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Le singe au cinéma

 

Dans la mémoire du cinéphile de bon goût, les premières images venant à l’esprit quant à l’illustration du singe au cinéma sont celles de 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick . L’aube de l’humanité comme si vous étiez, un sentiment d’humilité et de grâce jusque-là inégalé, difficile de faire plus extatique… Tâchons toutefois de relever le buste par-dessus les hautes herbes et de découvrir les alentours de la planète cinéma. À l’occasion de la sortie le 10 août 2011 de La Planète des singes : les origines, la rédaction d’Écran Large vous propose d’identifier les différents visages du primate sur grand écran.

L’ami du cinématographe

Les premières apparitions de singes, chimpanzés, et autres bonobos au cinéma remontent à la première partie du siècle dernier. Tour à tour violente, intelligente, tendre ou infectieuse, l’empreinte de cet animal dans laquelle celle de l’homme semble parfois se confondre s’est toujours voulue aussi significative qu’évocatrice.

Dans Tarzan, l’homme singe de W.S. Van Dyke en 1932, le mythique Johnny Weissmuller se hisse dans les arbres à la manière de son modèle. C’est ça, en le singeant (sic)…

Associé à Tarzan dans l’imaginaire collectif, le chimpanzé Cheeta n’apparaît pourtant dans aucun des romans originaux d’Edgar Rice Burroughs. Tout juste un compagnon appelé N’kima fait-il son apparition dans les derniers ouvrages. Alors que le film donnera lieu à une longue franchise (voir notre dossier sur les rôles d’une vie si le personnage incarné par Weissmuller vous intéresse), plusieurs mythiques représentations marquèrent leur époque respective.

Jiggs II, chimpanzé mâle dressé par Tony et Jacqueline Gentry, puis Jitts, prétendu véritable Cheeta, accompagnèrent donc de longues années durant le célèbre nageur austro-hongrois. A partir du second et durant une douzaine de longs-métrages, le fidèle compagnon de l’homme-singe  s’imposera ainsi dans l’imaginaire collectif. Il apparaitra ainsi pour la première fois dans les salles obscures dans Tarzan et sa compagne en 1934. Mimétisme et gags plus ou moins inspirés, celui-ci achèvera sa carrière de faire-valoir dans une inévitable indifférence.

Beaucoup plus loin dans le temps, Greystoke fait office d’image d’Epinal quant à la représentation fantasmée du singe sur grand écran. Dans le film d’Hugh Hudson, un navire surpris par la tempête s’échoue sur les côtes d’Afrique équatoriale. Rescapé du naufrage, un couple d’aristocrates donne alors naissance à un garçon dans cette jungle hostile qui sera recueilli par une guenon le substituant à son petit décédé. Dans le rôle titre, Christophe Lambert tient peut être là le rôle de sa vie. Il est un magnifique représentant du seigneur de la jungle. Porté par un casting d’acteurs shakespeariens convaincants, le film traite avec brio les thématiques d’acclimatation ou d’intégration et magnifie les maquillages du génial Rick Baker

Impossible enfin si l’on souhaite évoquer les origines cinématographiques de cette figure unique, de ne pas évoquer les monstres de la Hammer, les films de la firme Universal, ou toute autre production (souvent fauchée), synonyme de prémices au cinéma de genre (devant l’entreprise illusoire de tous les citer, nous vous conseillons toutefois la lecture des ouvrages de Jean Pierre Putters en trois volumes : Ze Craignos Monsters).

Récemment édités en DVD chez BACH FILMS : La Fiancée du gorille de Curt Siodmak, et Le Singe tueur de William Nigh, vous permettront toutefois d’entamer votre nouveau violon d’Ingres par un double programme de qualité.

Dans le premier, Barney Chavez travaille dans une plantation au cœur de la jungle sud-américaine. Il tue son employeur afin d’épouser sa jeune veuve, Dina. Mais il ignore qu’une autochtone a été témoin de son crime et lui a jeté un sort. La nuit venue, Barney se transforme alors en gorille, perdant totalement le contrôle de son corps et de son esprit.

Dans Le Singe tueur, le docteur Adrian, un scientifique de renom, cherche à mettre au point un vaccin contre la maladie qui a emporté sa femme et sa fille. Obsédé par ses recherches, le savant fou ne reculera devant rien pour se procurer le précieux fluide spinal humain dont il a besoin pour son sérum… Boris Karloff, Lon Chaney Jr., voilà deux jolis films au charme éternel.

Dernier plaisir coupable : Konga de John Lemont en 1961. Dans cette improbable pellicule de genre, un savant fou transforme un chimpanzé en un gigantesque gorille qui terrorise Londres. Jouissif !

Comédie potaches : l’apanage du film de primates ?

Difficile pour la science de définir précisément à quelle espèce le singe appartient réellement. Alors que le premier à avoir soutenu que les primates pouvaient être apparentés aux hommes, fut Giulio Cesare Vanini au XVIème siècle, il semble cette fois comme évidence la plus immédiate que l’utilisation de l’animal dans le 7ème art soit pour beaucoup synonymes de gags balourds et d’humour bas du front…

Une hominisation comme principale trouvaille scénaristique,  difficile de faire plus confondant…

Mookie d’Hervé Palud avec Eric Cantona et Jacques Villeret, Le Singe funky d’Harry Basil avec Seth Adkins, même le grand Clint est tombé dans le panneau, mais avec classe, avec Ça va cogner en 1980.

Ayant pris le parti de vous épargner un interminable paragraphe consacrant les purges habitées de grimaces simiesques, tâchons toutefois de citer deux exemples plus contemporains et pour le moins « tolérables ».

Tout d’abord Marcel, singe de Ross dans la série Friends, prétexte à de nombreuses situations cocasses et franchement réussies, et plus récemment Very bad trip 2, où nos trois galériens kidnappent par mégarde un singe…dealer ! Voilà qui pimente un peu les sempiternelles dégustations de bananes.

Nous citerons enfin trois des comédies les plus célèbres en la matière. Dunston, panique au palace sorti en 1996 et réalisé par Ken Kwapis, Mon ami Dodger paru en 1995 dont je vous laisse le plaisir d’apprécier la sublimissime affiche ci-dessous, et  enfin Mon ami Joe.

Dans ce dernier, un gorille géant orphelin vivant au cœur des montagnes Pangani d’Afrique centrale reporte son affection sur l’intrépide Jill Young… Budgété à 49 millions de dollars, ce film d’aventures familial divertit grâce à la présence de la sculpturale Charlize Theron et à un impressionnant gorille plus vrai que nature.

Plus anecdotiques, les apparitions de singes… particuliers, dans les films George de la jungle avec Brendan Frazer, et Hamburger film sandwich, réservent tout de même de savoureux moments.

Drame, documentaire : l’émotion sous les oripeaux simiesques

Attendrissants, drôles, imitateurs, l’image du singe dans l’imaginaire collectif est également synonyme de grosse peluche et de compagnon en devenir.

Dans son documentaire Le Peuple singe sorti le 14 juin 1989, Gérard Vienne condense les  cinq années d’efforts et de tournage nécessaires pour approcher les différentes espèces. Macaque japonais ou ouakari chauve d’Amazonie, le film surprend et fait naitre une réelle empathie.

Plus proche de nous, sorti le 30 mars 2011 et réalisé par Alain Tixier, Bonobos marche sur les pas de certains de ses illustres ainés. En effet, difficile pour un documentaire animalier de se tailler une part du gâteau dans la jungle des sorties. Et contrairement aux productions du même acabit concoctées par Jacques Perrin, Bonobos a bien eu du mal à trouver son public (seulement 76081 spectateurs). Dommage tant en recréant Lola Ya Bonobos, un espace protégé pour une espèce de plus en plus menacée, Claudine Andrée a su faire preuve d’un discours pédagogique jamais moralisateur.

Beaucoup plus romancé, Congo et ses 50 millions de dollars de budget laisse lui, en 1995, un goût sacrement contrasté dans la bouche… Semblables aux Morloks de George Pal dans La Machine à voyager dans le temps, les méchants gorilles sont les stars malheureuses d’un film raté qui freina les ardeurs de mise en scène d’un des proches de Spielberg, le producteur Frank Marshall.

Enfin, l’inévitable Gorille dans la brume de Michael Apted avec Sigourney Weaver fait aujourd’hui  office de passage obligé. Evocation intense de la vie de la célèbre anthropologue Dian Fossey  (aujourd’hui enterrée dans le territoire des gorilles), le film prend pour cible celle qui consacra sa vie à l’étude et à la sauvegarde des primates. Sauvagement assassinée le 26 décembre 1985, ce destin tragique laissera un souvenir ému à de nombreux spectateurs de l’époque.

De la peluche à l’impitoyable prédateur

Loin de l’image d’Epinal du tendre petit ressemblant à s’y méprendre à un nourrisson, le singe dans son illustration sur grand écran s’est également rendu célèbre grâce à certains métrages plus ou moins effrayants.

Alors que dans Projet X, le gendre idéal au visage d’ange Matthew Broderick décide de sauver des singes maltraités dans le cadre d’expérimentations militaires, il arrive que ceux-ci décident de ne plus courber l’échine et de montrer les crocs.

Responsable de la contamination des Etats-Unis par une variante du virus Ebola (on songe inévitablement au rat-singe de Braindead), le singe est, dans Alerte ! de Wolfgang Petersen, annonciateur de désastre.  Film « course contre la montre » autant que pellicule jouant sur des peurs d’éradications et de contaminations, le métrage, malgré de sérieuses invraisemblances, possède un très efficace récit grâce notamment à un tempo sans temps mort et un casting quatre étoiles : Rene Russo, Dustin Hoffman, Morgan Freeman et Kevin Spacey.

Versant beaucoup plus dans l’épouvante : Blood monkey de Robert Young et son histoire de voyage de fin d’étude dans la jungle africaine n’est malheureusement  pas ce qu’on appelle une franche réussite. Nous préfèrerons de loin citer le terrifiant Shakma (synonyme de VHS cauchemardesque pour l’auteur de ces lignes…), sorti en 1990 avec Christopher Atkins. Sordide histoire de babouin rendu fou suite à une opération expérimentale, ce dernier sème la mort dans une école de médecine la nuit durant. Glaçant !

Enfin, impossible de ne pas citer deux des fers de lance du cinéma fantastique : Link et Incident de parcours de papy Romero.

Dans le premier, une jeune étudiante en zoologie devient assistante d’un éminent anthropologue vivant en compagnie de trois chimpanzés dans une austère demeure. Prix spécial du jury à Avoriaz en 1986, le film, bien aidé par la ravissante Elisabeth Shue, conserve encore aujourd’hui un certain succès d’estime. Hors de contrôle, le singe offre une partition étonnante (quel boulot au niveau du dressage), alternant les moments de frayeurs avec une empathie non feinte. Tout juste lui reprochera-t-on une mise en scène un peu trop tape-à-l’œil.

Incidents de parcours, en 1989, et ses modestes 7 millions de dollars de budget, réussit lui l’exploit d’approfondir les thématiques de la tétralogie des morts-vivants de Romero. Traitant du lien ténu tissé entre l’homme et l’animal, ou, plus métaphoriquement, l’ordre et le chaos, le film utilise certaines dérives scientifiques pour instaurer la peur. Misogyne, inspiré, cruel ou ironique, le film met mal à l’aise quant à une possible inversion des rôles. Psychanalytique et dérangeant, il devient alors une projection de nos craintes et force à l’humilité.

Animation : gare au gorille…

Il semble à présent salvateur de détendre l’atmosphère avec deux dessins animés censés contenter nos chères têtes blondes. Tout d’abord les deux films de la franchise Les Chimpanzés de l’espace, réalisés respectivement en 2008 et 2010.

Dans un premier volet essayant de se mesurer à l’hégémonique Pixar, le soufflé retombe malheureusement très vite, eu égard à un traitement de la comédie référencée trop inégale et à un souffle épique bien trop quelconque.  Vanguard, également auteur de Vaillant, pigeon de combat, ne transforme donc pas l’essai malgré une première partie alléchante.

Beaucoup plus poétique et visuellement enchanteur, le court-métrage Les Singes qui veulent attraper la lune est lui, une franche réussite. Fascinés par celle-ci lors d’une nuit éclairée, le film de Zhou Keqing narre avec une élégiaque maestria un conte merveilleux où nos amis primates tentent de s’approprier la lune…

Les rois de la jungle

Hors de question ici de ne pas citer, bien-entendu,  deux des plus illustres mètres-étalons.

Tout d’abord l’inévitable pépite et sa relecture moderne: King Kong. 1933. Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper, dotés d’un budget de 607 000 dollars, entrent dans l’histoire. Surréaliste, onirique, cauchemardesque, bestial, cette relecture du mythe de la belle et la bête devient instantanément culte. Plongée dans une psyché aux multiples traumas, alternant avec brio les évocations du sacrifice et les thématiques de compassion ou de transcendance, le film est également une prouesse visuelle pour l’époque. Illustré avec génie par les effets spéciaux de Willis O’Brien, ce souffle romanesque ultra-efficace n’a d’égal que les questionnements qu’il provoque. Chef d’œuvre absolu !

Nous passerons ensuite rapidement sur la version dispensable de John Guillermin en 1976 avec Jeff Bridges et Jessica Lange, cette dernière, sexuée en diable, étant l’unique raison de revoir le film aujourd’hui.

King Kong II de Charles McCracken  et John Guillermin se veut lui une suite directe prenant acte lorsque King Kong s’écrase au pied des désormais défuntes tours jumelles. Avec son histoire de transplantation d’un cœur artificiel et de transfusion sanguine via un second primate géant (?!), en l’occurrence une femelle (oui je sais…), et ses deux amoureux évadés pourchassés par l’armée américaine, King Kong II possède tous les ingrédients du gros nanar qui fait rire gras à plusieurs.

Beaucoup plus inoubliable, la récente version de Peter Jackson réussit elle l’exploit d’égaler son illustre prédécesseur. En ce jour béni du 14 septembre 2005, budgété à 207 millions de dollars et faisant suite au succès planétaire de la trilogie du Seigneur des anneaux, Peter Jackson a beau être attendu au tournant, il peut enfin réaliser son rêve de gosse : réactualiser le film qui lui communiqua l’amour du cinéma. Certains rabat-joies taxent malgré tout le film de lenteur narrative ou d’imperfections techniques. Difficile pourtant de ne pas se laisser griser par un projet plus qu’épineux mais mis en scène, une nouvelle fois, avec un talent presqu’inégalé.

Alors que Skull Island n’a jamais semblé si plausible, Peter Jackson prend le temps de poser son intrigue et d’esquisser, avec doigté, les contours de ses personnages. Casting de choix (Naomi Watts est parfaite), faune hostile, créatures préhistoriques ou photo éblouissante, le roi Kong émeut jusqu’à une scène mythique de l’Empire State Building qui n’a jamais été aussi belle.

Enfin, et avant de passer aux adaptations du roman de Pierre Boulle : La Planète des singes, sachez que nos amis asiatiques sont eux aussi de fervents défenseurs du gorille géant, le faisant souvent affronter leur métaphorique incarnation de craintes nucléaires : Godzilla.

La Revanche de King Kong en 1968, ou King Kong contre Godzilla en 1976 par le célèbre  Ishirô Honda, en sont les plus illustres exemples.

Ainsi, et pour parachever votre connaissance encyclopédique du dos argenté sur grand écran, Le Fils de King Kong ou King Kong revient devrait rassasier les plus motivés.

Une planète à partager

Dernier  « morceau de choix » vous vous en doutiez : la saga La Planète des singes. Inutile toutefois de s’attarder plus que de raison sur cette formidable mais inégale franchise eu égard au joli dossier intégralement dédié que vous propose la rédaction.

Effectuons malgré tout un rapide coup d’œil dans le rétroviseur.  A l’origine des différentes adaptations, un romancier français : Pierre Boulle. Futur ingénieur en électricité muté en Malaisie, celui-ci prend part à la seconde guerre mondiale. Devenu agent de renseignement et capturé par les japonais, il continuera son combat en prison, couchant ses pensées sur un carnet de notes. Une vocation nait. Après s’être fait un nom grâce à son premier grand succès : Le Pont de la rivière Kwaï, il scotche ses contemporains en 1963 avec La Planète des singes. Fable réflexive aussi ironique que désenchantée, le romancier confronte l’Homme à ses propres contradictions.

La Fox s’emparant aussitôt des droits d’adaptations et après l’éviction de Blake Edwards (on aurait tout de même aimé voir ça), le script se voit confié aux mains de Michael Wilson (scénariste pour Capra) et Rod Serling.  Encore plus sombre que ne l’est le roman, celui-ci sera magnifié par la mise en scène de Franklin J. Schaffner et l’inoubliable score d’un certain Jerry Goldsmith.

D’une nouvelle ampleur artistique, le projet et ses six « petits » millions de dollars finissent de convaincre la star mondiale Charlton Heston. Pessimiste autant qu’exotique, le film entre au panthéon des films de science-fiction aidé, il est vrai, par les formidables maquillages de John Chambers. Un constat alarmant donc et d’une portée universelle ne laissant personne indifférent. Une vraie claque !

L’année suivante, le second film d’une série qui en dénombrera cinq au final sera étonnement confié à Ted Post. En raison de trop nombreuses similitudes avec son prédécesseur, le film manque d’originalité et ne convainc pas totalement. On retiendra toutefois du Secret de la planète des singes certaines thématiques inspirées (le nucléaire comme Dieu de la paix ?).

Suivront ensuite : Les Evadés de la planète des singes à la mythologie audacieuse et à la cruauté teintée d’espoir assez inédite, La Conquête de la planète des singes et son traitement de la notion d’humiliation, et enfin La Bataille de la planète des singes clôturant le propos malgré un budget bien trop mince.

Suivra ensuite, et jusqu’à l’écœurement, une anecdotique série en 14 épisodes.  Mais pour vraiment tout savoir sur la saga, reportez-vous à notre dossier complet .

Burton au pays des blockbusters : gare à la chute

Plutôt décevant eu égard à l’univers unique d’un cinéaste ayant aligné les morceaux de bravoure jusque dans les années 2000, la version de  La Planète des singes de Tim Burton avait décontenancé ses plus ardents défenseurs. Un remake très éloigné des trouvailles habituelles du réalisateur, comme si celui-ci annonçait la prise de pouvoir des studios sur son imaginaire et son habituelle affection pour les freaks. Le reste de sa carrière ne nous démentira malheureusement pas. On saluera toutefois un climax efficace, qui, sans égaler celui mythique de 1968, parvient à ne pas « singer » son modèle.

Qu’attendre de La Planète des singes : les origines ?

Malgré une certaine nausée accompagnant la multiplication des remakes de titres cultes du cinéma fantastique (et on attend encore The Thing, Total recall...), force est de constater que ce nouveau projet a pourtant de quoi interpeller. Pour le producteur Peter Chernin, le film aborde « certains des problèmes les plus épineux de notre époque. Jusqu’où pouvons-nous aller sans violer les lois de la nature ? Quelle sont les limites ? »

Une bande-annonce unanimement saluée plus tard, quels sont donc les points forts d’un reboot plus que casse-gueule ?

Un casting solide tout d’abord, porté par l’auréolé James Franco (Spiderman, 127 heures) en lieu et place des pressentis Tobey Maguire et Shia Labeouf (ouf !). L’acteur campe en effet ici celui par qui le drame débutera. Responsable de la « fuite », il est le créateur de la substance développant l’intellect des singes.

Non moins talentueux, Andy Serkis (Gollum)  prouve une nouvelle fois sa capacité à camper les personnages agiles et aux caractéristiques uniques. Leader de la révolution sous les traits de César, celui-ci interprète même son personnage de l’enfance à  l’âge adulte !

Toutefois, pour dépasser son statut de blockbuster estival prétexte à une débauche d’effets spéciaux, le film doit transcender un concours pyrotechnique attendu en une métaphorique réflexion sur la condition de l’homme. Le Da sein heideggérien sous le vernis friable du masque de primate. Forcément envisagé comme une nouvelle franchise, on attend donc une remise en question aussi salvatrice et cathartique qu’a pu le faire Christopher Nolan avec Batman. Pari gagné ? On vous en parle dans notre critique du film.

Bonus dossier

Quand les singes font du cinéma (la boucle est bouclée)

 

 

 

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