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Aftermath

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Aftermath – USA – 2017

Genre : Drame
Réalisateur : Elliott Lester
Acteurs : Arnold Schwarzenegger, Maggie Grace, Scoot McNairy, Kevin Zegers, Glenn Morshower, Hannah Ware, Mariana Klaveno…
Musique : Mark D. Todd
Durée : 94 min
Image : 2,35 : 1 – HD 1920 x 1080p – 16/9
Son : VF et VO DTS-HD Master Audio 5.1
S-T : français, anglais

Editeur/distrib. : Metropolitan FilmExport
Date de sortie : 18 juillet 2017
Site officiel : http://lionsgatepremiere.com/aftermath-the-movie

Film : 3/6
Technique : 4/6
Interactivité : 1/6

Synopsis : Le 21 juillet 2002, deux avions entrent en collision dans les airs. Une conjonction d’événements et de négligences ont abouti au drame, mais un contrôleur aérien est vu par le conjoint d’une victime comme le seul responsable…

Le dernier rempart, Evasion… Autant de séries B jouissives prouvant que notre Terminator adoré s’emploie depuis quelques années à multiplier les rôles propres à lui offrir matière à s’épanouir. Quid donc de ce Aftermath dont la lecture du synopsis souffle pourtant le tiède, dès l’entame.

Aftermath : le Copland du pauvre ?

A l’image du sympathique Maggie (surtout grâce à son script) : les rôles récents de l’ancien roi des barbares (a crontrario d’un Sly qui pète toujours le feu à 71 ans !) prouvent que le wagon des constats pragmatiques est désormais en gare. Malgré en effet un Sabotage bien bourrin (et bien bas du front aussi) et quelques fulgurances de ci de là, le chêne autrichien ne cache plus l’âge de ses artères et oscille entre réussites second degré et fadaises embarrassantes. Pas de sortie en salles cette fois donc… Malgré tout l’amour assumé que la génération 80-90’s porte à la mégastar de ces décennies bénies (Last Action Hero, Predator, Terminator, True Lies, Conan…), force est de constater que la fin de carrière est-elle plutôt poussive. En 2011, il quitte son poste de gouverneur et peine alors à retrouver un second souffle. Après les réussites citées en début d’article (notamment l’hilarant et décomplexé Dernier Rempart), les déceptions critiques que furent Terminator Genesys ou Sabotage  précipitent droit devant M Univers dans les abimes des productions fauchées, rejoignant ainsi les Travolta ou De Niro. Et malheureusement, Aftermath ne viendra pas contredire cette impression… Prenant le pari très risqué de suivre deux très bonnes pellicules à la thématique analogue (l’erreur humaine et les drames aéronautiques) que furent Flight et Sully, le metteur en scène n’a pas réussi à sortir Schwarzy de sa torpeur. Ses expressions et sa capacité d’acteur sont malheureusement loin d’égaler celles de Tom Hanks ou Denzel Washington et l’histoire pauvre et fade qui parcourt le film peine à soutenir le moindre intérêt. Vigilante en mode gériatrie, on est loin, très loin d’un abandon aux démons d’un Death Sentence par exemple.

A l’aube de la justice

C’est ainsi frustré par un script lambda et un film qu’on aurait aimé adorer que l’on suit cette aventure avec énormément de distance. Prévisible au possible, on imagine sans mal le déroulement exact des 90 minutes en à peine quelques scènes. Exposition, drame, désespoir, vengeance. N’en jetez plus, tout ça sent effectivement le réchauffé à plein nez. Si ce n’est donc la très bonne prestation de Scoot McNairy, le reste des impératifs du film « portrait et désespoir » manquent à l’appel. Maggie Grace continue, de manière incompréhensible, à faire des films (mais c’est là sa meilleure partition !), Arnold aimerait faire son Copland sans jamais y parvenir et les strates temporelles découpées sans raison apparentes ressemblent plus à un artifice qu’à une idée de génie. On pourra toutefois, malgré l’aspect mineur de la réalisation : saluer une économie de moyen bienvenue permettant de suivre cette aventure comme un documentaire, à la fois empathique et didactique. Pas de surcharges larmoyantes, de plongées de caméra exaspérantes, de pathos malvenu : la sobriété du film est sans doute sa plus grande force. Sans être désagréable, l’expérience est ainsi simplement convenue et vite oubliée.

A la lecture des trois lignes de synopsis, vous en saurez donc suffisamment sur  la moitié du film et pour peu que vous trainiez vos guêtres dans les salles obscures, gageons que vous n’aurez pas de mal à envisager la suite d’une histoire qui se focalise sur un père à la recherche de la vérité. Tiré d’une histoire vraie pourtant bouleversante et malgré la caution Aronofsky, on ne saura que vous conseiller, dans un registre similaire, de vous plonger dans l’excellent Traque à Boston. On regrettera même que le film ne se soit pas plutôt attardé sur Jacob, le tour-opérateur responsable de la collision entre deux avions. Noyé sous une culpabilité dévorante, sa vie de famille scarifiée eut peut-être été un angle plus judicieux…

On retiendra enfin quelques scènes marquantes : les quelques secondes de désespoir du contrôleur aérien lorsqu’il réalise le drame (visiblement, dans la réalité, ce dernier était insupportable de suffisance), la confrontation en fin de métrage ou l’incroyable séquence d’errance en forêt. Un film mineur et aux nombreux défauts mais à la sincérité évidente.

Liste des bonus : bande annonces, featurette. Mini-making of d’à peine 7 minutes, c’est peu de dire que le bluray d’Aftermath est  chiche en suppléments. On y évoque rapidement le script de Javier Gullon (scénariste d’Agnosia et d’Enemy de Denis Villeneuve).

Image : 4/6. Une jolie photo signée Pieter Vermeer (Lost River) dont le piqué rend hommage aux paysages enneigés et à la tombée de la nuit.

Son : 3/6 Une ampleur somme toute basique mais des basses bien profondes.

 

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