Poster un commentaire

Ex Machina

Ex-Machina-affiche

Genre : Science Fiction – Thriller

Réalisateur : Alex Garland

Acteurs : Domnhall Gleeson, Alicia Vikander, Oscar Isaac
Durée : 1h48 min

Image : 2.35 / HD 1080p AVC / 16/9

Son : DTS-HD MASTER AUDIO 5.1 ANGLAIS / DTS 5.1 FRANCAIS
S-T :
Français / Anglais SDH

Éditeur/distrib. : UNIVERSAL
Date de sortie :
06/10/2015

Site officiel : http://exmachina-movie.com/

Film : 3.5/6
Technique :
4/6

Interactivité : 2/6

Synopsis : À 26 ans, Caleb est un des plus brillants codeurs que compte BlueBook, plus important moteur de recherche Internet au monde. À ce titre, il remporte un séjour d’une semaine dans la résidence du grand patron à la montagne. Mais quand Caleb arrive dans la demeure isolée, il découvre qu’il va devoir participer à une expérience troublante : interagir avec le représentant d’une nouvelle intelligence artificielle apparaissant sous les traits d’une très jolie femme robot prénommée Ava.

 MAISON TEMOIN

Sur le papier, c’est alléchant. Le récemment porté au panthéon Oscar Isaac (A Most violent year, Inside Llewyn Davis), des enjeux prometteurs comme le dieu issu de la machine, un thème à surpasser après les décevants I, Robot ou L’Ère d’Ultron, le scénariste du sublime 28 jours plus tard… Tous les ingrédients sont réunis pour faire d’Ex Machina une date dans l’histoire du cinéma d’anticipation. Ajoutez la partition très convaincante du fils du grand Brendan Gleeson : Domnhall ou l’extraordinaire décor des forêts norvégiennes et de l’incroyable Hotel Juvet, force est de constater qu’adoubé par la critique, le film donne franchement la bave aux lèvres. Narrant la rencontre d’un triangle amoureux faussement complexe, le film suit le destin de Nathan, big boss d’une entreprise pompée sur Google (sorte de génie du codage mégalo et accessoirement bodybuilder) et de Caleb, jeune premier de l’entreprise venue tester la théorie de Turing sur la nouvelle intelligence artificielle créé par la firme BlueBook. Sous les traits d’une créature biomécanique séduisante et intrigante, l’on tâche alors de s’investir dans un huis clos malheureusement sans surprises ni climax. Prévisible à l’excès, agaçant car jonglant avec des thématiques qu’il ne maitrise pas (et évoqué avec plus de finesse dans d’autres métrages comme le premier Matrix ou Fondation d’Asimov), le film de Garland ne supporte pas la comparaison avec ses ambitions et pêche par son design excessif.

 LE KUBRICK DU PAUVRE

 Visuellement superbe mais beaucoup trop prétentieux, il faut tout de même lui reconnaitre une vraie élégance et un soin évident. Les effets spéciaux de la team Double Négative, responsables de la monumentale claque Interstellar sont inattaquables. Précise, froide et chirurgicale, la mise en scène est malheureusement trop maniérée. Citant avec excès le Kubrick de Shining, 2001 L’Odyssée de l’espace ou Eyes Wide Shut, Garland se prends évidemment les pieds dans le tapis. Pas forcément par vanité mais par manque de retenue. Le score du film est par contre lui parfait, jouant un rôle prépondérant quant à l’implication du spectateur et à la réception de l’intrigue. Curieux, on comprend mieux quand on cherche qui est derrière ce bijou lorgnant du côté du Mogwai des Revenants : Ben Salisbury et Geoff Barrow de Portishead. Un sans faute. Ainsi, malgré une réalisation soignée, une bande son enivrante et des interprètes convaincants, pourquoi donc ne pas s’abandonner au récit visionnaire et à ses divagations technologiques ? Tout simplement parce que le propos même du film transparait dans son illustration. On recherche un supplément d’âme, ces 21 grammes comme dernier soupir, une gifle, un climax.. Étapes par étapes, Garland nous emmène donc là ou on l’attend sans jamais un sourire en coin, une malice dissimulé. Arrivée au bunker, découverte des lieux, réception des motivations, rencontre avec l’androïde, naissance d’une relation ambigüe, mise en abyme de l’intelligence artificielle, retournement contre ses créateurs… Tout, tout se dessine au bout du premier quart d’heure et éclipse alors tous les efforts plastiques du réalisateur. La faute a une distanciation malheureuse mais inévitable.

Au lieu de dépasser le propos de ses illustres prédécesseurs en explorant des contrées inconnues (surtout à notre époque ou la technologie devient le nerf de notre civilisation), un décor et une bande son hypnotisants, Ex Machina se noie par un manque d’ampleur flagrant, des enjeux mal exploités ou une fin ouverte prévisible et peu crédible. On retiendra donc le travail évident en amont tout en regrettant de louper le coche à cause d’un réel manque d’ambition sur l’écriture des thématiques de l’esclavage ou de l’évolution la sexualité humaine.

Image : 5/6

Son : 3/6

Interactivité : 2/6

Liste des bonus : d’inintéressantes featurettes
Le scénario (2‘), Les acteurs (3’), la création (3’), la création d’Ava(3’), le test de Turing (2’)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :