmérien
Alors que le septième art ne réitéra pas l’exploit de John Milius quant à l’illustration réussie du barbare légendaire (jusqu’ici…), la télévision tenta elle aussi, d’illustrer avec talent les récits épiques howardiens. Mais que ce soit sous la forme d’une série animée datant de 1992 (2 saisons et 65 épisodes) : Conan l’aventurier, d’abord diffusée sur M6 et toujours visible sur la chaine Game one, ou sous les atours du projet Conan : Red Nails, à l’aboutissement plus qu’incertain, il semble que l’animation ne soit pas parvenu à retranscrire toute la fureur du personnage… Mais qu’en est-il des projets télévisés ? Malheureusement, le résultat se veut toujours aussi peu probant… Du téléfilm de 1998 : Conan the adventurer de Martin Denning et Mark Roper ou, l’année précédente et avec les mêmes acteurs, la série avec Ralf Moeller (deux fois Monsieur Univers), nulle question ici de restituer avec brio les écrits howardiens.

Beaucoup trop édulcoré, cette vision tout public peine à faire oublier le film de Milius. Un maigre budget ou des décors bien trop cheap finiront d’entériner le destin d’une série qui fera ses adieux au bout d’une unique saison. Un pilote et 20 épisodes plus tard, la série s’achève donc pour ce qui reste la dernière apparition du puissant barbare sur les écrans… jusqu’au 17 aout prochain !

 

Conan : quand le barbare se fait ludique !
Impossible en effet de refermer ce dossier, sans évoquer les avatars virtuels et divers jeux de rôles permettant aux quidams de se mettre dans la peau du puissant guerrier !
Des clins d’œil plus ou moins assumés que furent Golden Axe  (beat them’ all sorti en 1989 sur pc, consoles et bornes d’arcade) et l’un de ses personnages plus que similaire, au Simon Belmont de Castlevania, lui aussi fort ressemblant, les références au barbare sont plus que nombreuses dans l’univers des jeux vidéo. Nous nous focaliserons toutefois sur certaines d’entre elles.

En effet, bien qu’il y eût des versions sur disquettes et les premiers Apple en 1984, ou en 2004 sur PC, Game Cube et Playstation 2, sous la forme d’un jeu d’aventure-action édité par TDK Mediactive Europe, deux d’entre elles marquèrent plus intensément les esprits. Tout d’abord Conan en 2007 : édité par THQ et jouable sur Xbox 360 et Playstation 3. Jeu d’action-aventure brutal et épique se déroulant dans un univers fantastique où s’affrontent forces du bien et du mal, celui-ci propose de vivre les aventures du cimmérien en affrontant de nombreux ennemis menaçants de détruire le monde. Toutefois, malgré des éléments destructibles, une pléiade d’armes et un fort potentiel, le jeu, en raison d’une réalisation inégale et d’un gameplay perfectible, laissera un gout d’inachevé.

Mais le plus récent et le plus célébré d’entre eux reste sans nul doute : Age of Conan : Hyboran Adventures sorti en 2008. Jeu de rôle en ligne massivement multijoueur et désormais « free to play », le  jeu sur pc édité par Funcom se veut le plus fidèle aux écrits. Situé à une époque d’affrontements de clans et de magie noire, le jeu oppose la violence brute du barbare à la force mystique des nécromanciens. Franche réussite de par son coté très adulte, une durée de vie immense, ou des graphismes de qualité, sachez par exemple que sa prochaine extension : Age of Conan : The Savage Coast of Turan, permettra de prolonger l’action, 20 ans après les évènements narrés par le film de Marcus Nispel ! Nouveaux monstres, donjons ou armures, voilà enfin le pendant vidéoludique au film de Milius ! Enfin, si vous envisagez votre avenir sous les traits d’un rôliste, sachez qu’un nombre exponentiel d’aventures vous attendent au regard des innombrables ouvrages du genre. Conan : le jeu de rôle bien sûr, aux éditions Atlante, vous propose par exemple : créations de personnages ou règles détaillées pour le combat et la sorcellerie.

Plus anciennes, les éditions éditées en anglais par TSR de David Cook (1985), ou en 1989 de Curtis M.Scott pour Steve Jackson Games, sont-elles à réserver aux fans les plus hardcores !
Dernière pépite : le très beau jeu de plateau d’Edge Entertainment. Situé dans le désormais célèbre âge hyborien, fort de 170 figurines et d’une destinée unique où vous incarnerez l’un des dirigeant d’une des quatre puissances majeures, le jeu propose des actions aussi diverses que l’utilisation de la diplomatie, de la sorcellerie ou du combat. Un système de jeu basé sur une alliance de dés du destin et de cartes, naviguant à travers les  eaux troubles des nouvelles howardiennes. Un must !

Voilà, maintenant que vous savez (presque) tout sur votre découpeur de têtes préféré, libre à vous de dénicher vos propres trouvailles et de faire votre propre best-of d’adaptations.

Pour l’auteur de ces lignes, ce sera Les Barbarians, monument de bisserie jouissive !Bonus dossier : quelques pistes parodiques…
Lire les romans de Terry Pratchett traitant du Disque-monde
Lire Konnar le barbant aux éditions Bragelonne
Lire la bande dessinée Thrud the Barbarian
Lire la bande dessinée Captain Biceps
Regarder les courts-métrages Conan III
Jouer au jeu sur pc Comic Jumper
Ecouter la saga audio Le Donjon de Naheulbeuk

Bibliographie conseillée (par éditeur) :

Bragelonne : Conan le Cimmérien, volume 1 (1932-1933) – Conan : L’Heure du dragon (1934) – Conan : Les Clous rouges (1934-1935)
Marvel Comics (VO) : Conan the Barbarian #1-275 et annuals 1-12 (1970-1993) The Witch Queen of Acheron (1985) Conan the Barbarian – Movie special #1-2 (1982)
Dark Horse Comics (VO) The Frost Giant’s Daughter – Conan and the Jewels of Gwahlur – The Chronicles of Conan : Tower of the Elephant
Arédit/Artima Le Temple de la mort (1977) – La Nuit de la gargouille (1979) – Les Clous rouges (1983) – L’Anneau de Rakhamon (1985)
Les Humanoïdes Associés Les Clous rouges (1976)
Lug et Semic Le Colosse noir (1976) – L’Encyclopédie Conan (2007)
Soleil Anthologie Conan T1 à T3 (2003 à 2006)  – Intégrale Conan volumes I à IV (2004 à 2005)

 

Conan réalisé par Marcus Nispel, à découvrir le 17 août dans les salles.

 

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