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Le Casse de Central Park : top 10 braquage et cinéma !


A l’occasion de la sortie au cinéma du Casse de Central Park, retour subjectif sur dix des plus grands « films de braquage » de l’histoire du cinéma !

1 : Heat

21 février 1996 Réalisé par Michael Mann Avec Al Pacino, Robert De Niro, Val  Kilmer

Après la violente attaque d’un fourgon blindé, un lieutenant de police rusé et obsédé par son métier, se lance sur les traces d’un gang dirigé par un redoutable professionnel endurci et solitaire. Commence alors entre les deux hommes un étonnant jeu d’observation et de défi…

Le top, tout simplement. Michael Mann magnifie les décors nocturnes, on le savait. Il fait désormais office de chirurgien des mécaniques du braquage. Minuté, minutieux, son film oppose deux géants dans l’un des plus beau mano à mano de l’histoire du septième art. Score inoubliable, scène de fusillade définitive et atmosphère crépusculaire envoutante, Heat est LE chef d’œuvre du genre, point final.

2 : Dark knight, le chevalier noir (The)

13 août 2008 Réalisé par Christopher Nolan Avec Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart

Batman, avec l’aide du Lieutenant Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, continue sa guerre contre le crime. Bien que ce partenariat entre les trois figures de Gotham semble porter ses fruits, les trois hommes vont vite se retrouver en proie à un véritable chaos émanant du criminel le plus intelligent et le plus terrifiant qu’ils n’aient jamais rencontré, connu sous le nom du Joker…

Un dauphin sacrément efficace ! Second de ce classement : le meilleur film de super-héros nous gratifie également d’une scène de braquage ahurissante, rendant par la même un hommage appuyé au numéro 1 de cette liste. Folle, intelligente, laissant le spectateur le souffle court, cette séquence d’ouverture annonce le joyau de Christopher Nolan dès les premières secondes. Un mécanisme implacable et jouissif dont l’imbrication des pièces dans une fluidité sans faille frôle le génie.

3 : Point break extrême limite

28 août 1991 Réalisé par Kathryn Bigelow Avec Keanu Reeves, Patrick Swayze, Gary Busey

Pour retrouver les braqueurs responsables de 26 attaques de banques, Johnny Utah, jeune inspecteur du FBI inexpérimenté et naïf, s’infiltre dans le milieu des surfeurs de Los Angeles.

Surement le chouchou de cette liste pour tous les trentenaires !  Mêlant habilement action, humour, adrénaline, et une esthétique purement  90’s, le film de Kathryn Bigelow a désormais accédé au rang d’œuvre culte. On se souvient avec délectation des présidents-braqueurs et d’une mise en scène ultra-dynamique, ne pouvant conseiller qu’une chose à tous ceux n’ayant jamais posé le regard sur cette petite pépite : le Blu-ray vient de sortir…

4 : Un après-midi de chien

11 avril 2007 Réalisé par Sidney Lumet Avec Al Pacino, John Cazale, Penelope Allen

Des gangsters débutants braquent une banque et se retrouvent cernés par la police.

L’une des meilleures performances d’Al Pacino, rien que ça. Après Serpico, Sydney Lumet retrouve son acteur pour un film très engagé et social, mais surtout ultra-maitrisé. Oscar du meilleur scénario, ce huis-clos captivant ébouriffe donc non seulement par la partition sans faille de Pacino mais aussi par une réalisation au service du récit et renouvelant avec précision l’illustration des thématiques d’enfermement. Un sacré bon film.

5 : Inside man – L’Homme de l’intérieur

12 avril 2006 Réalisé par Spike Lee Avec Denzel Washington, Clive Owen, Jodie Foster

Ce devait être le hold-up parfait, le chef-d’œuvre d’un génie du crime. Le décor : une grande banque de Manhattan. Les protagonistes: un commando masqué, cagoulé, lunetté et des dizaines d’otages affolés, contraints de revêtir la même combinaison passe-partout que les braqueurs. L’enjeu : la salle des coffres et ses trésors ? Ou un vieux secret dont seuls deux personnes connaissent l’importance. Aujourd’hui, confiné dans une cellule, le cerveau de la bande s’explique. Mais, attention, chaque mot compte, et aucun indice ne vous sera livré au hasard. Prêts ? Ce matin-là, donc, quatre peintres en bâtiment franchissaient le seuil de la Manhattan Trust Bank.

Inspiré par le film précédant,  cette œuvre de commande de l’inégal Spike Lee étonne à sa sortie. Alors que l’on s’attend à un quelconque divertissement hollywoodien, le réalisateur capte peu à peu l’attention du spectateur et  livre une œuvre surprenante et atypique. Post 11-septembre, cette  pellicule ne livre pas le pamphlet paranoïaque attendu de la part d’un auteur ébranlé mais fait parfaitement son job : divertir et jouer avec nos méninges.

6 : Ocean’s eleven

06 février 2002 Réalisé par Steven Soderbergh Avec George Clooney, Brad Pitt, Julia Roberts

À peine sorti de prison, Danny Ocean n’a qu’une idée en tête : organiser le casse du siècle en cambriolant les trois plus grands casinos de Las Vegas. Pour cela, il réunit une équipe de malfrats spécialistes dans des domaines aussi variés que les explosifs, l’informatique, le bluff… Mais Danny souhaite également récupérer Tess, sa bien-aimée que lui a volée Terry Benedict, le propriétaire de ces trois somptueux établissements de jeux.

Avant l’indigeste Ocean’s twelve, le critiquable Steven Soderbergh parvint tout de même à livrer avec ce best of des acteurs banquables du moment un très appréciable instant de cinéma. Pas inoubliable certes, pas de propos non plus, mais le cinéma n’a pas seulement pour fonction de réveiller les consciences. Il est aussi un médium idéal pour prendre du plaisir, rien de plus. Drôle, assumée, cette relecture moderne de L’Inconnu de Las Vegas offre ainsi de savoureuses et irréalistes pirouettes scénaristiques.

7 : Guet-apens

22 février 2006 Réalisé par Sam Peckinpah Avec Steve McQueen, Ali MacGraw, Ben Johnson

En échange de sa liberté, le détenu Carter McCoy doit à sa sortie de prison réaliser le hold-up d’une banque pour le compte de Jack Benyon. Après avoir abattu son complice Rudy Butler qui avait tenté de le tuer, il s’enfuit avec sa femme et l’argent volé à travers les États-Unis.

Oscillation subtile entre film de braquage et road-movie magistral, le film de Peckinpah souffle un vent de liberté sur le genre et évoque avec brio les notions de rédemption et de nature humaine. Porté par le score de l’immense Quincy Jones, Guet-apens n’a, 40 ans après, rien perdu de sa puissance évocatrice. Une œuvre aux multiples niveaux de lecture et au duo-vedette au diapason.

8 : 7h58 ce samedi-là

26 septembre 2007 Réalisé par Sidney Lumet Avec Philip Seymour Hoffman, Ethan Hawke, Albert Finney

Deux frères organisent le cambriolage de la bijouterie familiale. Mais les choses ne vont pas tourner comme prévu…

De retour sur le devant de la scène à plus de 80 ans, le déjà évoqué Sydney Lumet avait fait oublié ces brillantes œuvres des 70’s pour se perdre dans d’obscures remakes fades et sans grand intérêt. Il retrouve avec ce brillant et passionnant polar l’inspiration de ses débuts. Doté d’un pitch lorgnant du côté des frères Coen ou du Scorsese de  After hours, 7h58… prouve que le cinéaste n’a rien perdu de sa verve contestataire et de son talent de directeur d’acteurs. A (re)découvrir.

9 : Tuez Charley Varrick !

25 octobre 1973 Réalisé par Don Siegel Avec Walter Matthau, Joe Don Baker, Felicia Farr

Charley Varrick cambriole une banque avec sa femme et un acolyte. Mais il comprend vite que la somme énorme qu’il a dérobée appartient à la mafia, qui lance un tueur à ses trousses…

Don Siegel c’est par exemple : L’Invasion des profanateurs de sépultures, L’Inspecteur Harry ou A bout portant. Inutile donc de revenir sur le métier du monsieur. Inutile également de préciser que ce film assez méconnu est un incontournable du genre. Ironique et parfois iconique (le cinéaste possède une vraie patte), le film alterne ainsi pour notre plus grand plaisir les moments de maestria visuelle et un propos à double sens salutaire.

10 : Hors d’atteinte

02 décembre 1998 Réalisé par Steven Soderbergh Avec George Clooney, Jennifer Lopez, Ving Rhames

Gentleman cambrioleur, Jack Foley moisit derrière les barreaux du pénitencier d’État de Glades en Louisiane. Cet homme qui a plus de cent casses sans armes à son actif ne rêve que de liberté et réussit à se faire la belle. Son copain Byddy Bragg l’attend de l’autre côté. Mais il y a également une visiteuse inattendue, le marshal Karen Sisco, une fort jolie femme venue délivrer une assignation. Elle tente de s’interposer et se retrouve prise en otage, enfermée dans un coffre de voiture en compagnie de Jack. Serré contre elle, Jack rêve d’une autre rencontre.

George, encore lui. Première d’une longue liste de collaboration avec le précité Steven Soderbergh, Hors d’atteinte, sans atteindre (fallait que je la fasse celle-là) le niveau d’excellence des trois premiers de ce classement demeure un joli portrait d’un attachant looser. Braqueur raté, Clooney incarne à merveille le séduisant et désarmant brigand. Prétexte à un brulant face à face avec l’incendiaire Jennifer Lopez, cette adaptation d’Elmore Léonard, alternant avec justesse  comédie sentimentale et portrait de gangster remplit son office et offre un dernier tour d’horizon du genre aussi glamour que romanesque.

Bonus dossier : Jetez-vous sur la scène finale de L’affaire Thomas Crown version John McTiernan, sublimé par le morceau Sinnerman de Nina Simone, la séquence est inoubliable !

 

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