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PROJET 666

EXETER – USA – 2015

Genre : épouvante – horreur

Réalisateur : Marcus Nispel

Acteurs : Stephen Lang, Brett Dier, Gage Golightly

Musique : Eric Allaman

Durée : 95min

Son : FRANCAIS / ANGLAIS 5.1 DTS HD MASTER AUDIO

S-T : Français

Editeur/distrib. : VOLTAGE PICTURES / SEVEN SEPT

Date de sortie : 07/08/2015

Film : 2/6

Technique : 3/6

Interactivité : 0/6

Synopsis : Lors d’une soirée, six adolescents trouvent un vieux disque vinyle et décident de le jouer à l’envers, dans l’espoir de découvrir un message subliminal. Un esprit diabolique fait alors son apparition et crée de nombreux dégâts en voguant d’un corps à un autre. Mais il semblerait que l’esprit veuille faire parvenir un message aux adolescents, pour les prévenir d’un danger beaucoup plus proche…

Clichés versus poncifs

Après avoir fermé le clapet de toute la planète cinéphile (l’auteur de ces lignes compris) suite au formidable remake du culte Massacre à la tronçonneuse, Marcus Nispel était attendu comme le messie en matière de cinéma de genre. Un vrai talent pour surprendre un public d’érudit, un sens du cadrage évident et surtout une rage assumée transpirant dans chaque plan, inutile d’enfoncer les portes ouvertes: le réalisateur allemand réussissait en 2003 à clouer le bec à tous les forumers enragés qui crachaient leurs insultes avant même le moindre teaser. 12 ans après, force est de constater que les studios l’ont visiblement fait rentrer dans le rang, l’échine courbée, le regard désabusé. Deux remakes décevants plus tard (Conan et Vendredi 13) et sans parler du Frankenstein avec Vincent Perez, l’artisan surdoué ne semble pas remis de l’échec du prometteur Pathfinder, sacrifié de mémoire sur l’autel de la table de montage du dieu producteur. Sombre histoire d’une jeunesse on ne peu plus originale:ça picole, ça fume, ça baise dans une cabane dans les bois et c’est con comme une bite (désolé mais je ne vois que ça), ce futur de l’humanité sur laquelle nous comptons pour accéder à la colonisation de l’univers décide, oh surprise, de passer un vinyl à l’envers… Projet 666 semble donc dès le départ… Terrifiant! Nous aurions pû tomber dans le spiritisme, la nuit dans la demeure d’un tueur en série ou la profanation de tombes… Ce sera la galette à la mode. Soit.

Fort d’un casting de haute volée où se croisent Jake Gullenhaal, Edward Norton et Cate Blanchett, Ah non je me trompe: Brett Dier (Jane the virgin), Kelly Platz (Glory Daze) ou Gage Golightly (Spring Break Fatal: sacré bon film j’imagine), le film et son nom qui sent la naphtaline fait ainsi tout pour effrayer son spectateur avant la moindre pression du bouton lecture. Alors a priori du critique suffisant ou nouvelle bouse ultra-ultra-ultra vue et revue? Parlons donc un peu cinéma…

Ça va trancher chérie

Vous l’aurez compris, nos prépubères vont donc devoir affronter le malin, un esprit, un démon ou un enfant maltraité en soif de vengeance, appelez-le comme vous voulez. Réussissant parfois à faire oublier son propos grâce à une mise en scène soignée (le chef déco et la photo ont fait du très bon boulot), et de nombreux hommages à de bonnes pellicules horrifiques comme Evil dead, Saw, The Ring ou Fragile, Marcus Nispel aurait sans doute réussit son pari en calquant son film sur celui de Severance par exemple. En assumant un twist éculé et une bande de têtes à claques chair à pâté, le réalisateur aurait ainsi fait naître les sourires et décomplexé un auditoire embarrassé. Surtout que ce second degré bourré d’humilité sied parfaitement au film. Les passages décalés sont ainsi une vraie bouffé d’air et ne demandaient qu’à devenir colonne vertébrale du récit. On pense entre autres aux scènes où la bonnasse cherche à défoncer une porte avec une poêle à frire, au chat ou à l’exorcisme pratiqué via un smartphone! Au lieu de ça on assiste médusé aux sempiternelles erreurs… Comme si les studios n’entendaient rien aux critiques des 40 dernières années… Multiplication agaçante des jumpscares, crédibilité des réactions (n’appelons jamais la police et découpons le prêtre en morceaux), rien non rien d’original ne sort de ce Projet 666. Ajoutant à cela une interprétation catastrophique (cf l’ado possédé) de personnages déjà caricaturaux (une bombe atomique chaudasse, un pti gros à lunettes, un connard, un gentil beau gosse…), impossible de supporter en plus l’utilisation de Métal comme bande son ou de comprendre pourquoi ils ne se tirent pas de cet endroit malgré une bonne centaine de fenêtres…

Jamais (mais alors pas une seconde) effrayant, mal joué et n’apportant aucune pierre à l’édifice du septième art, on se demande bien la raison d’être du long métrage. Après Ouija, Paranormal activity 14, Possédée, Le Dernier exorcisme, Pyramide et autres Délivre-nous du mal, les quidam que nous sommes ont depuis longtemps dépassé l’indigestion pour en être à la gueule de bois. Pitié messieurs, ayez pitié de nous…


Image : 4/6

Son : 3/6

Interactivité : 0/6

Liste des bonus : aucun

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