Poster un commentaire

Tu ne tueras point

1.jpg

Hacksaw Ridge – USA – 2016

Genre : guerre, drame

Réalisateur : Mel Gibson

Acteurs : Andrew Garfield, Vince Vaughn, Teresa Palmer
Musique: Rupert Gregson-Williams
Durée: 2h11min

Editeur/distrib. : Metropolitan Filmexport
Date de sortie : 09/11/2016

Site officiel: info@metropolitan-films.com

Synopsis :Quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté, Desmond, un jeune américain, s’est retrouvé confronté à un dilemme : comme n’importe lequel de ses compatriotes, il voulait servir son pays, mais la violence était incompatible avec ses croyances et ses principes moraux. Il s’opposait ne serait-ce qu’à tenir une arme et refusait d’autant plus de tuer. Il s’engagea tout de même dans l’infanterie comme médecin. Son refus d’infléchir ses convictions lui valut d’être rudement mené par ses camarades et sa hiérarchie, mais c’est armé de sa seule foi qu’il est entré dans l’enfer de la guerre pour en devenir l’un des plus grands héros. Lors de la bataille d’Okinawa sur l’imprenable falaise de Maeda, il a réussi à sauver des dizaines de vies seul sous le feu de l’ennemi, ramenant en sureté, du champ de bataille, un à un les soldats blessés.

A WORKING WAR HERO

Dix ans. Dix interminables années que l’on attendait le retour derrière la caméra de Mel Gibson après le chef d’œuvre trop souvent oublié Apocalypto. Incroyablement riche tant il offre des visionnages quasi-illimités, le nouveau bijou en date du controversé réalisateur de La Passion du christ et Braveheart rappelle à la concurrence à quel point l’acteur-réalisateur maîtrise son sujet lorsqu’il offre au monde le fruit de ses années de labeur. 15 années de préparations, de négociations juridiques, de reports, le choix d’un nouveau compositeur après la dramatique disparition de James Horner en 2015 et surtout le poids d’une lourde responsabilité de porter à l’écran l’histoire incroyable du héros… Desmond Doss, premier objecteur de conscience américain à recevoir la médaille d’honneur, plus haute distinction militaire. Imaginez l’altruisme d’un homme à son paroxysme, seul, sur le champs de bataille de la crête d’Hackswaw, au milieu des bombes, des morts, des amputés, des agonisants, des ennemis ou de ses frères tombés au combat cherchant une nuit durant une âme supplémentaire à sauver avec pour seule arme: ses prières… «Un de plus» devenant le leitmotiv du climax… Vous serez alors encore loin du compte quant à la baffe monumentale ressentie à la vision de Tu ne tueras point, un film qui fait déjà l’unanimité, notamment depuis sa standing ovation de 10 minutes lors de sa présentation à la dernière Mostra de Venise

QUAND L’HEURE DE LA RETRAITE SONNE

Nul doute que Nolan saura lui aussi gifler la planète cinéma lors de son futur Dunkirk mais notre Martin Riggs offre aujourd’hui la plus hallucinante séquence de guerre filmée depuis «Il Faut sauver le soldat Ryan», tout simplement. Virtuose et inspiré, Gibson jette en effets au yeux du monde une scène d’affrontement interminable de plus de 15 minutes qui laisse le spectateur le souffle court et la respiration haletante. Magnifié par l’utilisation judicieuse des «boites à bombes», les impacts de balles et les souffles d’explosions nous jamais été aussi douloureux. Porté par un Andrew Garfield hypnotique a qui Gibson offre le rôle de sa vie (mais bon sang quel acteur!) ou la sublime Teresa Palmer qui semble toute droit sortie d’une pub de lessive des années 50 ainsi que certains seconds rôles sous-exploité (Sam Worthington en tête), le film livre ici non seulement une lourde leçon d’humilité et de redéfinition du mot sacrifice mais se sert de sa mise en scène enivrante pour juxtaposer les niveaux de lecture. Parfois balourd ( le brancard qui s’élève vers les cieux, le manichéisme de la peinture du conflit) mais toujours sincère et éprouvant, le propos de Gibson semble gagner en maturité. On sacrifie(sic) cette fois le martyre et la souffrance physique à la réflexion religieuse et la recherche de l’accomplissement. Enfin.

Si l’on peut, sans jouer les rabats-joie, regretter le surprenant découpage du film en deux parties et son manque d’inspiration: une moitié Full Metal Jacket (entraînement + affrontement et un Vince Vaughn qui surjoue les sergents instructeurs Hartman) et une moitié «la guerre selon Spielberg», impossible de nier le panard stratosphérique que vous prendrez le 9 novembre 2016 prochain. Ému aux larmes, nul doute que ce n’est qu’un bien piètre présent pour ce gigantesque destin mais Mel Gibson peut-être rassuré, son hommage fait l’effet d’une balle de sniper en plein cœur. Peut-être le film de l’année.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :