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Deauville-jour 7 : des jupes et des larmes

 

Deauville-jour 7 : des jupes et des larmes…
« This is the end » chantait le beau Jim… Dernier baroud d’honneur pour les émissaires d’Ecran Large avant le palmarès demain soir, la Strike Team achève une semaine bien remplie, heureux de s’être fait convaincre par un festival qui nous laissa dubitatif lors d’un premier jour balbutiant.
On remerciera donc une ultime fois les équipes précitées (et notamment les charmantes hôtesses, d’où le titre) pour leur patience à notre égard malgré une véhémence quelque peu excessive en ce début de festival… Sans rancune toutefois, nous espérons (re)collaborer avec  elles très bientôt, elles se reconnaitront…

Place au cinéma désormais, la journée débutant avec la projection du dernier film de l’inégal Abel Ferrara : 4:44 Last day on earth.

A l’instar de notre fameux collègue dont la critique ne laissa aucune place au doute quant à la qualité du métrage, Simon trouva le film excessivement pompeux et fort peu captivant. A l’image d’autres légendes n’étant plus aujourd’hui que l’ombre d’eux-mêmes (Argento, Carpenter, Craven …) il semble que Ferrara ne soit plus, lui non plus, tout à fait dans le coup…  Pour se rendre compte de l’échec, lire la critique aussi tristement lucide que désenchantée.
Mais il en faut plus à la team EL pour se laisser abattre, c’est donc chauffé à blanc que nous nous dirigeâmes vers la Villa Cartier afin d’y enregistrer nos deux dernières interviews.
Ce fut tout d’abord au tour de Todd Solondz d’évoquer avec nous son dernier film en compétition : Dark horse. Durant un bon quart d’heure, le talentueux réalisateur évoqua avec sincérité sa vision de l’adolescence (cœur de ce 37ème festival), du cinéma indépendant et des faibles moyens mis à sa disposition ou ses doutes quant à la suite de sa carrière… Un moment émouvant et dont la simplicité nous a profondément touchée. Nous vous en reparlerons très prochainement.
C’est ensuite un Simon enjoué et ayant rajeuni d’à peu près 10 ans qui s’apprêta à retrouver le désormais chouchou du festival : David Schwimmer.*

Son second film en tant que réalisateur  Trust ayant fait l’unanimité à la rédaction, impossible de ne pas évoquer avec lui la genèse de celui-ci. Sincère et touchant, l’ex star du petit écran nous confia avec beaucoup d’humilité sa vision nouvelle du film suite à sa récente paternité, son rapport à un film tourné en 29 jours pour moins de 4 millions de dollars, et les raisons de porter à l’écran un sujet aussi sensible. Un vrai bonheur
Retour sur terre ensuite puisqu’ il nous fallait nous rendre à la projection d’Another Earth (oui bon, elle était facile celle-là). Narrant les parcours d’une jeune étudiant ambitieuse et d’un compositeur accompli dont les destinées se « percutent » sur fond de découverte d’une planète jumelle à la terre (oui comme ça, ça semble assez obscure), le film a notamment emporté l’adhésion d’un Sandy conquis lors d’une précédente projection.
Intimiste et teinté de science-fiction, cette jolie allégorie de Mike Cahill évoque avec brio et sincérité certaines thématiques universelles. Rédemption, courage ou responsabilisiation, cette métaphorique curiosité est une très belle surprise.
S’ensuivit une conférence de presse ultra-bondée pour la venue de la radieuse Naomi Watts que nous vous livrerons très vite messieurs, rassurez-vous…

Un hommage  à l’incendiaire actrice rendu dans un auditorium plein à craquer plus tard (montage sur sa filmographie, petit discours consensuel), malgré tous nos efforts pour jouer les distants, nous étions pendus à ses…lèvres. Elégante, raffinée, le public conquis réserva en effet l’accueil le plus chaleureux à l’actrice depuis la venue de Danny Glover. Dans un tout autre style il est vrai.
Difficile de passer après telle naïade mais il fallait bien revenir à la réalité. C’était le job de Crazy, stupid, love, sympathique comédie romantique sortant sur nos écrans le 14 septembre prochain.
Interprétés par les très en vogue Steve Carell et Ryan Gosling (l’amoureux secret d’un certain Laurent P qui le cherche désormais hébété dans les allées sombres d’une sinistre auberge canadienne…), le film, malgré une propension à abrutir le spectateur d’un discours parfois inutile emporte finalement une adhésion modéré grâce à certains scènes de franche poilade. Vous pouvez d’ailleurs lire notre critique du film à cet endroit précis : ENDROIT PRECIS.
Un documentaire sur le légendaire réalisateur-producteur-scénariste Roger Corman  : Coman’s world : exploits of a Hollywood rebel, nous permît enfin d’achever le festival en beauté. Rebelle respecté par un nombre d’intervenants tous plus prestigieux les uns que les autres, de Martin Scorsese à Joe Dante, le film nous fît revivre avec délectation certaines scènes de séries B aux effets spéciaux et au jeu d’acteur approximatif ultra-jouissif.
Un joli clap de fin pour la Team EL qui vous donne rendez-vous très bientôt pour le palmarès d’un bien joli festival et les interviews et autres conférences de presse récoltés durant cette belle semaine.
A bientôt et, message personnel, bienvenue au monde à Rose, née en ce 9 septembre 2011.
*merci à Cyril Poissonnier et à sallesobscures.com pour leur phot

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