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Quand les remakes enterrent l’original: TOP 10

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TOP 10 DES REMAKES QUI SURPASSENT L’ORIGINAL

L’idée ici, vous l’aurez compris, n’est donc pas forcément d’énumérer toutes les excellentes relectures de films déjà efficaces, mais bien de rendre hommage à ceux qui surpassent (pour notre rédaction) les pellicules dont ils s’inspirent. Inutile donc ici de crier au scandale sur l’absence d’Halloween de Zombie, L’Armée des morts de Snyder, Massacre à la tronçonneuse de Nispel, Sorcerer de Friedkin, Scarface, Tron, Maniac ou des Sept mercenaires… Le matériau de base étant déjà sacrément respectable, impossible de nier que les départager en tenant compte des décennies qui les séparent semble mission impossible. On aurait encore pu citer La Planète des singes, King Kong, Godzilla ou Django. Si le film originel est une date et/ou trop proche qualitativement de sa vision revisitée, nous avons choisi de ne pas le citer. Top 10 forcément non exhaustif, subjectif et au cœur du débat. Quand le fils enterre le patriarche, c’est parti !

The Thing: 1982 (CARPENTER)

En plein milieu de l’Antarctique, en 1982, une équipe de recherche composée de douze hommes dans une station scientifique isolée va être confrontée à une créature protéiforme sanguinaire.

Avec sa « trilogie de l’apocalypse »: Prince des ténèbres, L’Antre de la folie et The Thing, Big John met tout le monde d’accord en réalisant sans conteste l’un des meilleurs films d’horreur de toute l’histoire. Nouvelle adaptation de La Bête d’un autre monde (J W Campbell), l’histoire sera déjà portée à l’écran en 51 par Nyby et Hawks (non crédité). Chef d’œuvre psychologique organique et étouffant, ce huis-clos inoubliable vaut autant pour ses effets spéciaux « à l’ancienne » (quel monstre !) que pour la drem team se trouvant à chaque étape. Morricone et Carpenter au score, Kurt Russell inoubliable en MacReady, Bottin au SFX (Hurlements)… Le top du top, tout simplement

La Colline a des yeux: 2006 (AJA)

Une famille en vacances échoue dans une zone d’essais nucléaires. Ses membres vont bientôt devenir la proie d’une autre famille, mutante et assoiffée de sang.…

En 78, Wes Craven sort un troisième long métrage éponyme et au charme surestimé, exception faite de la partition de M Berryman. En 2006, l’équipe Aja-Levasseur décide de dépoussiérer le mythe. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le duo atomise littéralement son ainé. Mise en scène, ambiance âpre et tendue ou la sublime Vinessa Shaw que l’on désire dès la première seconde, Aja surpasse son modèle. Il prouve aussi, une fois n’est pas coutume, que le respect ou la révérence ad vitam aeternam n’est ni une idée définitive, ni une efficace vision de l’art. Moite, violent et sans pitié, le français décroche la mâchoire et à coups de tartes dans la tronche fissure nos certitudes.

Cape Fear: 1991 (SCORSESE)

Max Cady, condamné à quatorze années de prison pour viol et voie de fait sur une mineure, est à nouveau libre. Avec détermination et rigueur, il entreprend de se venger de l’avocat Sam Bowden, qu’il estime responsable de son incarcération.

Ce sera peut-être là la seule exception de ce top : la version de 61avec le superbe duo Peck-Mitchum (excusez du peu) de Jack Lee Thompson valant elle aussi son pesant de cacahuètes. Mais Scorsese n’est pas le premier tocard venu. Seconds rôles en forme de clins d’œil, score d’Hermann adapté par son disciple Bernstein ou le trio Nolte/De Niro/Lange à l’apogée, le film devient instantanément une bombe. La tension ressentie à la vision de ce jeu du tigre et de la souris demeure d’ailleurs aujourd’hui encore toujours aussi intacte. Scorsese était attendu au tournant. Tout le monde est forcé de s’incliner.

La Mouche: 1986 (CRONENBERG)

Seth Brundle est un jeune biologiste très doué. Après avoir fait ses premières armes dans une brillante équipe, il se décide à travailler seul. Il met au point une invention qui doit révolutionner le monde : la « téléportation », qui consiste à transporter la matière à travers l’espace. Les essais sur un babouin sont peu convaincants et après des fuites dans la presse, il décide de se téléporter lui-même. Seulement, il ne s’aperçoit pas qu’une mouche fait partie du voyage…

Remake du film La Mouche noire sorti en 1958 et réalisé par Kurt Neumann (Island of lost men), le film de Cronenberg enterre sans coups férir la version des 60’s. Oublié l’énorme tête de mouche sur un corps d’humain, le réalisateur hurle ici toute sa rage et ses obsessions de cinéaste. Chair putréfiée et entremêlée, érotisme dérangeant, effets spéciaux vomitifs et interprétation parfaite, le film réussit à nous faire croire à cette histoire de téléportation ratée et à nous émouvoir de cette créature condamnée d’avance. Un sacré bon film fantastique.

True Grit: 2010 (COEN)

1870, juste après la guerre de Sécession, sur l’ultime frontière de l’Ouest américain. Seul au monde, Mattie Ross, 14 ans, réclame justice pour la mort de son père, abattu de sang-froid pour deux pièces d’or par le lâche Tom Chaney. L’assassin s’est réfugié en territoire indien. Pour le retrouver et le faire pendre, Mattie engage Rooster Cogburn, un U.S. Marshal alcoolique.

Pas forcément gagné d’avance pour les surdoués frangins que de faire oublier Cent dollars pour un shérif d’Henry Hathaway sorti en 69 avec le légendaire John Wayne. Irrévérencieux, désinvolte, émouvant ou captivant, le film est une ode à la beauté des paysages secs et ocres du grand ouest. Tel un Open Range en pleine adolescence, True Grit ne souffre d’aucuns défauts. Même Damon parvient à surpasser sa mono-expressivité légendaire! Magnifié par la plastique de Roger Deadkins et la partition inoubliable de Burwell, Bridges trouve enfin le plus beau rôle de sa carrière. Ni plus, ni moins.

Casino royale: 2006 (CAMPBELL)

Pour sa première mission en tant que 007, James Bond se retrouve confronté à Le Chiffre, banquier et terroriste international. Afin de mettre un terme à ses activités, Bond doit battre Le Chiffre au cours d’une partie de poker à la mise pharaonique.

Casse-têtes datant de 54 (avec Peter Lorre) et 67 (Niven, Welles ou Sellers !), les deux précédents CR semblent, pour de sombres histoires de droits, ne pas faire partie de la franchise. La vision de 007 version Martin Campbell fait elle, à n’en point douter, table rase du passé. Dans ce qui est sans nul doute l’un des plus efficaces films de la franchise (et vu depuis un bail), Casino Royale est le vingt et unième épisode des aventures de l’agent Bond. Haletant, désespéré, et magnifié par un Craig en grande forme : du très, très bon boulot.

Piranha 3D: 2010 (AJA)

Alors que la ville de Lake Victoria s’apprête à recevoir des milliers d’étudiants pour le week-end de Pâques, un tremblement de terre secoue la ville et ouvre, sous le lac, une faille d’où des milliers de piranhas s’échappent. Inconscients du danger qui les guette, tous les étudiants font la fête sur le lac tandis que Julie, la shérif, découvre un premier corps dévoré…

Aja est de retour ! Nouvelle mouture sortie en 2010 suite à la sympathique version de 78 réalisée par Joe Dante, ce Piranha 3D mis en scène par le réalisateur d’Haute Tension pulvérise instantanément l’original. Plus de gore, plus de fun, plus de références, plus de nichons, plus de morts… Du très bon divertissement sublimé il est vrai par une actrice qui n’est sans doute qu’une chimère. Ah Kelly Brook…

La Guerre des mondes: 2005 (SPIELBERG)

Ray Ferrier est un docker divorcé et un père rien moins que parfait, qui n’entretient plus que des relations épisodiques avec son fils Robbie, 17 ans, et sa fille Rachel, 11 ans. Quelques minutes après que son ex-femme et l’époux de cette dernière lui aient confié la garde des enfants, un puissant orage éclate.

Adaptation fantasmée version Spielby du film éponyme de 53 et adaptation du roman culte d’H G Welles, le légendaire réalisateur adore enfoncer les portes ouvertes, on le sait. 0 polémiques, 0 surprises. Mais putain qu’est ce que c’est cool ! Des effets spéciaux dévastateurs, Tom Cruise en working class hero invincible (« monte dans la voiture Manny sinon tu vas mourir ! »), des saletés de bestioles sans aucun points faibles et forcément une mise en scène parfaite (la scène de la cave…). Bref une nouvelle leçon du maitre. Point.

Zatoichi : 2003 (KITANO)

Zatôichi est un voyageur aveugle gagnant sa vie comme joueur professionnel et masseur. Mais derrière son humble apparence, Zatôichi redoutable combattant, rapide comme l’éclair, et dont les coups s’avèrent d’une stupéfiante précision.

Série de films japonais (une trentaine) et séries tv des années 70 et 80 (une centaine d’épisodes), impossible ici de comparer le travail de Kitano avec un film en particulier. Plastiquement à couper le souffle, le metteur en scène de Sonatine ou Aniki mon frère fascine plus que jamais. Véritable ballet chorégraphié aux sonorités subtiles et sensuelles, le film effleure la grâce de son sabre et murmure sa vengeance destructrice aux fous n’étant pas encore hypnotisés. Une poésie ensanglantée vertigineuse.

Invasion of the body snatchers: 1978 (KAUFMAN)

Matthew Bennett sait qu’une forme de vie extra-terrestre est en train de prendre possession des corps des habitants de San Francisco. Il ne doit pas s’endormir car, sinon, il sera la prochaine victime…

Énième adaptation cette fois directement inspirée du film de Don Siegel tourné en 1956, cette version avec Leonard Nimoy et le grand Donald Sutherland (Ne vous retournez pas de Nicolas Roeg bientôt chez Potemkine !) est tout simplement la plus intense et la plus aboutie. Body Snatchers de Ferrara en 93(respectable), Invasion d’Hirschbiegel en 2007 (pas respectable)… Aucune de ces nouvelles versions ne parviendront à surpasser la mise en scène de Kaufman, ce doute désagréable ou ce malaise évident. Courez pauvres fous !

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