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Preview Deauville 2011

Deauville 2011 : tout sur le prochain festival du film américain

Du 2 au 11 septembre prochain se déroulera la 37ème édition du Festival du film Américain de Deauville. En attendant de se rendre sur les plages normandes, la rédaction d’Écran Large vous donne toutes les informations nécessaires afin d’appréhender au mieux l’immanquable rendez-vous des passionnés du septième art.

Le Jury

Pour cette rentrée cinéphile mêlant documentaires, avant-premières, ou films en compétition, il incombera au réalisateur et scénariste Olivier Assayas de décerner les Grand Prix et Prix du Jury.

Il sera pour cela épaulé par de nombreuses personnalités du cinéma dont les comédiennes Nathalie Baye et Chiara Mastroianni, l’écrivain Jean Rollin, le comédien Bruno Todeschini ou la réalisatrice Claire Denis.

Autre assemblée récompensant cette fois un film en compétition pour ses qualités novatrices (Le Prix de la Révélation Cartier) : le Jury Révélation sera lui composé notamment du talentueux écrivain-réalisateur Samuel Benchetrit et des comédiens Leila Hatami et Benjamin Siksou.

Mais au-delà des personnalités et de la chasse à l’autographe comme principale occupation estivale, certains festivaliers se rendront cet été en bord de mer pour profiter d’une sélection aussi prestigieuse qu’éclectique.

Avant donc d’évoquer les différentes sections et autres hommages, effectuons un rapide tour d’horizon des différents métrages en compétition.

La compétition officielle

Sur les 14 films en compétition, sachez par exemple que 9 d’entre eux sont des premiers films. Point de jugement hâtif toutefois puisque certains ont déjà connu un prestigieux parcours notamment lors du dernier festival de Sundance.

Des thématiques souvent évoquées à Deauville mais au traitement fort éloigné devraient donc ravir les cinéphiles de tout bord.

Des partitions uniques de Michael Shannon (deux fois à l’affiche avec Return et Take shelter) à l’exploration de la vie de femmes dans le Téhéran d’aujourd’hui avec En secret de Maryam Keshavarz, la programmation se veut plus hétéroclite que jamais.

Impossible ainsi d’échapper au sempiternel signal d’alarme écologique cette fois illustré par Another Earth de Mike Cahill (Prix spécial du jury à Sundance), ou aux inévitables circonvolutions scénaristiques traitant des problèmes de l’adolescence.

Jess+Moss et son parcours initiatique poétique dans les plaines du Kentucky, Yelling to the sky et Zoé kravitz en pleine crise existentielle ou Trust, nouveau film de David Schwimmer traitant du danger des forums sur la toile, vous l’aurez compris, les sujets fétiches du cinéma indépendant sont une nouvelle fois de la partie. Ils semblent toutefois convoquer un propos unique et personnel selon leur créateur.

Tout aussi représentatif du climat ambiant si particulier régnant dans les productions indépendantes américaines : la peinture d’un milieu scolaire défraichi bataillant pour garder la tête hors de l’eau.

Detachment s’intéressera ainsi au destin chamboulé d’un jeune professeur remplaçant, bouleversé par son passage dans un lycée difficile de la banlieue New yorkaise.

Terri lui, narrera le passage à vide d’un gamin qui, comme tant d’autres, se fait malmener par ses camarades de classe et tente peu à peu de reprendre gout à la vie.

Familles déchirées, amour et même science-fiction, voilà une édition 2011 qui risque une nouvelle fois de révéler quelques jolies pépites.

Ci dessous, une courte présentation des différents métrages pour vous façonner votre propre programme !

Another happy day de Sam Levinson
Avec Ellen Barkin, Ezra Miller, Kate Bosworth, Demi Moore, Thomas Haden Church, George Kennedy, Ellen Burstyn

Une comédie sur des ex en guerre, des tantes hystériques, des ados désaxés… et le mariage qui les réunit tous… pour le meilleur et pour le pire.

All she can d’Amy Wendel
Avec Corina Calderon, Jeremy Ray Valdez, Joseph Julian Soria, Julia Vera, Julio César Cedillo, Julian Works, Leticia Magaña

Bienvenue à Benavides au Texas, une bourgade dans laquelle des filles menues peuvent soulever 280 livres de fonte, où des recruteurs de l’armée traînent dans les couloirs des lycées et où une communauté d’Américains d’origine mexicaine, patriote et présente sur place bien avant l’existence du Texas, lutte pour surmonter les difficultés économiques. Luz est une adolescente qui veut quitter cet endroit et l’haltérophilie est son ticket de sortie.

Another Earth de Mike Cahill
Avec Brit Marling , William Mapother

Rhoda Williams, brillante jeune diplômée en astrophysique, rêve d’explorer l’espace. John Burroughs est un compositeur au sommet de sa carrière qui attend un deuxième enfant. Le soir une autre planète semblable à la Terre est découverte, la tragédie les frappe et les vies de ces étrangers deviennent inextricablement liées l’une à l’autre.

Detachment de Tony Kaye
Avec Adrien Brody, Marcia Gay Harden, James Caan, Christina Hendricks, Lucy Liu, Blythe Danner, Tim Blake Nelson, Bryan Cranston, William Petersen, Sami Gayle

Henry Barthes est un professeur remplaçant. Il est assigné pendant trois semaines dans un lycée difficile de la banlieue new-yorkaise. Lui qui s’efforce de toujours prendre ses distances va voir sa vie bouleversée par son passage dans cet établissement.

En secret de Maryam Keshavarz
Avec Nikohl Boosheri, Sarah Kazemy, Reza Sixo Safai , Soheil Parsa, Nasrin Pakkho , Sina Amedson, Keon Mohajeri

Atafeh et sa meilleure amie Shireen fréquentent les soirées branchées du Téhéran underground. Elles essaient de profiter au mieux de leur jeunesse quand Mehran, le frère et complice d’Atafeh, devient membre de la police des moeurs. Alors qu’il désapprouve sévèrement leur besoin de liberté, Mehran tombe amoureux de Shireen. Ses sentiments vont vite tourner à l’obsession et mettre à l’épreuve l’amitié des jeunes filles.

Jess+Moss de Clay Jeter
Avec Sarah Hagan, Austin Vickers

Jess, dix-huit ans, et Moss, douze ans, sont deux petits cousins qui passent l’été dans les champs de tabac brun de l’ouest rural du Kentucky. Sans membre proche de leur famille à qui se confier, ni d’amis de leur âge avec qui jouer, ils sont tout l’un pour l’autre. Ils se risquent à explorer de profonds secrets et à espérer un futur, confrontés à la peur de se retrouver seuls, d’être ainsi livrés à eux-mêmes et de connaître des jours sans lendemain.

On the ice d’Andrew Okpeaha MacLean
Avec Josiah Patkotak, Frank Qutuq Irelan, Teddy Kyle Smith, Adamina Kerr, Sierra Jade Sampson, John Miller, Aaka

Qalli et Aivaaq, deux adolescents de la communauté Iñupiaq, mènent une vie sans histoire dans une petite ville isolée du nord de l’Alaska. Un matin tôt, ils décident de partir à la chasse aux phoques avec James, un de leurs amis. Une dispute éclate entre les trois garçons et se termine par la mort accidentelle de James. Liés par ce sombre secret, les deux adolescents inventent mensonges sur mensonges afin de ne pas éveiller les soupçons de leur communauté.

Return de Liza Johnson

Avec Linda Cardellini, Michael Shannon, John Slattery, Talia Balsam, Paul Sparks, Louisa Krause

De retour de l’armée, Kelli aspire à retrouver une vie normale dans la petite ville industrielle qu’elle a toujours connue. Elle repense avec nostalgie aux petites joies du quotidien mais elle s’aperçoit progressivement qu’elle ne reconnaît plus son environnement familier. Ses amis lui témoignent leur affection mais semblent préoccupés par des détails insignifiants. Ses enfants réclament une attention constante qu’elle n’est plus en mesure de leur donner et, malgré ses efforts, son mari ne parvient pas à comprendre ce par quoi elle est passée. Alors que son monde s’effondre autour d’elle, elle se marginalise de plus en plus.

Take shelter de Jeff Nichols
Avec Michael Shannon, Jessica Chastain, Tova Stewart, Shea Whigham, Katy Mixon, Kathy Baker, Ray McKinnon, Lisagay Hamilton, Robert Longstreet

Curtis LaForche mène une vie paisible avec sa femme et sa fille quand il devient sujet à de violents cauchemars. La menace d’une tornade l’obsède. Des visions apocalyptiques envahissent peu à peu son esprit. Son comportement inexplicable fragilise son couple et provoque l’incompréhension de ses proches. Rien ne peut en effet vaincre la terreur qui l’habite…

Terri d’Azazel Jacobs
Avec Jacob Wysocki, John C. Reilly, Creed Bratton, Olivia Crocicchia, Bridger Zadina

Elevé par un oncle souffrant, tête de turc de ses camarades et ignoré par ses professeurs, Terri s’est résigné à être un outsider et vit reclus dans sa solitude. Sa rencontre inattendue avec le proviseur adjoint de son lycée, qui voit en lui l’adolescent qu’il était autrefois, va bouleverser son existence et lui faire découvrir que la vie peut être aussi faite de joie et de partage.

The dynamiter de Matthew Gordon
Avec William Ruffin, Joan Alex Nunnery, Joyce Baldwin, Patrick Rutherford, « Sug », Ciara McMillan, Byron Hughes

L’été est arrivé à Glen Allan dans le Mississippi. Robbie, un adolescent de quatorze ans, n’est pas d’humeur à se réjouir des vacances. En proie à une crise d’angoisse, sa mère a une nouvelle fois quitté le domicile familial et il doit dorénavant s’occuper, avec sa vieille grand-mère, de son jeune demi-frère. Lorsque Lucas, le frère aîné de Robbie, revient à la maison, c’est presque une vraie vie de famille qui débute pour le garçon.

Trust de David Schwimmer
Avec Clive Owen, Catherine Keener, Liana Liberato, Viola Davis, Jason Clarke, Noah Emmerich, Chris Henry Coffey

Chez eux, en banlieue, Will et Lynn Cameron se sentent en sécurité. Dans leur maison, la nuit, ils dorment avec le sentiment que leurs trois beaux enfants sont parfaitement protégés. Lorsque Annie, leur fille de quatorze ans, se fait un nouvel ami sur Internet – Charlie, un garçon de seize ans rencontré sur un forum de discussion – ses parents ne s’inquiètent pas. Ils se disent qu’il est normal que des adolescents échangent grâce aux nouvelles technologies. Après plusieurs semaines d’échanges en ligne, Annie se sent de plus en plus attirée et fascinée par Charlie, même si elle réalise peu à peu qu’il n’est pas ce qu’il prétend être.

Without de Mark Jackson
Avec Joslyn Jensen, Ron Carrier, Darren Lenz, Bob Sentinella, Piper Weiss

Sur une île boisée très isolée, Joslyn devient aide à domicile auprès d’un vieil homme en état végétatif, cloué sur un fauteuil roulant. Elle n’a pas de réseau de téléphone, pas d’accès à Internet et a été exclue du lycée pendant un an. Traversant une douloureuse épreuve personnelle, elle oscille entre le réconfort qu’elle pourrait trouver en compagnie du vieil homme et la sensation de peur et de suspicion qu’il lui inspire. Jour après jour, son quotidien solitaire la pousse à s’interroger sur la sexualité, la culpabilité et l’abandon.

Yelling to the sky de Victoria Mahoney
Avec Zoë Kravitz, Jason Clarke, Antonique Smith, Yolonda Ross, Gabourey Sidibe, Tim Blake Nelson, Tariq Trotter, Shareeka Epps, Sonequa Martin

Alors que son noyau familial se disloque, l’existence déjà instable de Sweetness O’Hara, une adolescente métisse de dix-sept ans, devient encore plus difficile le jour où elle est prise pour cible par des élèves violents de son lycée. Elle doit dorénavant trouver le meilleur moyen de se défendre et prendre sa vie en main, chez elle, comme à l’école, dans un quartier où sa survie semble incertaine.

Hors compétition      

Au-delà d’une affiche ayant sacrément de l’allure (on y croise en effet Adrien Brody, Clive Owen ou John C. Reilly), les présentations des films hors compétition et les différentes avant-premières n’ont pour certaines rien à envier au films concourant pour la prestigieuse récompense.

Crazy, stupid, love verra ainsi revenir sur le devant de la scène le génial Steve Carell de The Office, et le nouveau chouchou de notre rédacteur en chef : Ryan Gosling. Ce dernier recevra d’ailleurs tout comme Jessica Chastain (The Tree of life) le prix « Le Nouvel Hollywood ». Une reconnaissance censée récompenser les futurs porte-étendards du cinéma américain de demain.

Comme un poisson dans l’eau eu égard à l’univers du festival, le méconnu mais jamais décevant Todd Solondz présentera lui son attendu Dark horse, bientôt en compétition officielle à la Mostra de Venise.

Impossible également de passer à coté du nouveau Gus Van Sant : Restless ou de l’ambitieux Too Big to Fail, une oeuvre retraçant les évènement qui bouleversèrent l’économie américaine en 2008 et dotée d’un impressionnant casting réunissant par exemple James Woods et William Hurt.

Tout aussi indispensables, le premier long métrage de la sublime Famke Janssen : Bringing up Bobby avec la non moins séduisante Milla Jovovich surprenante en mère courage, The Conspirator de Robert Redford traitant de l’assassinat d’Abraham Lincoln, et surtout Drive, de l’inégal mais talentueux Nicolas Winding Refn.

Sachez enfin que le film de Tate Taylor La Couleur des sentiments ouvrira le festival, que vous pourrez replonger en enfance avec la diffusion sur grand écran et en 3D du Roi Lion, et que Jean Dujardin, récemment primé à Cannes, clôturera le festival avec The Artist de Michel Hazanavicius.

Les Docs de l’Oncle Sam

Désormais section incontournable du festival proposant souvent une programmation de grande qualité, retrouvez ci-après les différents documentaires mis à l’honneur cette année.

Du portrait d’Harry Belafonte au mouvement Black Power nous permettant de retrouver un Danny Glover par ailleurs objet d’une soirée hommage, nulle doute que vous trouverez ici chaussure à votre pied.

Buck de Cindy Meehl

Buck Brannaman est un vrai cowboy américain qui parcourt les Etats-Unis pour soigner des chevaux souffrant de troubles du comportement proches des nôtres, à nous les humains. Cet homme qui murmure vraiment à l’oreille des chevaux rejette la violence de sa propre éducation et apprend aux cavaliers à communiquer avec leur monture d’une manière à la fois directive et sensible, sans faire appel à la punition.

Corman’s world d’Alex Stapleton

Avec James Cameron, Francis Ford Coppola, Robert De Niro, Jack Nicholson, Martin Scorsese, Quentin Tarantino

Ce documentaire retrace l’ascension triomphale du réalisateur, scénariste et producteur le plus prolifique de Hollywood, le vrai « parrain » du cinéma indépendant, Roger Corman. Connu pour travailler très rapidement – certains de ses films furent réalisés en deux jours – et pour se complaire dans le monde des monstres de série B, des effets spéciaux médiocres, du jeu d’acteur bas de gamme et de la nudité à outrance, Roger Corman est aussi un rebelle respecté du cinéma.

Page one : A year Inside the New York Times d’Andrew Rossi

En 1896, le New York Times adopte le slogan « Toutes les informations se doivent d’être imprimées ». Aujourd’hui, Twitter et WikiLeaks bouleversent la diffusion des informations. La multiplication des blogs et la diminution conséquente des achats d’espaces publicitaires menacent la pérennité de la presse papier. Les journalistes du vénérable New York Times s’interrogent sur la collaboration à mener avec Julian Assange et la chute des modèles traditionnels des réseaux télévisés. Que va devenir le journalisme à l’ancienne ? Comment se passe la transition du papier vers le numérique ? Le traitement de l’information change-t-il avec le support ? Quel avenir pour la presse ?.

Le Projet Nim de James Marsch

Novembre 1973. Nim, un bébé chimpanzé, naît en captivité dans un centre de recherche sur les primates situé dans l’Oklahoma. Quelques jours plus tard, il est confié à une psychologue qui a trois enfants. Le « Projet Nim » est lancé : il s’agit de prouver qu’un chimpanzé est capable d’apprendre à communiquer par le langage s’il est élevé dans un environnement humain. Grâce à un professeur de psychologie de l’université de Columbia, le primate est censé être initié à la langue des signes, puis acquérir des rudiments de vocabulaire et de grammaire lui permettant d’exprimer ses réflexions et ses émotions. En cas de succès, il serait donc permis d’espérer franchir la barrière de l’espèce et repenser la condition humaine.

Revenge of the electric car de Chris paine

Arpentant les coulisses d’ordinaire fermées de Nissan, General Motors et Tesla Motors, ce documentaire raconte l’histoire du regain mondial d’intérêt pour les voitures électriques en en suivant les principaux constructeurs automobiles. Ces derniers s’empressent de produire de nouveaux modèles électriques afin d’être les premiers, les meilleurs et de conquérir ainsi, à terme, un large public.

Sing your song de Suzanne Rostock

Avec Harry Belafonte, Sidney Poitier, Huddie W. Ledbetter-Ledbelly, Paul Robeson, Marge Champion, Fran Scott Attaway, Nat King Cole, Julian Bond, J. Edgar Hoover, Ed Sullivan, Dinah

Un portrait de Harry Belafonte, chanteur, acteur et activiste, depuis son ascension spectaculaire dans la chanson, son expérience liée à ses nombreux déplacements dans un pays ségrégationniste jusqu’à son arrivée provoquante à Hollywood. La carrière de Harry Belafonte personnifie à elle-seule le mouvement pour les droits civiques aux Etats-Unis et a eu un impact majeur sur beaucoup d’autres mouvements prônant la justice sociale.

The Black Power mixtape 1967-1975 de Göran Hugo Olsson

Avec Harry Belafonte, Danny Glover, Erykah Badu, Stokely Carmichael, Kathleen Cleaver, Angela

Ce documentaire retrace l’évolution du mouvement Black Power de 1967 à 1975 au sein de la communauté noire. Le film associe musique et reportage – des rushs en 16mm sont restés au fond d’un placard de la télévision suédoise pendant trente ans – ainsi que des interviews de différents artistes, activistes ou musiciens qui sont des piliers de la culture afro-américaine.

La parenthèse télégénique

Parce qu’il n’y a pas que le cinéma dans la vie et si vous n’êtes pas encore rassasié des projections 24H/24, rassurez vous : Deauville saison 2 est là !

Cette année,  deux fers de lance de la création pour la petite lucarne nous ferons l’insigne honneur de dispenser leur savoir lors d’une MasterClass : Shawn Ryan et Tom Fontana.

Le premier, diplômé en économie et théâtre est pour beaucoup l’inoubliable créateur de l’excellente série The Shield. Le second, lauréat de trois Emmy Awards et lui aussi figure majeure de la télévision d’outre-Atlantique est à l’origine de la non moins réussie Oz. Il viendra cette année présenter en avant-première internationale sa dernière création : Les Borgia.

Lorgnant du coté de Rome et des Tudors, celle-ci est notamment produite par Canal +.

Vous pourrez également assister à plusieurs diffusions de séries inédites comme Justified avec l’excellent Timothy Olyphant ou The Chicago Code.

N‘hésitez pas enfin à assister à la rencontre franco-américaine : L’écriture à l’encre des séries noires et à la leçon de scénario de Roger Avary (Pulp fiction) si l’aspect littéraire de la création vous intéresse.

Des hommages en pagaille

Fier de cette programmation et de ses 18 000 festivaliers prêts à envahir les salles obscures, Bruno Brade, directeur du festival, se réjouit de l’arrivée sur nos côtes de plusieurs légendes Hollywoodiennes.

Du récemment disparu et regretté Blake Edwards pour une rétrospective sélective, à Shirley MacLaine (à l’affiche de Bernie de Richard Linklater) en passant par la ravissante Naomi Watts, le festivalier aura peut être le plaisir de croiser au détour d’une séance le grand patron : Francis Ford Coppola dans le rôle de l’invité d’honneur.

Réalisateur du Parrain ou d’Apocalypse now, la rencontre du public avec ce monstre sacré du cinéma sera à coup sur l’un des moments forts de cette 37ème  édition.

De sections en sections

Rares sont les festivals aussi accessibles et proposant une telle pluralité d’activités. Hurlant son amour au cinéma américain, le festival de  Deauville se veut donc autant une vitrine destiné à mettre en lumière les talents de demain et les problèmes contemporains qu’un regard respectueux envers un héritage cinématographique forcément palpable.

Qu’il enseigne, révèle, confirme ou célèbre, nulle doute que cette 37ème édition tiendra ses aficionados en éveil.

Enrichit cette année d’une carte blanche  à une personnalité du monde des arts et des lettres (J.C de Castelbajac cette année), de la présentation du nouveau film d’Abel Ferrara, ou du « Film Corner » destiné lui à favoriser les acquisition des films US sur le marché français, cette édition 2011 à donc tout pour mettre la bave aux lèvres.

Rendez-vous dans deux semaines pour un verdict en direct !

Récapitulatif :

Les films en compétition du Festival de Deauville 2011 :

All she can de Amy Wendel, 2011

Another Earth de Mike Cahill (II)

Another Happy Day de Sam Levinson, 2011

En Secret de Maryam Keshavarz, 5 nominations à Paris Cinéma 2011

Detachment de Tony Kaye, 2011

Jess + Moss de Clay Jeter

On the Ice de Andrew Okpeaha MacLean

Return de Liza Johnson, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes avec 4 nominations, révélation du dernier festival de Sundance (Etats-Unis).

Take Shelter de Jeff Nichols, Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes

Terri un film de Azazel Jacobs, 5 nominations au Festival du Film de Locarno

The Dynamiter de Gordon Matthew Sumner

Trust de David Schwimmer

Without de Mark Jackson (V), 3 nominations au Festival du Film de Locarno

Yelling To The Sky de Victoria Mahoney, 8 nominations à Berlinale

Films hors-compétition :

Crazy, Stupid, Love de Glenn Ficarra et John Requa

Dark Horse de Todd Solondz

Fischer Against the Word de Liz Garbus (documentaire)

Restless de Gus Van Sant

Too Big to Fail : débâcle à Wall Street de Curtis Hanson Bobby

Les Jurys

Le jury principal : Olivier Assayas (Président), Nathalie Baye, Chiara Mastroianni, Bruno Todeschini, Claire Denis,  Nicolas Godin (Air),  Angelin Preljocaj et Jean Rolin.

Le jury révélation : Samuel Benchétrit (Président), Leila Hatami, Sabrina Ouazani, Elisa Sednaoui et Benjamin Siksou

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