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Deauville-jour 1

Deauville-Day one : une journée en enfer (si, si…)

Glamour, sexy, impliqué, érudit, avant-gardiste… Voilà les mots qui viennent à l’esprit de nos  cinéphiles  contemporains lorsqu’on évoque, sourire aux lèvres et paillettes plein les yeux, le prestigieux festival du film…

Pourtant, fort de leur poisse légendaire, les émissaires d’Ecran Large, Simon et Jonathan vont réussir à vous démontrer qu’à l’impossible, nul n’est tenu, pas même foirer leur premier jour de festoche.Les ennuis commencent la veille de ce 3 septembre lorsqu’au lieu d’assister à la cérémonie officielle d’ouverture en hommage au réalisateur : Francis Ford Coppola, et à la projection de l’attendu La Couleur des sentiments, l’un de vos serviteurs reçoit des nouvelles de l’inénarrable Société nationale des chemins de fer français… « Ah cool se dit-il : il y a une grève demain ! » Eu égard à une certaine méfiance vis-à-vis de ces joyeux drilles, nous ne nous attarderons pas sur ces sempiternels incidents.

Enfin parvenus en terre sainte (enfin, la ville ressemble plus à une pub Dior qu’au mur des Lamentations mais possède, il est vrai, un certain charme désuet), nos deux comparses décident donc tout naturellement de se rendre à l’accueil du festival afin d’obtenir les sésames tant convoités : les accréditations!

« Encore une bonne nouvelle, t’es pas inscrits sur les accrédits Simon ! Ils ont préféré te renommer Bruno et par là même rendre caduque toute obtention de pass ! ». Le litige  réparé, il fallut toutefois vite tempérer notre enthousiasme : ces quelques minutes de joutes verbales avec les hôtesses (au demeurant fort compétentes et surtout très charmantes) nous ont coûté la Masterclass du maître Coppola. Et là tout de suite, on tire quand même sacrément la tronche (ND du rédac chef : Et une pige divisée par 2).

Mais c’est qu’il y a des internautes qui comptent sur nous ! Remotivé à bloc, nous décidons donc de jeter un œil sur le programme du Morny. 15h, diffusion de Ma Sorcière bien aimée. Le sort ne commencerait-il pas à s’acharner sur nous ?

Impossible bien entendu de passer deux heures en compagnie de la buveuse de Schweppes jadis naïade parmi les naïades et aujourd’hui pub ambulante contre la chirurgie plastique. Quelques kilomètres sous la pluie plus tard (quand on vous dit que c’est un métier) nous nous rendîmes cette fois au luxueux hôtel Le Normandy afin d’y interviewer deux des comédiens du sympathique film de Craig Gillespie Fright night : Anton Yelchin et Christopher Mintz-Plasse. Pratiquement sans encombre (l’un deux a tout de même cru que je le traitais de nerd), l’entretien accordé sera très bientôt disponible sur votre site favori.

Toujours le ventre vide depuis la veille, il était alors grand temps de s’accorder quelques minutes de répit… Une fois la pitance engloutie, nos deux galériens du jour se virent fermé la porte aux nez aux deux séances quasi simultanée du Drive de Nicolas Winding Refn. (NDLR/ heureusement l’équipe d’EL cannoise, l’expérimentée, l’a vu depuis longtemps : lire la critique).

« Fallait arriver 1h30 avant le début de séance ». « Les cartes d’accès étaient disponibles au kiosque à 14h30 mais fallait être là vers 13h ». Pire qu’un séjour à Disney un lundi de pâques, le festival de Deauville semble être le seul festival où une accréditation donne juste le droit de se faire refouler.

Ravalant leur légendaire mauvaise foi, Simon et Jonathan décidèrent alors de se tourner vers le programme du Morny : Les Promesses de l’ombre et Killing Zoe. Deux très bon films, dommage simplement qu’on les ait vu il y a plusieurs années.

Tentant de noyer leur chagrin dans l’alcool pour une première journée en guise de championnat ultime de la loose, nos deux compères achevèrent leur périple devant la porte du bar du festival : close. Impressionnant !

Le constat était simple pour Jonathan : « écrire ce foutu compte-rendu pour cette foutue journée. Au moins nos lecteurs se fendront la poire… ». Impensable toutefois de baisser les bras, on vous donne rendez-vous demain pour une journée que l’on imagine moins catastrophique et aux promesses plus qu’alléchantes.

Another happy day de Sam Levinson, On the ice d’Andrew Okpeaha Maclean, un documentaire jouissif sur le génial Roger Corman : Corman’s world, une Masterclass du créateur de The Shield Shawn Ryan ou un hommage à la légende Shirley MacLaine, fini de déconner, demain Deauville sort les griffes. Il était temps !

Ah si j’oubliais, Simon a tout de même réussi à voir le film Take shelter avec le très talentueux Michael Shannon. Il  a trouvé cette histoire de quidam  aux visions apocalyptiques cauchemardesques très bien écrite mais excessivement ennuyeuse. Pour lire la critique cannoise d’un film découvert à Sundance (EL vogue de festival en festival), c’est ici.Promis, on trouvera le courage de se lever demain matin…

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