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TWIN PEAKS: LA SERIE

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Véritable mythe dans l’histoire de la télévision des 90’s (qui à l’époque grappille son retard sur le cinéma), la série de David Lynch et Nick Frost est sans doute l’une des plus sujettes à discordes et souffrant des plus saugrenues interprétations. Mission donc quasi-impossible que de se montrer exhaustif, pertinent ou original quant au bijou du papa de Blue velvet (le petit frère de la série), Mulholland drive ou Elephant man. C’est pourtant le pari de Frenetic’ Arts, une plongée malade que l’on vous souhaite passionnante et inattendue dans un monde peuplé de tartes aux fruits, de meurtre ou de femme à bûche. Bienvenue à Twin Peaks: population 51 201

Une petite ville bien tranquille, nichée au creux d’une vallée. Population : 51 201 habitants. Une mort mystérieuse, une enquête en forme de charade. Un journal secret, un pacte, un double et une bague maléfique. Des rêves, des hallucinations, des prémonitions. Des amours sans lendemain, une chanteuse qui égrène les souvenirs d’un temps révolu. Une Chambre Rouge, des « lignes » blanches, une lycéenne en socquettes qui achève de brûler sa vie..

Les Origines: le feu marche avec eux.

Création de David Lynch (qui ne réalisera, ne l’oublions pas que 6 épisodes et 7 scénarios) et Mark Frost (producteur d’Hill Street Blues et réinventeur de la fiction policière), Twin Peaks est le fruit de cette rencontre sous l’impulsion de Tony Krantz, agent du premier l’ayant toujours encouragé à faire de la télévision. Scénariste pour cette dernière, Frost plonge tête la première dans ce qui sera l’une de ses plus belles aventures. De cette amitié naitra la société Lynch-Frost qui produira la série. Une fois l’idée en tête (Lynch planchait lui sur le roman basé sur le mystère de la mort de Marilyn Monroe), ces derniers répondent à la commande d’ABC avec un scénario complet et un pilote de 2 voir 4 millions de dollars, les sources divergeant à ce sujet. Une fin alternative est même prévue pour le pilote en cas d’échec, ce sera un vrai succès, publique et critique. Révolution télévisuelle dès sa première diffusion, 35 millions d’âmes perdent leurs repères sur le pilote. L’audience chutera malheureusement rapidement autour des 15 millions pour le reste de la série. C’est cette baisse qui obligera la production à accélérer la révélation du meurtrier malgré un vrai succès d’estime, une fan-base puissante et trois golden globes. On imagine à ce propos que ce découpage artificiel n’est pas forcément du fait des créateurs. Ainsi, la première moitié de la série correspond à la résolution de l’enquête et à la découverte du meurtrier. La seconde elle, à ce ravin sans fond qu’est la vie à Twin Peaks et la réapparition des fantômes du passé (le M Hyde : Windom Earl) ou un ton parodique suppléant une terreur moins palpable.

Originale et digne du septième art, le phénomène ne prends pas de gants et décroche la mâchoire avec la découverte de la reine de la Prom Night par excellence : morte et enveloppée dans une bâche en plastique (Sheryl Lee, incendiaire dans le Vampires de Carpenter est-elle un « déchet » de l’humanité?). Envoyé sur les lieux pour mener l’enquête: l’agent (très) spécial du FBI (un Mulder avant l’heure) Dale Cooper, formidablement interprété par Kyle MacLachlan, découvre avec nous cette bourgade aux apparences tranquilles mais aux habitants tous plus inquiétants les uns que les autres. Les récentes et excellentes séries Broadchurch ou Top of the lake en sont par exemple de dignes héritières, la première tâchant toutefois d’éviter toute similitude en mettant de côté l’excentricité ou par une caractérisation différente. Dans la même veine True Detective bien sûr se pose comme le bijou de ces dernières années tout comme le croquemitaine de Monster de Naoki Urasawa, une bombe de 74 épisodes. Immatérielle, irrationnelle, invisible et mystérieuse, si vous ne connaissait pas encore cette claque télévisuelle qui a tant inspiré, cette humble mise en bouche est là pour vous mettre la bave aux lèvres. Enfin, n’oubliez pas les paroles de Dante sur sa Divine Comédie concernant sa démarche. Les textes sacrés mais également les textes profanes doivent être compris selon des couches de significations superposées. Ainsi: une multiplicité d’interprétations est également légitime dans le cadre d’une œuvre d’art réalisée par un individu. Alors, si vous n’êtes pas d’accord avec ces lignes, c’est sûrement que Lynch était dans le vrai.

A pas feutrés, la caravane de l’étrange

Toile de maitre d’une trentaine d’heures environ (deux saisons, deux pilotes et des épisodes d’à peu près 42 mn), la série de pose aujourd’hui en prophète ésotérique et dramaturge des enfants plus ou moins maudits que furent X-Files ou Millenium. Méditation transcendantale ou plongée progressive dans une psyché malade, Twin Peaks n’exige qu’une chose: l’abandon. Celui d’un spectateur forcément décontenancé et dont le parcours initiatique (celui de la figure christique au milieu des apôtres de l’agent Dale Cooper) n’en sera que plus inoubliable. Parallèle évident avec les écritures saintes, les thématiques évoquées sont en effet, au fil des visionnages, de plus en plus évidents. De la métamorphose d’une infirme (N. Hurlez) à la possession (Leland palmer) en passant par l’entourage nécessaire pour accéder à la félicité, l’excellant Kyle MacLachlan fonce tête baissée vers la (sa) vérité et n’évite aucun sévices. Le parcours lui sera dangereux et empli de souffrances. Il ressemble à s’y méprendre à tous les habitants de cette ville fantasmée: une plongée kitch, indéchiffrable et second degré dans ce concentré d’univers lynchien… Messie encravaté, allégorie éprouvante (zero happy end ici), Dale Cooper est un héros de Pasolini. Une vision désenchantée, une rêverie entêtante, une chambre remplie d’esprits maléfiques qui jure avec la déification d’un donut. Twin Peaks résiste à toute analyse et fascine.

Personnages inspirés et intrigues à tiroirs: « Il y a un mal dans la forêt. Il existe toujours ».

Située dans la région forestière du Nord-Ouest des Etats-Unis, proche du Canada, la ville de Twin Peaks (Snoqualmie, un endroit que Lynch visitait avec son père) vit paisiblement au rythme de son médecin atypique (Jakoby), du shérif Truman et de son ingénue réceptionniste Lucy. Bobby, Mike, James, Donna ou Laura représentent la nouvelle et agaçante génération tandis que Norma Jennings vous sert un café (et une succulente tarte aux cerises!) au Double R. Il Faudrait une vie entière pour épier tous les représentants de l’improbable bourgade. Caractéristique du soap et splendide contre-pied aux us et coutumes de la série pour ménagère, Twin Peaks détourne ces personnages décalés pour en faire de grands malades. Véritable pamphlet pro-artistique anticonsumériste et réflexion frontale sur le côté trivial de la télévision, Lynch s’amuse avec les clichés et détourne le vocabulaire grossier des Feux de l’amour (42 saisons et 10 477 épisodes!). On passe ainsi sans vergogne du flic simplet et loyal au couple complètement barge que sont Catherine et Pete. Tortionnaire sado-maso pour Catherine, la borgne Nadine Hurley nous offre elle des tranches de sincères rigolades (satanés rideaux…). Ecorchés vifs, obsédés, étranges, colorés, dérangés, mille adjectifs ne suffiraient pour décrire la folie douce résidant à Twin Peaks. On songe ainsi forcément au rôle de Lynch à moitié sourd, à l’agoraphobe Harold Smith ou à la dame à la bûche (l’une des stars du show).
Autant de décalages avec les codes du soap se suffisaient d’ailleurs à eux-mêmes pour en faire une excellente série. Ce sera l’élément déclencheur et perturbateur du récit (le meurtre de Laura et la recherche de ce qu’elle dissimulait) qui en fera un chef d’œuvre.

En effet, jusque-là jugée comme acceptable par la ville (et par la même par le spectateur), celle folie ambiante se verra contrariée et son onirisme exacerbé par ce crime qui, peu à peu, fait tomber les masques de cire et brise le vernis social de Jung. C’est peut-être d’ailleurs là que réside l’identité de ce fameux rideau: un voile à déchirer et à recoudre ad vitam aeteram… Bob (le mal), le nain, le géant, le cheval, le Major Briggs… Des portraits qui s’effritent au fil des épisodes et réussissent le pari d’intriguer par l’absence de logique sans tomber dans le non-sens. Une dégradation incarnée avec un certain génie par l’agent Dale Cooper et dont l’excentricité nous contraint à accepter un dictaphone comme personnage principal!

Complexe à bien des égards, Twin Peaks atteint des sommets lorsque certaines intrigues connexes se nouent au-delà de l’axiome somme toute basique de la traque du tueur. Norma et son mari empoisonné, Ed qui la reluque, les amants secrets Benjamin Horne et Katherine Partell (très belle partition) qui complotent pour récupérer la scierie, Josie la jolie chinoise un peu louche, Donna et Bobby (dégoulinant de mièvrerie), Audrey le fantasme… Autant de questionnements qui permettent toutes les supputations lors de chaque épisode. Des intrigues amoureuses au cœur du feuilleton d’outre-Atlantique sont ici magnifiées avec maestria par un traitement très riche : chaque personnage souffrant plusieurs niveaux de lectures et cachant souvent un terrible secret. On vous laisse alors le plaisir de découvrir les différents twists et caméo.
Labyrinthique, la série ouvre donc de nouvelles portes quand elle en ferme une permettant ainsi un visionnage quasi infini. Jouant avec les thématiques autant qu’avec ses protagonistes, le duo fait valser les conventions et réinvente la dramaturgie classique.

Réceptacle humoristique dans la filmographie de Lynch (une fois n’est pas coutume), Twin Peaks fait la part belle aux situations cocasses, cette dimension permettant de souffler un peu entre deux rêveries. Un climat bipolaire (manichéen?) présent durant toute la série saute en effet rapidement aux yeux. Allant jusqu’à s’entremêler pour ne plus distinguer le songe de la réalité, ce nid réconfortant et apaisant cache toutefois de lourd secrets et certaines forces démoniaques. Des zones d’ombres entre le jour et la nuit, l’imaginaire et le palpable, le mythe et l’histoire, la souffrance et la tendresse… Une dualité symbolisée tout d’abord par Laura et son côté obscure (non rien à voir) avant de nous apparaitre au Black Lodge, chez Dale ou dans votre interprétation de la série. Celle-ci n’est en somme qu’un miroir à deux faces (les monts jumeaux) où aucune certitude n’est permise.

Musique rétro et décorum vintage, un huis clos tendre et oppressant plastiquement inattaquable

Socle de la série transformant l’essai de se faire oublier tout en restant entêtante, le lancinant score d’Angelo Badalamenti nous interdit toute retenue.
Grave, aérienne ou suspicieuse, la partition magnifiée par la poignante Julee Cruise dans son propre rôle semble venir de l’au-delà. Compositeur attitré du réalisateur, Badalamenti tient donc une grande responsabilité dans le succès de la série (un grammy et 15 disques d’or!), réussissant le pari de mettre non pas en images mais en sonorités subtiles et fleuves l’imaginaire décomplexé du maitre.

Nous ne pouvons par exemple que vous conseiller de regarder l’excellent film de Nicole Garcia avec Daniel Auteuil L’Adversaire, la partition du maitre enfonçant définitivement le clou.

Tombé dans un tableau d’Edward Hopper (Lynch est un grand admirateur du peintre à la modernité tragique), on navigue dans certains plans iconiques entre Terrence Malick et le Shining de Stanley Kubrick. Dans cet endroit hors du temps, une utopie semblable au Village de Shyamalan saute aux yeux. Accueillante et conviviale, la lumière dans la série est-elle souvent trompeuse et dissimule le danger. Lieu de toutes les peurs et mythologies: le bois (dans tous les sens du terme), joue parfaitement de cette ambiguïté. Jeu d’ombres et de faisceaux, simple décor ou prétexte à la transmission des légendes urbaines, mère protectrice des animaux nocturnes hantant vos rêves, la forêt, et plus largement la nature, nous met vite face à une évidence: elle seule connait la vérité. Une vérité dissimulée (à l’instar de Mulholland drive) dans de nombreux objets du quotidien qui, là encore, recèlent plusieurs dimensions. Le café, les rideaux, les lampes, les tapis (le sol de la salle rouge ne vous rappelle rien?), le pétrole et le sang, autant de portes vers un autre réel, un passage vers le passé, un voyage figé. L’illusion est consommée, l’hypnose fonctionne. Nous pourrions enfin évoquer le mouvement perpétuel, le cercle vertueux de l’infini, symbolisé par le cour de la rivière ou le bruissement du vent dans les arbres. Une réalisation de haut vol (le générique lui-même est du grand art: de l’industrialisation de la nature au logotype de l’oiseau) et qui jongle avec les clins d’œil du code formel du soap (image statiques, plan/contrechamp, fondu…). Se réinventant malicieusement : « Qui a tué JR? » de Dallas devient « Qui a tiré sur l’agent Cooper? ». Rupture de ton, « whodunit », collège movie, cauchemar d’outre-tombe, Twin Peaks et son imagerie jazzy et chaude est un éclat farfelu entre stéréotypes assumés et addiction angoissante. Une terrifiante exploration de l’inceste, de la folie (et notamment celle de la victime autodestructrice), de ce désir inexplicable à l’acte monstrueux que l’on ne peut assumer, laissant le champ libre à Bob, bien plus pratique à condamner.

Le Limier hors du temps

Impossible enfin de ne pas consacrer quelques lignes à Kyle MacLachlan (Dune, Show girls, Blue velvet, The Doors) et de ne pas pester devant une carrière fort décevante eu égard aux qualités du comédien. On imagine malgré tout que sa présence dans Desperate housewives, la cousine timorée n’est pas forcément dûe au hasard. Incarnation de la pure moralité, Cooper (adeptes des spiritualités tibétaines) se voit ainsi contaminé pas à pas par un esprit malin, reflet dans un miroir pervers, terrifiante altération du réel. Crevant l’écran sans éclipser les autres personnages (Léo est terrifiant, les parents de Laura hypnotisant et ce cri glace encore le sang), on suit le parcours de l’intriguant agent (qui semble le seul capable de résoudre l’énigme) comme autant de strates sémiologiques. On peine même à imaginer parfois le fil du récit. Découvrant certains éléments de l’enquête dans ses rêveries nocturnes, tantôt inquiétant tantôt burlesque, le singulier dandy alterne visite au purgatoire, humour acéré, schizophrénie en devenir (Diane existe-t-elle vraiment?) et résolution du puzzle. Viendra-t-il à bout de Léo Johnson ? Trouvera-t-il la brèche pour repartir de cette chambre ? Pourquoi balance-t-il des pierres ou d’où viennent ses méthodes? Lynch lui-même confie ne pas posséder toutes les clés. C’est tant mieux car une affection immédiate née alors pour cet anti-cliché qui nous laissera le souffle court, le cœur brisé lors d’un plan final terrassant. Une vision imprimée dans notre rétine déjà pleine de larmes, le regard de l’ancien collègue du FBI Windom Earle au-dessus de l’épaule…

Quel futur pour cette vision idéalisée de l’Americana?

Déprogrammé du fait d’un environnement peu favorable : diffusée entre deux émissions sportives le samedi soir, une vision exigeante contrariée par des dates de programmation parfois espacées de plusieurs semaines ou par la Guerre du Golfe, la série ne survivra pas. Malgré la rumeur lancée par le site Blastr, David Lynch ne travaille pas sur une suite pour NBC. Ainsi, tantôt motivé, tantôt réfractaire, Frost lui évoque la possibilité de réunir toute l’équipe comme « miraculeuse » et explique simplement que ce n’est pas à l’ordre du jour. Lynch y serait même opposé désormais d’après le Hollywood Reporter. Ce n’est donc pas demain la veille que nous saurons ce qu’il advient de l’agent Dale Cooper… La tempérance est tout de fois de mise, s’il y a bien un endroit où les miracles sont possibles c’est à Twin Peaks…

Unique en son genre, autocritique, avant-gardiste et définitivement culte, Twin Peaks n’est, à l’instar de la bourgade dont elle conte le récit, que la somme de ces avis contrastés, de ces destins contrariés, de ces mises en abyme intrigantes. Une date dans l’histoire de la petite lucarne qui, sans être consensuelle, réussit le pari de provoquer une vraie tendresse chez ses détracteurs. Comme un membre de votre famille, vous la suivrez, ne la comprendrez pas toujours, la questionnerez ou lui reprocherez tout et n’importe quoi mais vous l’aimerez, je vous le promets.

Ps: Merci aux nombreux sites et ouvrages qu’il est impossible de tous citer pour leurs écrits et différents points de vue (Gonzo, Rouge Profond, Décadrages, Clap, Horreur.net, Art en ciel…). Vous n’avez que l’embarras du choix pour continuer votre quête. Qu’ils en soient évidemment les premiers remerciés.

Pour aller plus loin:

Ecoutez
L’émission sur France Culture: Les nouveaux chemins de la connaissance. Philosopher avec David Lynch: Twin Peaks, vices et vertus de l’Amérique

L’émission sur France Culture: Séries télé, chroniques sur canapé

Regardez
L’intégrale Blu-ray que Nathanaël vous décortiquera très bientôt. Série et film remasterisé 4K, 10 galettes, son DTS-HD MASTER AUDIO 7.1 en vost, 90 minutes de scènes coupées, bonus, interviews : n’en jetez plus, un ofni définitif.

Lisez
Le Journal de Laura Palmer de Jennifer Lynch (si vous le trouvez, j’ai perdu le mien…)
Hopper, Lynch: mises en perspectives de Jean Foubert
La main gauche de David Lynch. Twin Peaks et la fin de la télévision de Pâcome Tiellement
Twin Peaks, Une cartographie de l’inconscient de Stefan Peltier

Bonus (pour tout savoir: twin-peaks.fr même si le site manque de mise à jour)

Bienvenue dans votre nouveau chez vous

Le pèlerinage en terre sainte

La quête du Graal : Le pilote comporte une version alternative européenne comportant une fin « fermée » et résolue, que David Lynch a dû sous contrat, tourner pour le marché vidéo de notre continent. Ce téléfilm, plus long de 18 mn, a été distribué en France en VHS sous le titre « Qui a tué Laura Palmer?« . Il est à noter que le doublage français de ce téléfilm de 108 mn est différent, de celui effectué sur le pilote de la série et le reste de celle-ci. Même si cette fin « de commande » est évidemment désavouée par le réalisateur, celui-ci en a utilisé des séquences pour des rêves dans la saison 2.

Twin Peaks: une série en 2 saisons (1 pilote et 7 épisodes + 1 pilote et 21 épisodes), diffusée aux USA du 8 Avril 1990 au 10 Juin 1991.

Distribution:
Kyle MacLachlan (VF : Patrick Poivey) : Agent Dale Cooper
Michael Ontkean (VF : Daniel Russo puis Michel Lasorne) : Shérif Harry S. Truman
Mädchen Amick (VF : Anne Rondeleux puis Danièle Douet) : Shelly Johnson
Dana Ashbrook (VF : Thierry Redler puis Damien Boisseau) : Bobby Briggs
Richard Beymer (VF : Joël Martineau puis Edgar Givry) : Benjamin Horn
Lara Flynn Boyle (VF : Virginie Ledieu puis Anne Deleuze) : Donna Hayward
Sherilyn Fenn (VF : Virginie Ogouz) : Audrey Horne
Warren Frost (VF : Michel Ruhl) : Dr William Hayward
Peggy Lipton (VF : Nicole Hiss) : Norma Jennings
James Marshall (VF : Lionel Tua) : James Hurley
Everett McGill (VF : Michel Le Royer) : Ed Hurley
Jack Nance (VF : Georges Aubert) : Pete Martell
Kimmy Robertson (VF : Nathalie Schmidt puis Sophie Gormezzano) : Lucy Moran
Ray Wise (VF : Philippe Ogouz) : Leland Palmer
Joan Chen (VF : Ysabelle Lacamp) : Jocelyn « Josie » Packard
Piper Laurie (VF : Claudie Chantal) : Catherine Packard Martell
Eric DaRe (VF : Thierry Ragueneau puis Luq Hamet) : Leo Johnson
Harry Goaz (VF : Luc Bernard) : Adjoint Andy Brennan
Michael Horse (VF : Gérard Dessalles puis Régis Lang) : Adjoint Tommy « Hawk » Hill
Sheryl Lee (VF : Dorothée Jemma pour Laura / Agnès Gribe pour Maddy) : Laura Palmer / Madeleine « Maddy » Ferguson

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