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FAR AWAY

Sortie en DVD et BLU-RAY le 1er août 2012
Réalisé par KANG JE-KYU

Normandie, juin 1944. Dans les rangs de l’armée allemande, les Alliés découvrent 2 soldats venus de l’autre bout du monde. Faits prisonniers par les Soviétiques puis les Allemands, ils ont combattu dans 3 armées et traversé plus de 12 000 km à travers la Seconde Guerre Mondiale. Leur exploit est resté inconnu jusqu’à ce jour…


Voilà l’ébauche, bien appétissante, d’un récit de prime abord extraordinaire et faisant saliver les cinéphiles que nous sommes.

Fort d’un casting technique forçant le respect (du réalisateur de Frères de sang au chef opérateur de J’ai rencontré le diable), d’une distribution toute aussi prestigieuse, ou d’un travail en  amont indéniable (3 ans d’écriture, 8 mois de pré-production ou 156 jours de tournage), le film Coréen à tout pour devenir le nouveau fer de lance du film de guerre au pays du matin frais.

Ajoutant à cela : deux comédiens formidables (flirtant tout de même souvent avec l’exagération), ou le leitmotiv parfois agaçant « inspiré d’une histoire vraie », Far away se pose ainsi comme le cocktail idéal pour réussir un belle tranche de cinéma. Alors quid de ces « Soldats de l’espoir » ?

Récit humaniste confrontant rapports humains, conflits armés et destins contrariés, le film transpire certains traumatismes inhérents à l’occupation japonaise en Corée. Véritable chemin de croix subi par deux soldats que tout oppose, le film, il est vrai, ne brille pas par son absence de manichéisme…

Prétexte à un discours parfois simpliste, celui ci réussit à s’élever au dessus des pâquerettes grâce à certains retournements de situations bienvenus, à de salvatrices prises de conscience. L’homme est faillible, et se doit, semble t’il, de tracer une voie plus que sinueuse.

Pour autant, cette superproduction ne manque ni d’ampleur, ni de bonne volonté. De l’armée japonaise affrontant  l’ennemi soviéto-mongole ou au regard de l’hécatombe russe face au camp allemand (29 millions de mort !), le spectateur se remémore cette page tragique et traumatisante de l’histoire comme une claque en plein visage. Une violence frontale, crue, et souvent éprouvante, tout à l’honneur des choix de productions.

Pour illustrer son propos, le studio sort alors l’artillerie lourde(sic) dans un festival meurtrier et spectaculaire d’explosions, d’uniformes tombant au combat, et de plans plutôt inspirés. Une réalisation d’envergure nécessaire pour ne pas trahir une épopée forçant l’humilité.

Ne lâchant jamais son spectateur,  le film, haletant, épuise parfois les quidams que nous sommes par un rythme peut être une peu trop frénétique.

Nous pourrions, enfin, évoquer ce score beaucoup trop larmoyant lorsqu’il se devrait colonne vertébrale du récit.
Malgré tout, impossible de nier le plaisir ressenti dans la salle lors de certains moments de bravoure. Moments qui auraient surement figuré au panthéon du genre sans cet agaçant excès de bons sentiments.

En l’état : Far away se reçoit comme une histoire incroyable, servie par des comédiens honnêtes, jouissant d’une réalisation n’ayant rien à envier à certains voisins d’outre atlantique, mais dont l’ excès de pathos demeurera le principal défaut.

Dommage, car l’écrin qu’est cet hallucinant témoignage trouve encore écho dans un coin de la tête quelques jours après le visionnage. Un gage de qualité indéniable

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