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SNIPER GHOST WARRIOR 3

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Sniper: Ghost Warrior 3 raconte une histoire de fraternité, de foi et de trahison dans un pays en proie à une sanglante guerre civile. Les joueurs incarneront un sniper américain, Jonathan North, infiltré au nord de la Géorgie, non loin de la frontière russe. Il a une mission officielle, et une mission personnelle : retrouver son frère. Explorez de larges cartes en monde ouvert, avec une météo dynamique et un cycle jour-nuit qui ont une influence tangible sur le jeu et sur vos choix. Personnalisez vos armes, vos accessoires, vos véhicules et votre drone, et utilisez les trois piliers du jeu à votre convenance : soyez un Sniper, un Ghost et un Warrior.

Genre : FPS / Aventure – Action – Guerre

Musique : Tomek Andrzejewski

Développeur : CI GAMES

Durée : moyenne ( 10 – 15 heures)

Langue : Anglais et Français

Date de sortie : PC, PS4 et Xbox One le 25 avril 2017

Moteur: CryEngine

Mode Solo et Multijoueur

JEU: 3

TECHNIQUE: 2/6

Troisième opus d’une franchise pas franchement sexy (écoulée tout de même à plus de 5 millions d’exemplaires) et dont les première séquence de gameplay furent dévoilées lors de l’E3 2015, Sniper GW3 s’offre un virage à 180 degrés et lorgne visiblement vers le cador du genre: Far Cry 3. Monde «ouvert» en vue FPS, jungles luxuriantes, plans d’eau, l’espionne Raquel et ses énormes nichons («Les gars, qui a poussé le bouton de modélisation en mode Lara Croft?») ou bases militaires saupoudrées de mercenaires surarmés en sus.. SGW3 est un pot pourri, sans jeu de mots, plus ou moins hasardeux jonglant avec le pur jeu de tir (nous en reparlerons), l’infiltration (désolé pour tous les aficionados de Sam Fisher ou d’Hitman car nous ne jouons ici pas dans la même cour) ou la découverte. Un jeu prometteur ou tout du moins ambitieux. Verdict.

DANS LA LIGNE DE MIRE. OU PRESQUE…

Sniper Elite dans le viseur (…), le patronyme du jeu annonce d’emblée la couleur. Proposer à son joueur un équilibre plus ou moins forcé entre infiltration, le tir à longue distance ou le gros bourrin. Découpé en 3 zones (qui soyons honnêtes, si ce n’est la neige, se ressemble beaucoup trop et égratignent les rétines), le jeu propose un monde ouvert qu’on l’on souhaitait riche en découvertes, en vie, en dangereuses rencontres ou en récompenses durement gagnées. Malheureusement, force est de constater qu’après avoir joué à Far Cry 3 ou The Witcher 3, le titre se fait littéralement explosé. Clipping omniprésent, texture de végétation en 2D ancienne génération, visage indigne d’une PS4 et quasiment aucune vie animale, c’est vide. Terriblement vide et monotone…

Bien que le passage en mode ouvert soit plutôt réussi eu égard à l’ambiance unique de l’Europe de l’est, à des méchants plutôt attachants (mais toujours aussi con car en guerre depuis… depuis toujours en fait) et a un pan de notre histoire contemporaine passionnant mais trop rarement traité, le titre souffre de coquilles incompréhensibles. Deux véhicules durant l’aventure principale (la conduite est un enfer), un doublage du personnage principale catastrophique ou un jeu beaucoup trop facile en mode normal (n’oubliez pas de retirer les aides et augmenter le niveau de difficulté) sont autant de frein à un plaisir total dommageable pour un titre qui se veut pourtant plus plaisant que ses prédécesseurs. Pas un exploit en soi diront les mauvaises langues.

DES CLINS D’YEUX DANS LE VISEUR

Gendarme du monde, Marines, John North (biceps large comme un tronc d’arbre et q.i d’huître) recherche son frère (lui aussi soldat d’élite, ça tombe bien) en pays hostile, au nord-est de la Géorgie calmant à coups de 7,62mm les velléités de groupes séparatistes. C’est ainsi qu’on alterne a envie entre sauvetage de civils, mission principale ou assassinat de chefs mafieux. Un alternance bienvenue mais bien restreinte pour un monde ouvert. Au rythme de quelques morceaux folkloriques (notamment du hip hop et la chanson de menu), le jeu ne joue clairement pas dans la cour des AAA mais souffle un vent nouveau transpirant l’implication et la sueur. Les équipes de CI Games sont visiblement bourrés de bonne volonté et souhaite que le voyage «libre» au milieu des villages traditionnels soit une belle aventure. Malgré un scénario digne d’une série B en DTV aussi attendrissant qu’un nanar qui s’ignore, quelques sourires après un tir lointain (396 mètres pour votre serviteur) ou un nouveau flingue débloqué, le jeu ne devient jamais haletant car prévisible et manquant dramatiquement d’originalité. Trop souvent pris par la main (même pour les items à découvrir ou les objectifs annexes) et emmené par une oreillette omniprésente, on aurait apprécié plus de découvertes et d’errances récompensées. Jetez par exemple un œil dans les magnifiques grottes des montagnes enneigées pour un jolie balade et une escalade salvatrice…

Malgré donc toutes ses tares, impossible de ne pas ressentir une certaine tendresse à la fin de l’aventure (une dizaine d’heure en ligne droite). Un peu comme devant un Roger Corman fauché (tous donc) ou les multiples niveaux de lectures et le second degré de Zero Dark Thirty de la mère Bigelow (sarcasme inside) mais qui fait passer un bon moment. Car oui tout n’est pas noir dans ce Sniper Ghost Warror 3! Le sound design des armes et leur recul sont très réalistes, les dialogues entre les hommes de mains souvent réjouissants, la killcam (loin d’un Sniper Elite) plutôt sympa pour se la raconter en assassin impitoyable et la gestion du drone de reconnaissance très ingénieuse. Libre donc au joueur de régler sa lunette, retenir sa respiration et se lancer ses propres séries de meurtres ou de foncer dans le tas, couteau de Rambo entre les dents et pompe à canon scié dans les mains. Force est toutefois de constater que le jeu récompense la discrétion (notamment par la possibilité d’interroger le garde surpris et obtenir des informations de localisations) et la préparation afin d’améliorer la trentaine d’items de compétences: résistance, vie, inventaire ou équipement a la durée de vie variable.

UNE BALLE DANS LA TÈTE

Nous ne saurions ainsi que trop vous conseiller d’explorer au maximum toutes les possibilités du titre et de récupérer le maximum d’argent, de pièces métalliques et d’xp par le biais de missions annexes. Déguisement, piratage déblocage de nouvelles armes, récupération des balles explosives ou de la caméra thermique… II est ainsi possible de passer à travers les deux tiers du jeu en fonçant tout droit. En effet, même après avoir terminé l’aventure principale, on comptait encore une quinzaine de missions annexes, des biographies à parcourir (celles des armes et de leurs propriétaires sont savoureuses) et encore plus de fusils de précision, pistolets, revoler et même arc à débloquer! On salue donc un titre où le jeu du chat et de la souris est maîtrisé, dans lequel les sensations de tirs sont enivrantes malgré une redondance certaine dans les pnj, les environnements, missions ou une réalisation vraiment limite

Transpirant la bonne volonté et l’implication, le jeu ne parvient malheureusement pas à faire oublier les cadors du genre. Manquant d’ampleur dans sa réalisation, notamment les cinématiques, et bourré de bugs: Sniper GW3 aurait gagné à retarder sa sortie de quelques moins afin de peaufiner ses visages, ses collisions et à peupler ses environnements. En l’état on attendra les nombreux patchs et bien qu’il vous soit déconseillé pour l’instant de payer le prix fort, impossible de nier que ce sera un parfait achat d’occasion pour une quinzaine d’euros pour un week-end de détente à la recherche de précision criminelle. Un titre anecdotique mais attachant qui trouvera peut-être une nouveau souffle grâce a de nouvelles cartes disponibles en multi et ses missions, véhicules et armes exclusives via le season pass. Allez, on croise les doigts pour un quatrième épisode fignolé et au scénario réservant quelques surprises

LA TECHNIQUE Tout simplement ce qui retire une étoile au soft. Installation du soft d’une dizaine d’heures, temps de chargement interminables, clipping omniprésents, framerate a la ramasse, pnj traversant les murs et véhicules ou textures indigne d’une nouvelle génération… La qualité technique du soft est malheureusement son GROS point noir. Le jeu a d’ailleurs planté une bonne dizaine de fois, obligeant à recommencer une mission du début… Voilà qui en agacera plus d’un.

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