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SOS FANTOMES 1 et 2

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SOS FANTOMES

GHOSTBUSTERS – USA – 1984

Comédie – Fantastique

Réalisé par Ivan Reitman

Avec Bill Murray, Dan Aykroyd, Harold Ramis, Ernie Hudson, Sigourney Weaver

Musique par Elmer Bernstein

Durée : 105 min

Éditeur : COLUMBIA

Date de sortie : 12 décembre 1984 (France)

http://www.ghostbusters.com/

Alors que le troisième volet des aventures de nos amis chasseurs de fantômes sera bientôt mis en scène par Paul Feig (Les Flingueuses, Mes Meilleurs amies) pour une sortie prévue en 2016, le film est aujourd’hui une véritable interrogation pour tous les fans. Des rumeurs sur un casting toujours plus fou ou une nouvelle troupe d’héroïnes sacrément intrigantes, c’est la sueur au front mais aussi la bave aux lèvres que la rédaction de Frenetic’Arts attend le nouveau rejeton mi-hommage, mi relecture du mythe. Quoi qu’il en soit et pour patienter jusque là, on vous offre un petit retour vers le futur maison avec un coup de projecteur vers ces deux pépites ayant bercé nos jeunes années. Les portes de l’enfer sont mortes de rire et s’ouvrent à nous pour un diptyque inoubliable.

Trois professeurs, Peter Venkman, Raymond Stantz et Egon Spengler, chercheurs à l’université, sont virés de leurs postes. Dès lors, ils décident d’ouvrir une société d’investigations paranormales nommée SOS Fantômes (Ghostbusters). Rejoints par un quatrième membre, Winston Zeddemore, ils deviennent bientôt le seul espoir du monde face à Gozer, un dieu sumérien malveillant qui se téléporte dans notre monde grâce à un immeuble maléfique érigé par ses fidèles à Central Park West, dans la ville de New York.

LES ORIGINES

Film culte de toute une génération (celle du Saturday Night Live) et porté à bras le corps par une équipe hyper impliquée (du réal aux comédiens en passant par le scénariste ou le compositeur), SOS Fantômes n’a eu de cesse que nous émerveiller avec ses ectoplasmes dégoulinants et autres fantômes gourmands. Un vrai souvenir de comédie familiale en somme et dont les vannes cyniques à triple niveau de lecture trouvent aujourd’hui encore un certain écho. Mais 30 ans après la découverte des sublimes jambes de Ripley, que reste-t-il de ce pari filmique burlesque entremêlé de fantastique ?

Pitch exceptionnel aujourd’hui évident, l’idée est en réalité bien plus surprenante à l’époque. Ici, des professeurs de faculté œuvrant sur les fantômes se vont virer par le doyen et décident d’ouvrir leur société de capture d’ « êtres paranormaux »… Un postulat bateau avant de combattre Gozer : un dieu sumérien revenu d’autre tombe pour dominer le monde ! Métrage fou et sacrément couillu, le film vaut ainsi autant par sa loufoquerie que par son avant-gardisme. Et SA bagnole!

Parce que oui, S.O.S Fantômes est bien plus complexe qu’une simple farce farfelue. Tout d’abord, Ghostbusters c’est des recettes de 300 millions de dollars (10 fois son budget !), un British Academy Film Award pour sa chanson originale, une nomination aux Oscars des meilleurs effets visuels (ceux de Richard Edlund et The Entertainment Effects Group, responsable (entre autres) des effets spéciaux pour La Guerre des étoiles) ou trois Golden Globes… Je passe bien entendu sur les CD, jouets, séries animées, jeux vidéo etc. Phénomène devant autant aux trucages et une architecture gothique inattendue et efficiente qu’à ses bibliothèques poussiéreuses donnant vie à une ville magnifiée (une Gotham avant l’heure ?), le film de Reitman devient instantanément culte.

Sorti de l’imagination débordante d’un Dan Aykroyd au sommet de sa gloire en 1981, l’idée s’impose d’elle-même après la lecture d’un article sur la physique quantique (The Journal of the American Society for Psychical Research). Ayant grandit dans une famille où le paranormal et autre spiritisme tenaient une place particulière, l’un des Blues Brothers saute le pas et devient la coqueluche de tous les moins de 30 ans. Histoire de potes écrite à 6 mains avec Eddie Murphy (qui cèdera sa place à Ernie Hudson pour jouer Le Flic de Beverly Hills), c’est la mort d’une overdose du troisième larron : John Belushi, qui donnera au film une toute autre signification. Ce film sera pour lui. Et qui de mieux que le fantasque Bill Murray pour lui rendre hommage ? Reitman lui-aussi est de la partie et fait vite évoluer une histoire sombre et difficile à vendre (à l’origine, ça se passait dans l’espace et un New York futuriste !) à un futur succès historique. Une fois la Columbia convaincue, c’est une année de réécriture, tournage, montage, casting et des vannes, encore des vannes qui achèvent le projet. Weaver réussit à casser son image de garçon manqué qui défonce des aliens et devient l’un des phantasmes des 80’s. Harold Rami lui est très convaincant (réalisateur du superbe Un jour sans fin, il décèdera à 69 ans le 24 février 2014) et restera gravé dans les mémoires.

Tournant des scènes à l’arrache et sans autorisation ( !?) dans la ville du crime en exaltant son aspect théâtrale, culturel et en forme de déclaration d’amour : SOS Fantômes transpire la bonne humeur. Et force est de constater que la Grosse Pomme semble bien leur appartenir ! Charismatique et cabotin, Bill Murray crèvera l’écran et les comédiens semblent tous avancer de concert.

WHO YOU GONNA CALL ?!

Mélange habile de comédie burlesque, de bric à brac fabriqué à la hâte, de comédiens au panthéon et d’un script aussi original qu’efficace, le film trouve le juste équilibre entre une ambiance saupoudrée d’angoisse, des gags hilarants et un final dantesque. Le film aurait pourtant vite pu tourner en rond. Des fantômes, encore des fantômes, toujours des fantômes ? Rien de cela. Inutile de vous raconter l’intrigue, vous avez sans doute vu le film une bonne centaine de fois (au moins 30 si on compte noël). La pellicule semble en effet aujourd’hui se poser en véritable porte étendard de son époque entre bienveillance, comédie, rassemblement et patriotisme inoffensif. Phénomène pop ou les enfants se déguisent en chasseurs de fantômes à Halloween et les radios diffusent jusqu’à l’épuisement LA chanson, le film fait de ses protagonistes des superstars et influence par ce subtil cocktail d’effets spéciaux et de stand-up toute une génération de cinéphile. De Fantômes contre fantômes à Retour vers le futur.

Alors oui c’est vrai le film a pris un pti coup de vieux (certains effets spéciaux font vraiment cheap) à l’instar des Goonies par exemple, et alors ? La mayonnaise prend et la complicité est évidente. Des ectoplasmes vert fluo, une ville-cathédrale menaçante et protectrice à la fois, un démon antédiluvien, un marshmallow géant (merde le spoil !) et les jambes de Sigourney Weaver… Que rêvez de plus en 1984 ?

SOS FANTOMES II

GHOSTBUSTERS II – USA-1989

Comédie – Fantastique

Réalisé par Ivan Reitman

Avec Bill Murray, Dan Aykroyd, Harold Ramis, Ernie Hudson, Sigourney Weaver

Musique par Randy Edelman

Durée : 104 min

Éditeur : COLUMBIA TRISTAR

Date de sortie : 15 décembre 1989 (France)

http://www.ghostbusters.com/

Vigo von Homburg Deutschendorf, aussi connu sous les noms de Vigo la Tristesse de Moldavie, Vigo le Cruel ou encore Vigo le Profane était un tyran et un sorcier détesté par son peuple. Juste avant d’être massacré en 1610, il lança une prophétie annonçant son retour. Son esprit hante depuis un tableau maléfique qui est restauré au Museum of Modern Art de New York. Cinq ans après avoir sauvé la ville, Peter, Ray, Egon et Winston sont réduits à animer des goûters d’anniversaire et présenter des shows télévisés. Pendant ce temps, une substance visqueuse et maléfique se déverse dans les égouts de la ville, menant tout droit jusqu’au musée qui accueille le fameux tableau. Janos Poha, le conservateur, est soumis aux ordres de Vigo qui lui ordonne de lui trouver un enfant pour s’incarner. Le choix de Janos se porte alors sur Oscar, le fils de Dana Barrett…

C’EST UNE RIVIERE DE SLIME !!

Si ce n’est has-been alors au moins passé de mode : l’oubli guète au dessus de l’épaule l’équipe des Ghosbusters… Émissions TV bas de plafond, goûters d’anniversaire ou recherche scientifique vaine, l’équipe autrefois soudée semble irrémédiablement disloquée au début de ce second opus… Heureusement pour nous, rapidement la même dream team s’offre vite à nos mirettes et par une pirouette scénaristique prétexte réveille sans prévenir nos zygomatiques ! Passons donc en mode vitesse lumière sur le scénar car force est de constater que Ramis et Aykroyd ne se sont franchement pas foulés pour réinventer leur poule aux œufs d’or. En effet, le script ressemble quasiment ligne par ligne à son illustre prédécesseur donc inutile de chercher ici quelconque innovation… Retour à l’anonymat ou répétition de gags, c’est dans sa fainéantise qui lorgne fortement (trop ?) vers la structure narrative du premier que ce Gohsbusters 2 se drape sous les oripeaux de l’adage : « on prend les mêmes et on recommence ! ». Malgré ces facilités éminemment agaçantes, rendons à César ce qui lui appartient. C’est ainsi à notre plus grande surprise que le métrage lui-même nous convainc qu’il n’est pas dupe. Une pub utilisant le morceau de Ray Parker Jr, des taglines en forme de clins d’œil comme : « Le pack proton n’est pas un jouet !» ou des tonnes de regards complices n’en sont à l’évidence que quelques exemples. Une mise en abyme assumée et qui permet au moins au film d’entrelacer réel et fiction avec une connivence sacrément jouissive.

BIS REPETITA

Apparition fantomatique, grand méchant, alternance de comédie et de fantastique saupoudrée de frayeur, lieu caractéristique de la ville (Le Musée), un géant qui déambule à la fin… Avec le recul et ces quelques lignes directrices, impossible de nier que les producteurs nous prennent pour des truffes… Et pourtant, la magie opère, malgré tous nos efforts pour ne pas tomber dans le panneau… Sortant sur les écrans américains le 16 juin 1989 (le 15 décembre en France) pour un budget presqu’équivalent de 37 millions de dollars, le film se rembourse quasiment dès le premier week end. Le public retrouve alors ses coqueluches et s’avoue prêt à pardonner toutes les maladresses mercantiles ou artistiques. Pour autant : Bill Murray est toujours aussi fendard, Sigourney Weaver excelle une nouvelle fois, la relation entre Janine et Louis réserve de vrais moments de poilade et Vigo est pour l’auteur de ces lignes une incarnation du mal inoubliable pour un enfant de 89. De la Mésopotamie aux Carpates ou par le prisme d’une peinture, on tombe souvent au fil de ce Ghosbusters 2 sur une évidence : c’est chouette mais tout semble moins réussi que dans le premier. Des gags aux surprises en passant par le rythme et l’investissement, tout a un goût de déjà vu, la mièvrerie en plus… Sans pour autant crier au scandale, le film aurait donc pu ne pas seulement se reposer sur ses lauriers et nous offrir encore plus de moments de bravoure (Le trou dans la cinquième avenue, le train fantôme, le Titanic…). En l’état : on aimera ad vitam aeternam cette star de vidéoclub, synonyme ému de soirées pyjamas inoubliables. Une nostalgie malheureusement impossible à concilier avec la justesse et l’objectivité que Frenetic Arts vous doit. Alors on s’en fout, Ghosbusters c’est mortel pour toujours, point final.

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