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La Sentinelle

1

Dying of the light – USA – 2014

Genre : thriller / action / espionnage

Réalisateur : Paul Schrader

Acteurs : Nicolas Cage, Anton Yelchin, Irène Jacob

Musique : Frederik Wiedmann

Durée : 94 min

Image : 2.35

Son : FRANCAIS / ANGLAIS 5.1 DTS HD MASTER AUDIO

S-T : Français

Editeur/distrib. : METROPOLITAN VIDEO

Date de sortie : 15/07/2015

Site officiel :

Film : 1

Technique : 3

Interactivité : 2

Synopsis : Evan Lake est un agent de la CIA désormais affecté à des tâches administratives et souffrant de graves troubles neurologiques. Un faisceau d’indices lui laisse à penser que son ennemi juré, un jihadiste qui l’a retenu en otage plusieurs années avant, serait encore en vie. Contre l’avis de sa hiérarchie et avec l’aide d’un jeune agent, il va retourner sur le terrain afin de traquer le fantôme de son passé.

NIC VS DTV (DE LUXE)

NWR à la production, Paul Schrader derrière la caméra (scénariste de Taxi Driver ou réalisateur d’Affliction) et Nicolas Cage qui enchaîne malgré un talent fou les mauvais choix excepté le récent Joe, voici l’équipe saugrenue réunie pour ce DTV de luxe (15 millions de dollars de budget). Souffrant d’une réputation désastreuse obligeant les précités à se désolidariser du projet en n’assurant aucune promotion, le film a visiblement été remixé, remonté et remis en musique par Grindstone. Pour autant, impossible de nier l’évidence, il n’y a malheureusement rien à sauver… Un premier 1/6 délivré après 1h30 d’ennui profond. Enfilant les clichés comme des perles, le film nous rabat dès le début les sempiternelles figures du genre: vieux briscard trahi par sa direction après une carrière exemplaire, jeune loup prêt à tout, traque des terroristes et flirt (conscient ou pas) avec l’Amérique réac, on n’évite donc ici ni les poncifs de la série Homeland (sans la qualité d’écriture) ni le plagiat des différents Bourne (sans le rythme trépident). Grimé, malade, et incapable de sauter une barrière (quelle doublure), Nic Cage est totalement à côté de ses pompes… Lui non plus ne croit pas une seconde à cette histoire inintéressante d’une «traque» 20 ans après et se contente de cachetonner. Entre une course poursuite hilarante en DACIA (!) et un méchant mourant protégé par un seul garde du corps, le film devient vite embarrassant…

JASON BOURNE ET LA MAISON DE RETRAITE

On aurait aimé y trouver un propos géopolitique réfléchi, croire au fait qu’Anton Yelchin puisse, à 26 ans, être chef de section à la CIA ou éprouver une certaine tension à la découverte des enjeux (30 000 euros!? C’est fictif les mecs! Lâchez-vous!). Malheureusement, vous serez à coups sûrs achevé face à cette réalisation sans personnalité, au rythme palpitant digne de l’insupportable Rhum express ou ébahit devant la scène What the fuck! du maquillage «agent-secret». Enfonçant le clou avec des propos plus que limites: «C’est quoi cette odeur? On est à Mombasa!» ou «Ils sont passés du Tam-Tam au smartphone», Paul Schrader a visiblement torché son projet avec le même soin que Nicolas Cage à gâcher son talent… Mettant à mort un spectateur au bord du suicide avec un fight final en mode gériatrie, rien, non rien ne vient sauver cette pitoyable Sentinelle.

Crachant avec mépris sur l’histoire et les raisons de ce qui semble être le seul visage possible des deux nations (celui sanguinolent de la violence et de la haine), cette peloche est à peine digne de trôner dans les rayons de bacs à soldes. Fuyez pauvres fous, le temps est trop précieux.

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