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DEATH RACE 2050

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La Course à la mort de l’an 2050 (Death Race 3000)

Roger Corman’s Death Race 2050 – USA – 2016

Genre : Action / Science-Fiction / Comédie

Réalisateur : G.J Echternkamp, Matt Yamashita

Acteurs : Manu Bennett, Malcolm McDowell, Marci Miller, Burt Grinstead, Folake Olowofoyeku Durée : 89 minutes

Image : 1.78:1

Son : Japonais (DTS 5.1), Italien (DTS 5.1), Allemand (DTS 5.1), Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS 5.1), Espagnol (DTS 5.1)

S-T : Allemand, Arabe, Japonais, Italien, Français, Suédois, Finnois, Danois, Portugais, Hindi, Norvégien, Néerlandais, Espagnol, Islandais

Éditeur/distrib. : Universal Pictures Date de sortie : 01 02 2017

Site officiel:

Film : 3/6 Technique : 3/6

Interactivité 3/6

Synopsis : Dans un futur proche, l’Amérique est contrôlée par un conglomérat d’entreprises tout-puissant. L’évènement majeur de l’année est une course de voitures où tous les coups sont permis ! Le champion en titre est un demi-homme, à la fois humain et machine répondant au nom de Frankenstein. Mais ce qu’il ne sait pas, c’est que cette fois son co-pilote est un espion rebelle qui souhaite renverser le pouvoir…

LES ÉVADÉS DE L’AN 2050

Suite du culte pour tous les bisseux La course à la mort de l’an 2000, (sorti en 1975 avec le débutant Sly), ce nouveau méfait du pape de la série Z ne déroge pas à la règle avec un ovni embarrassant et fun.

Complètement fauché, mais assumé (à l’inverse du remake de Paul W. Anderson : la série des Résident Evil ET Event Horizon, allez comprendre), le film est un véritable délire sous acide entre cinéphiles consentants. Repompant sans vergogne les succès des 10 dernières années (Hunger Games et Mad Max Fury Road en tête), le métrage serait plutôt à ranger entre une soirée Sharknado ou un fond visuel pour concept store branché. Impossible de le nier, le film est mauvais. Très mal interprété (le Tom Hardy du pauvre, la journaliste, la bombe sexuelle…), peu inspiré malgré quelques trouvailles visuelles sympathiques (le meurtre de K2000), ce Carmageddon like ne pourra satisfaire que les véritables amoureux du cinéma corrosif et sincère. Inutile de chercher un quelconque intérêt cinématographique, le film transpire le déjà vu. Plans saccadés accélérés, fonds verts, personnages surjoués, tout, absolument tout ressemble au manuel d’erreurs à ne pas reproduire pour les apprentis cinéastes. Pour autant, pour peu que vous mettiez votre matière grise en veille, que vous appeliez quelques amis à vous retrouver accompagnés de quelques bières et de pizza, nul doute que vous passerez une très belle soirée. Nécessitant un état éthylique avancé pour apprécier son côté décalé et risible, La couse à la mort de l’an 2050 fait du bien par sa sincérité et son dévouement. Pas besoin de s’embarrasser avec des lignes de scripts, le but est simple: inutile d’arriver en tête, l’important est de faire le plus de victimes sur la route.A l’image de l’extraordinaire série animée d’Hannah Barbera Les Fous du volant, la pellicule doit donc se recevoir comme un pause naïve et distrayante.

SPEED RACER… MAIS AVEC UN CRICK

Sexy, gore, rentre-dedans, hallucinogène ou caustique, le film de G. J. Echterkamp redouble d’efforts pour maintenir un peu d’intérêt. Critique virulente pour les anti-libéraux, les capitalistes, les cyniques ou le système de surveillance civile américain (patriote paraît-il…), tout le monde en prends pour son grade. Ainsi, si vous savez a quoi vous attendre, que le pédantisme ne fait pas partie de votre vocabulaire et que Pierre Niney vous donne des envies de meurtres, vous devriez passer un bon moment. Amoureux de Mad Movies, voilà une nouvelle raison de défendre le cinéma fauché et qui traîne ses traces de pneus (ça tombe bien) hors des sentiers battus. Symptôme d’une Amérique dirigée pour encore quelques temps (hors réveil) par un président complètement à côté de ses pompes, le film ressemble a l’Amérique. Aussi génial que critiquable, fascinant que schizophrène. Navet bienvenu offrant même la confirmation que Malcolm McDowell est désormais complètement hasbeen et doté de tagline particulièrement rafraîchissantes (« Je veux pas mourir sans être bourré »), la suite du film de Paul Bartel devrait donc ravir les amoureux de Nanarland, de ninjas et de jolis fessiers. A l’image du merveilleux Running Man, Death Race 3000 enfonce des portes ouvertes (la victoire ou la mort pour le bonheur des téléspectateurs) mais s’adressant frontalement à son spectateur (même dans sa forme), impossible de lui en vouloir, on se contente de se marrer devant la coupe du président.

Parsèment son délire pelliculé par quelques moments de discours sur l’avenir du monde et sa folie (il cite même Blaise Pascal!!), force est de constater que ces réflexions sont drôlement inoffensives. Plus proche des Dessous des cartes pour les nuls que d’une analyse géopolitique, ne cherchez pas midi à 14 heures pour ce produit 100 % Corman. Des jolies gonzesses, des bagnoles en carton customisés, des crachats au visage de cet abruti de Donald Trump, rien a ajouter, à plus de 90 ans, l’icône du bis a toujours le feu sacré et nous offre ici un navet stratosphérique arrivé 30 ans trop tard mais particulièrement attachant.

Image : Le transfert est précis mais gare aux fonds verts et aux CGI particulièrement embarrassants.

Son : Le doby digital 5.1 fait le travail et le doublage français est satisfaisant. mais la version originale donne plus d’ampleur au multicanal.

Interactivité : Le très court making-of d’une dizaine de minutes intéresse pour l’intervention de Roger Corman. Le plaisir de l’équipe qui se marre à chaque plan confirme que c’est un travail d’équipe avançant dans un but commun. Les scènes coupées elles portent bien leur nom et la légitimité de leur suppression ne fait aucun doute. Le look de 2050 s’attarde durant quelques minutes sur les costumes du film. Inoffensif donc. Voiture à gogo met l’accent sur l’ingéniosité de l’équipe pour transformer les bolides. Tour d’horizon des voitures présente les 5 voitures par leur pilotes et se suit sans déplaisir grâce à l’humour de ces derniers.

Liste des bonus :
Making of
Le look de 2050
Tour d’horizon des voitures
Voiture à gogo
Scènes coupées

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