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Profanation

profanation

Profanation
Fasandræberne– Allemagne / Danemark/ Suède – 2015

Genre : Thriller

Réalisateur : Mikkel Nørgaard

Acteurs : Nikolaj Lie Kaas, Fares Fares, Pilou Asbaek
Durée: 120min
Musique: Patrik Andrén

Image : 1080p – 16/9 – 2.40:1

Son : DTS-HD MASTER AUDIO 5.1 FRANÇAIS / DANOIS
S-T :
Français

Editeur/distrib. : Warner Home Video France / Wild Side Video
Date de sortie :
08/08/2015

Film : 3/6
Technique :
4/6

Interactivité : 3/6

Synopsis : En 1994, un double-meurtre défraye la chronique. La police classe l’affaire, faute de preuve… Jusqu’à l’intervention, plus de 20 ans après, du Département V: l’inspecteur Carl Mørck, et Assad, spécialisés dans les crimes non résolus. Ensemble, ils rouvrent l’affaire qui les amène à enquêter sur un des notables les plus puissants du Danemark.

Après un premier film très réussi (voir notre critique de Miséricorde) mais uniquement disponible en téléchargement, Profanation a lui profité des égards d’une sortie salles. Même si l’on doute toujours de la perspicacité de sortir le second et non le premier en salles, nous nous sommes penchés bien volontiers dans les bas fonds des Enquêtes du département V. Second volet de la saga vendue à plus de 10 millions d’exemplaires, Profanation abandonne dans une intrigue tentaculaire un spectateur aux aguets. Une histoire qui se déroule sur plus de 20 ans, une action plus présente et un méchant immédiatement identifiable: ces nouvelles recettes font-elles mieux que ce premier opus?

Glace ou sorbet?

Dans l’attente des films 3 et 4, respectivement: Délivrance et Dossier 64, le film de Mikkel Nørgaard narre donc le retour sur un double meurtre de 1994. Faute de preuves et malgré de lourds soupçons sur un groupe de pensionnaires d’un internat, l’affaire est classé. Jusqu’à la réouverture des inspecteurs Carl Morck (toujours aussi jouasse) et Assad, malheureusement plus en retrait dans ce second volet. Faisant vite remonter à la surface une série d’agressions, un coupable bénéficiant d’une clémence surprenante ou les arcanes d’un système judiciaire dont indépendance friable ne fait aucun doute, Profanation tâche de brouiller les pistes et d’égarer son spectateur. Lorgnant de plus en plus vers son grand frère, le chef d’œuvre Millenium dont il partage le même scénariste, Profanation butte malheureusement vite sur une absence de personnalité. Jumelant son propos à la troisième saison de Sherlock alors qu’il se réclame comme rejeton du Seven de Fincher. Le film n’assume malheureusement pas un spectacle et une surprise aussi dense qu’à la vision de Miséricorde. Moins sordide, crépusculaire et surtout suffocant, le film manque franchement de nouveautés pour ne pas être comparé au premier. Pour preuve, impossible de ne pas songer au final de Millenium lors de la dernière bobine.

Liaison fatale

Alors que la direction d’acteurs est très efficace (les deux jeunes amants sont formidables et la destruction qui en découle sacrément convaincante), le film balance un spectateur entre deux époques avec trop de précipitation. Le film aurait ainsi gagné à poser ses valises dans ce pensionnat pour nous faire ressentir la terreur. Une tension palpable que l’on avait ressenti à la vision de Magdalene Sisters par exemple. Second écueil, le fait d‘identifier les coupables frontalement empêche alors le cinéphile de s’abandonner dans les méandres des supputations propres au thriller. Ce manque d’écriture (pourquoi ne pas avoir développer le personnage de l’avocat?) s’attache donc trop à l’intrigue ou aux personnages en oubliant le quotidien. Nous parlions de Seven un peu plus haut. Le mimétisme de la scène où Freeman reçoit des informations sur les emprunts bibliothécaires est à ce propos troublant. Dans le bijou de Fincher, cette scène emmène le spectateur a réfléchir, à découvrir certains secrets d’une enquête de police et tout simplement les flics à trouver une planque! Ici, le réalisateur galvaude sans s’en rendre compte ces habitudes nécessaires pour jongler entre les ambiances. La scène du haut-parleur se suffit d’ailleurs d’elle même.

Ainsi donc, alors que le matériau de base permettait une réinvention de la saga (le film tient d’ailleurs cette fois plus d’un épisode de série ), en brouillant les repères spatiaux-temporels (pensionnat, partie de chasse, animaux sauvages, commissariat ou des époques distantes de deux décennies), vous ne vous retrouverez malheureusement jamais sans repères. Ni effrayant par sa mise en scène (soignée mais moins inventive), ni dense dans son écriture (le personnage de la femme du milliardaire est sous exploitée, idem pour la secrétaire très drôle), Profanation rate le coche en ne prenant aucun risque. Malgré un magnat avec une bonne tête de connard, un inspecteur toujours plus autodestructeur et une mise en scène élégante, cette seconde enquête ne dépasse pas le statut du bon thriller vite oublié. On croise les doigts pour les deux suivants car il y a à l’évidence beaucoup de talent devant et derrière la caméra.

Image : 4/6

Son: 3/6

Interactivité: 3/6

Liste des bonus:

« Analyse d’une histoire d’amour »: rencontre avec Mikkel Norgaard et Fares Fares à Beaune (20’)
Une intervention rappelant le processus d’écriture des deux films et de sa réalisation entremêlée. Les intervenants évoquent également le succès considérable du premier, étouffant grâce à une claustrophobie palpable. Les anecdotes ne sont pas inoubliables mais l’on tire notre chapeau à une réalisation vraiment solide.


Making of (2
5’)
Un making of de 25 minutes entre courses aux supermarchés, retrouvailles, remises de prix et autres auto-congratulations entre acteurs. Rien à voir avec un module inspiré et instructif.


Bande
s-annonces
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