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Deauville – jour 4 : au creux de la vague

 

Au creux de la vague

Difficile ce soir d’entamer la rédaction de cette 4ème journée normande tant celle-ci semble nous laisser un léger goût d’inachevé. Aujourd’hui pourtant, le festival nous a offert de savoureux moments.

Eu égard à la rediffusion de nombreux films en compétition déjà chroniqués par vos rédacteurs émérites (l’autocongratulation aide parfois à rester éveillé), nous avons supplanté l’expérience pour cinq d’entre eux et préférâmes nous atteler à d’autres occupations.

Et quelles occupations puisque les responsables en charge du bureau de presse nous offrirent sur un plateau des entretiens avec le président du jury : Olivier Assayas et la toujours aussi ravissante Famke Janssen.

C’est sûr qu’on a l’air fin aujourd’hui avec notre véhémence de début de festival au sujet d’une organisation que l’on avait qualifié de perfectible. Mais malgré ces couacs, la réponse fut brève et précise et comme nous sommes des gentlemans à Ecran Large, nous nous inclinons désormais à chaque passage d’une hôtesse, la précédant d’un parterre de roses.

Cette mise au point effectuée, retour à nos mouettes. Deux entretiens donc, dont la teneur vous sera révélée bientôt (NDR/ on connaît la chanson du teasing en festival pour des interviews qu’on ne voit jamais arriver) et dont le contenu vous permettra d’en savoir un peu plus sur nos protagonistes. Sachez déjà que l’on a pu apprécier un président du jury disponible et souriant et une Famke Janssen au propos passionnant.

Au-delà de cette envoutante plastique, l’actrice-réalisatrice nous a conquis grâce à un discours sincère, bourré d’humilité et à l’érudition cinéphilique très appréciable. N’en dévoilons pas trop, nous vous révèlerons tout cela très bientôt (NDR/ et il insiste en plus !).

Que ce soit au Morny avec les diffusions de Life during wartime ou King Kong, ou au Casino avec notamment la diffusion du chef-d’œuvre La Nuit du chasseur, les festivaliers ont pu aujourd’hui apprécier une programmation de qualité.

En ce qui nous concerne, le choix fut vite fait puisque nous nous séparâmes à la nuit tombée, Simon se rendant à la projection d’En Secret, Jonathan préférant profiter de Too big to fail : débâcle à Wall Street.

Passionné par le traitement de la finance au cinéma (dont le dossier consacré est à lire ici), l’auteur de ces lignes se régala avec le film de Curtis Hanson. Déjà auteur de La Main sur le berceau, L.A Confidential  ou 8 mile, le talentueux cinéaste réalise ici un bon petit thriller.

Malgré certains doutes quant à l’utilité réelle du film et bien qu’on enfonce ici des portes ouvertes, le cinéaste réussit à captiver son auditoire au fil des minutes et à simplifier un propos qui nous laissait pourtant dubitatif durant une première demi-heure ultra bordélique.

Obscure et hermétique dans sa première bobine, le métrage laisse ensuite  le temps aux personnages de nous expliquer petit à petit la crise des subprimes (parfois avec de gros sabots) qui secoua la planète en 2008 et laissera, comme à l’accoutumée, des millions de gens dans la rue.

Lorgnant tantôt du côté du Wall Street 2 d’Oliver Stone et du documentaire financier (Inside job en tête) et grâce à un rythme effréné (on se croirait en pleine ouverture des marchés), le film laisse le spectateur le souffle court, révolté. Une œuvre maitrisée que l’on souhaite revoir très vite afin d’en saisir toutes les subtilités, le casting ahurissant ne faisant qu’ajouter au plaisir : William Hurt, Paul Giamatti, Bill Pullman, James Woods…

A peine remis d’un Jess+Moss qu’il considère comme prometteur quant à son traitement de la thématique du souvenir mais beaucoup trop hermétique et scolaire (lire la critique), Simon décidera de limiter les dégâts préférant se concentrer sur une cinquième journée plus que prometteuse (NDR/ le coup de la journée à venir prometteuse pour aller se coucher vite fait, on le connaît).

Dark horse de Todd Solondz, Without, Terri, The Conspirator ou la conférence de presse de Danny « je suis trop vieux pour ces conneries »Glover, voilà en effet un programme plus qu’alléchant. A demain donc pour un véritable marathon cinéphilique (NDR/ on a déjà l’impression d’avoir lu ça hie

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